
|
|
| |
| Auteur | Message |
|---|
Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Bienvenue sur Atlantis Lun 12 Sep 2005 - 9:50 | |
| Titre : Bienvenue sur Atlantis Genre : aventure, romance Situation : HS Auteur : Zoubi Personnages : Toute l'équipe d'Atlantis Résumé : L'arrivée d'un nouveau personnage sème le désordre sur la base Atlantis Commentaires : http://stargatefanfiction.forumactif.com/viewtopic.forum?p=12126#12126Episode un : Un nouveau départPartie 1/6. *SG-C, salle de briefing. Jack O’Neill, le nouveau général, contemplait cinq personnes assises en face de lui. La nouvelle équipe, SG-16… Cinq « bleus » totalement affolés par la perspective de traverser la Porte. Alors qu’il ouvrait la bouche pour leur dispenser quelques encouragements, la sirène d’alarme retentit. -Activation non programmée de la Porte des Etoiles ! Jack poussa un soupir et se prépara mentalement à affronter les habituelles rodomontades de Baal ou Dieu savait qui d’autre. Il congédia ses recrues qui blêmissaient de seconde en seconde et se dirigea vers la Salle de contrôle. -Un code, sergent ? -Aucun, monsieur. -Pourquoi n’avez-vous pas fermé l’iris, dans ce cas ? -Il refuse de se fermer, Monsieur ! -Ah, c’est malin, vous me l’avez cassé ! (Puis, voyant la tête du sergent Davis ) -Je plaisante, sergent. Ca s’est déjà produit avant, c’est sans doute un Asgard qui veut venir tailler la causette… Et Thor traversa la Porte des Etoiles. Avec un clin d’œil complice au sergent Davis, Jack alla rejoindre son invité. -Qu’est-ce qui vous arrive, Thor ? Si c’est Carter que vous voulez voir, elle est en mission avec SG-1. (Une pause) Ca me fait tout bizarre de dire ça. -En fait c’est à vous que je souhaite parler, O’Neill. -Ah bon ? Ah bah alors on va dans mon bureau. Vous allez voir, il est chouette. Puis, une fois installé dans son fauteuil : -Alors, qu’est-ce qui vous arrive ? -Notre planète a été détruite par les Réplicateurs. - … ? -Nous partons nous installer dans une autre galaxie. -Ah ? -Nous avons choisi la galaxie Pégase… -Ah ! -Nous savons que votre base là-bas est coupée du SG-C, souhaitez-vous que j’y amène des personnes que vous jugiez indispensables au bon déroulement de la mission que vous avez ordonnée là-bas, ou du matériel, ou bien des vivres ? -… ! -O’Neill ? -Merci beaucoup de votre offre, Thor. En effet, j’aimerais bien y envoyer quelques personnes… -Je reviendrai dans deux de vos jours avec mon vaisseau. -Merci. Merci beaucoup ! *Boston. Une petite maison de banlieue, sept heures du matin. La sonnette de la porte d’entrée résonna, stridente, dans la maison endormie. Baillant à s’en décrocher la mâchoire, une jeune femme ouvrit la porte et découvrit, abasourdie, une troupe de militaires stationnée sur son perron. -Docteur Carter ? -Oui, c’est moi, que me voulez-vous ? -Nous avons ordre de vous emmener, madame. Vous avez droit à une valise contenant vos effets personnels. Vous avez quinze minutes pour vous préparer. -Mais… ! -Au-delà de ce délai, nous nous verrons obligés de vous emmener par la force. La jeune femme rentra en trombe dans sa maison et enfourna pêle-mêle vêtements et ordinateur portable dans une valise. Elle battit le record du monde de la douche la plus courte (savonnage à sec et rinçage en même temps) et se retrouva sur le palier quatorze minutes et cinquante-sept secondes après. Le gradé qui commandait la troupe de gros bras sourit et se présenta : -Colonel Stevens, madame. Veuillez monter dans la voiture. Six heures plus tard, le docteur Carter contemplait le complexe de la montagne Cheyenne. Sur ses genoux, un épais dossier, barré de la mention Top Secret, avait requis toute son attention pendant le trajet. Elle se tourna vers le colonel, assis à ses côtés : -C’est une blague ? -Non, madame. Le général O’Neill va vous expliquer ce que nous attendons de vous. Sans dire un mot de plus, il descendit de la voiture et la mena vers un ascenseur. A sa sortie, la jeune femme fut conduite à travers un labyrinthe de couloirs jusqu’à une salle qui semblait servir de salle de réunion, dans laquelle attendait une personne qu’elle connaissait bien mais qu’elle n’avait pas vue depuis des années. -Sam ?!! -Rachel ! Je suis si contente de te voir ! Et le lieutenant-colonel Carter serra sa jeune sœur dans ses bras. Rachel bombarda son aînée de questions pendant une demi-heure. Puis, la porte s’ouvrit et le général O’Neill entra. Sam salua. -Mon général… -Carter. Qu’est-ce que je vous avais dit, déjà ? -De ne pas vous saluer, mon général. -Alors ? -Ce n’était pas un ordre, mon général. -Eh bien c’en est un, à partir de maintenant ! Rachel sidérée assistait à cet échange de politesses avec des yeux grands comme des soucoupes. Jack sembla s’en apercevoir. -Docteur Carter, je présume ? -Heu, ou, oui. -Votre sœur vous a-t-elle expliqué la raison d votre présence ici ? -Pas tout à fait, mons… monsieur. Je sais juste que vous avez une base dans une autre galaxie (elle dit cette phrase avec l’air du plus grand scepticisme) et que vous souhaitez que je m’y rende. -Donc vous savez pourquoi vous êtes ici ! -Non, monsieur. Je veux dire, pourquoi moi ? Je n’ai aucune compétence scientifique ou guerrière… -Mais êtes médecin par formation mais vous avez aussi un doctorat en ethnologie, non ? -Oui, et alors ? -On a toujours besoin d’un médecin, et il n’y a aucun ethnologue vraiment qualifié sur cette base. Vous partez donc pour Atlantis dans environ (il regarda sa montre) deux minutes et quarante-six secondes. -Par la… la… Porte ? -Non, non ! On a loué un taxi. Rachel le dévisagea comme s’il avait perdu l’esprit. -Thor va vous déposer en passant. -Thor ? -Le Chef Suprême des armées Asgard. Carter, vous ne lui aviez pas laissé un mémo à ce sujet, dans le dossier ? Rachel l’interrompit. -Oh si, j’avais oublié. -Vous avez de quoi stocker des informations ? -J’ai mon ordinateur portable… -Bien. Bon voyage alors ! Samantha Carter sourit. -Courage, petite sœur. Je dirai bonjour à papa de ta part ! Et c’est ainsi que Rachel Carter partit pour Atlantis, à bord d’un taxi Asgard, avec une troupe de scientifiques et une cargaison entière de cheeseburgers et de milk-shakes à la fraise. Edit admin: pour poster un com cliquer ici
Dernière édition par le Ven 5 Mai 2006 - 10:53, édité 5 fois |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 13 Sep 2005 - 13:59 | |
| Partie 2
*Atlantis, salle de la Porte. Elizabeth Weir était éminemment contrariée. La journée avait très mal commencé. Halling l’avait d’abord contactée pour lui apprendre qu’une épidémie avait dévasté les récoltes, le docteur Mc Kay récriminait depuis une demi-heure au sujet des nouveaux ZPM qui ne marchaient pas du tout, « mais alors pas du tout ! », et voilà qu’un troupeau entier de paumés venait de se matérialiser dans la salle d’embarquement. Excédée, elle se dirigea vers les intrus, tandis que Atlantis 1 au grand complet suivait la scène depuis la galerie. Elizabeth s’approcha du groupe massé devant la Porte. -Qui êtes-vous et d’où venez-vous ? Les intrus s’entre-regardèrent sans que personne ne prenne la parole. Finalement, une jeune femme s’avança. -Je suis le docteur Carter, nous sommes envoyés par le général O’Neill pour compléter votre équipe de recherche. Les gens près des containers (elle les désigna du regard) sont des biologistes et des physiciens. Les trois qui sont derrière moi (elle jeta un pouce par-dessus son épaule) sont des médecins. Je suis pour ma part médecin également, même si mon poste ici est celui d’ethnologue. -Cela n’a rien à voir ! -« Docteur » dans « docteur Carter » rapporte à mon doctorat en ethnologie, pas à mes capacités médicales, madame. Vous êtes le docteur Elizabeth Weir ? -Oui. -J’ai un message pour vous de la part du général O’Neill. Elle lui tendit une enveloppe. Elizabeth décacheta le pli et en sortit une feuille de papier recouverte de quelques lignes. « Docteur Weir, « J’ai pris la liberté de vous envoyer ces personnes en profitant de l’offre de Thor qui vous les a amenées. Les Asgard s’installent dans la galaxie Pégase, vous les aurez donc comme voisins. Thor a bien voulu se charger également de deux containers de vivres. Voici la liste des personnes qui vous sont affectées : - James Sigourney, entomologiste (américain) - Catherine Hartmann, exobiologiste, (allemande) - George Harrison, physicien, (américain) - Lucy Carnegie, chimiste, (anglaise) - Mark Davidson, biochimiste, (canadien) - Anna Delalande, astrophysicienne, (française)
-Docteur Marie des Armoises, cardiologue (française) -Docteur Luke Siwey, neurologue (anglais) -Docteur Lily Shelley, psychologue, (américaine)
-Docteur Rachel Carter, ethnologue, (américaine).
Je tiens à vous préciser que le docteur Carter est également médecin, même si je lui ai confié le poste d’ethnologue. Son cas est un peu particulier, elle est la seule du groupe à n’avoir jamais passé une Porte des Etoiles, aussi vous serais-je reconnaissant de bien vouloir la briefer à ce sujet. Cependant, elle est également pilote d’élite, ayant fait partie il y a quelques années du groupe d’études de l’armée au Chili. Les autres personnes du groupe ne devront aller sur le terrain qu’en cas d’absolue nécessité. Cordialement, Jack O’Neill. »
Elizabeth leva les yeux au ciel et poussa un soupir à fendre les pierres. -Bien, je vais vous demander de bien vouloir me suivre ne salle de briefing, on va vous expliquer ce que vous avez à faire et… Rachel l’interrompit. -Nous le savons déjà, docteur Weir. Nos affectations personnelles nous ont été données par le général O’Neill… Nos ordres sont de rejoindre les équipes déjà existantes puis de nous y intégrer par spécialité. Je suis en fait la seule ici à n’avoir aucune personne avec qui travailler. Sur le balcon, Atlantis 1, l’équipe du docteur Sheppard, suivait la scène avec intérêt. Rodney, après avoir expliqué à Teyla ce qu’était une « ethnologue », semblait plongé dans d’étranges conjectures. Aideen Ford lorgnait discrètement l’Athosienne du coin de l’œil, pendant que John observait Elizabeth qui avait l’air prête à exploser. Elle envoya divers messages qui firent apparaître un escadron de civils, qui escortèrent leurs nouveaux collègues vers les bureaux et laboratoires. Seule restait en bas la jeune femme qui avait dit être sans équipe. Soudain Teyla se pencha par-dessus la balustrade et appela Elizabeth : -Docteur Weir ! -Je suis occupée, Teyla. -Docteur Weir, cette femme a-t-elle effectivement pour métier d’étudier les peuples et leurs coutumes ? Ce fut Rachel qui répondit. -En effet. Je suis ici pour répertorier les différents peuples de cette galaxie, leur histoire. (Se tournant vers Elizabeth) -Et aussi servir d’intermédiaire aux Asgards. Teyla réfléchit un instant, puis descendit rejoindre les deux femmes dans la salle désertée, suivie par John qui voulait voir la nouvelle d’un peu plus près. Elle tendit la main à Rachel, qui la prit après une infime hésitation. -Je suis Teyla Emmegan, fille de Tagan, du peuple d’Athosia. Je suis le chef de la colonie Athosienne sur Atlantis. Si vous souhaitez étudier mon peuple et ses coutumes, je serais honorée de vous y aider. Elizabeth dévisagea Teyla comme si elle ne l’avait jamais vue auparavant. Puis elle l’entraîna un peu à l’écart : -Teyla ! Je croyais que le fait d’être étudiés représentait une offense pour les vôtres ? -En effet, si cela est fait par des individus sans scrupules, pour nous cataloguer comme l’on ferait avec un cheptel. Les Wraiths ont fait cela. Mais d’après le docteur Mc Kay, cette femme qui souhaite nous étudier, ne le ferait que pour mieux nous connaître. Selon lui, son rôle serait d’expliquer aux vôtres la façon dont nous pensons et agissons. Et cela serait bon pour nos deux peuples. Une telle personne nous aiderait mutuellement à mieux nous comprendre. -Vous en êtes sûre ? -Je sais juger les gens, docteur Weir. Cette femme est digne de confiance. -Bien. Je la laisse donc entre vos mains. Pendant ce temps, John Sheppard et Rachel étaient seuls au milieu de la pièce. Sentant la tension entre Teyla et Elizabeth, Rachel les désigna du menton en disant : -Je ne comprends pas, c’est quoi son problème ? -(souriant) Le docteur Weir est juste surprise par l’offre de Teyla. Pour les Athosiens, c’est une insulte d’être étudiés. Ils ont tant souffert sous le joug des Wraiths que… -Les quoi ? -Les Wraiths. C’est une race qui a été suffisamment puissante pour chasser les Anciens de la galaxie. Ils nous ont repérés et nous devons sans cesse les repousser. C’est fatiguant à la longue. -Mmm ? (pensive) Il faudra que je fasse une étude sur ces Wraiths… -Je vous y aiderai ! Fit la voix de Teyla derrière elle. Elizabeth prit la parole. -Le mieux pour le moment, c’est que vous restiez avec Teyla. Lorsque Atlantis 1 partira en mission, vous irez aussi. (Sourire sadique) Major Sheppard, vous avez un nouveau membre dans votre équipe ! -(Rachel et Mc Kay, du haut de son balcon, en cœur) QUOI ? Mais Elizabeth se retourna et partit. Abasourdie, Rachel la suivit du regard. Puis Teyla la prit par le bras et lui dit : -Venez, je vais vous montrer où vous installer. John sourit. -Problème résolu ! Bienvenue dans l’équipe, docteur Carter. Et, Mc Kay, soyez un peu enthousiaste, que diable !! -C’est une CARTER ! -Et alors, Mc Kay ? Avant que Rodney ne puisse répondre, une sirène d’alerte retentit dans la cité. La main de Teyla se crispa sur le bras de Rachel qu’elle n’avait pas lâchée. Elle murmura : -Les Wraiths… ils arrivent… La voix du contrôleur d’approche se fit entendre par les haut-parleurs. -Un vaisseau-ruche Wraith en approche !! Le visage de John se ferma. Ford et Mc Kay descendirent du balcon pour rejoindre le groupe. Rachel sentit immédiatement un lien se former avec les gens qui l’entouraient. Weir entra en courant en salle de contrôle et saisit le micro. |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 13 Sep 2005 - 14:50 | |
| Partie 3.
*Atlantis, salle de la Porte. La voix du docteur Weir résonna dans toute la cité comme elle s’adressait à l’ensemble du personnel. -Ici Weir ! La base est attaquée ! Ordre aux Jumpers de décoller pour défendre la cité ! Rassemblement du personnel en salle d’embarquement ! Evacuation vers le site Alpha ! Rachel écoutait tous ces ordres sans comprendre. -Les Jumpers ? Sans répondre, John se tourna vers Teyla. -Teyla, partez avec Ford et le docteur Carter. Je vais prendre un Jumper et Mc Kay un autre. Rodney intervint : -Hé là, hors de question. J’ai peut-être le gène des Anciens, mais je ne sais pas piloter ! John prit l’ai exaspéré et ouvrait la bouche pour engueuler le malheureux scientifique lorsque Rachel intervint. -Corrigez-moi si je me trompe, mais les « Jumpers » sont des chasseurs, non ? Rodney répondit : -Pas exactement, ce sont plus des transports de troupes. Elizabeth hurla dans son micro à s’en déchirer les poumons : -Sheppard ! Mais qu’est-ce que vous attendez !! Sans tenir compte de l’interruption, Rachel murmura : -Ce sont des chasseurs qu’il nous faudrait… Soudain, comme en réponse à sa pensée, une trappe coulissa dans le mur de la salle. Un rail apparut, supportant des lampes, et un chemin s’alluma avant que quiconque ait pu réagir. John, un peu perplexe mais cependant curieux, fit un pas vers la mystérieuse salle lorsque le technicien de contrôle hurla : -Chasseurs Wraith en formation d’attaque !! Un sifflement strident retentit alors que deux escadrilles de chasseurs passaient au ras des vitres, qui explosèrent en mille éclats. Une explosion se produisit dans la verrière supérieure de la salle. Un nuage de débris divers dégringola sur les membres d’Atlantis 1 qui se jetèrent à terre. Elizabeth sursauta et fut manu-tractée à son corps défendant hors de la salle par le technicien de contrôle qui n’en menait à vrai dire pas large. Un nuage de poussière flottait au-dessus des débris. La Porte fut activée par Elizabeth, revenue dans la salle de contrôle, et des membres du corps scientifique commencèrent à traverser. Puis Rachel et John se relevèrent, coupés des trois autres par un mur de gravats. Ils entendirent la voix de Ford de l’autre côté des débris : -Major, vous m’entendez ? Major ? -Ca va, lieutenant. Le docteur Carter est avec moi de ce côté. -Teyla est ici, et le docteur Mc Kay aussi, monsieur. -Alors évacuez. Le docteur et moi-même allons essayer de prendre un Jumper… Il fit signe à Rachel de se taire alors qu’elle allait protester. -et de rejoindre les Athosiens sur le continent. -Bien, monsieur. Ils entendirent la voix du docteur Weir qui demandait de leurs nouvelles et Ford lui répondre, de l’autre côté du mur. Rachel s’étira en grimaçant. John lui demanda, pendant qu’elle l’aidait à extraire les armes du monceau de gravats : -Vous êtes blessée ? -Non, non, juste un peu…endolorie. On ne va pas vraiment s’enfuir, n’est-ce pas ? -Non. Non, nous allons voir ce qu’il y a dans cette salle. J’aimerais comprendre pourquoi elle s’est ouverte quand vous avez parlé… -C’est ce que j’allais vous expliquer lorsque vous m’avez interrompue. J’ai été envoyée ici non seulement parce que je suis ethnologue, mais également parce que je possède le « gène des Anciens ». D’après les généticiens du SG-C, je le possède même à l’état évolué… En fait, mon gène est un peu plus « pur » que le vôtre encore. C’est sans doute pour cette raison que la porte s’est ouverte pour moi et pas pour vous. -Bien. Et voudriez-vous bien m’expliquer pourquoi Mc Kay semble vous détester ? Il ne vous connaît même pas ! -Eh bien en fait, il ne me connaît pas moi, mais il connaît ma sœur.. -Le major Carter ? -Lieutenant-colonel Carter. Il vous a parlé d’elle ? -Euh oui, une fois, je crois… Ils ont travaillé ensemble, non ? -Oui, en quelques occasions. En fait, ils ne pouvaient pas se supporter. D’après le mémo que le général O’Neill m’a laissé, il suffisait que l’un des deux propose une hypothèse pour que l’autre rue dans les brancards… Le docteur Mc Kay ne supporte pas le fait que ma sœur soit un peu plus douée que lui, et Sam de son côté ne supporte pas son arrogance, sa haute opinion de lui-même. Je pense qu’il doit me voir comme une extension de ma sœur, une sorte de copie d’elle ! Ce doit être pour cette raison qu’il ne veut pas de moi dans votre équipe. -Cette équipe c’est moi qui la dirige. A la base il ne voulait pas de Teyla non plus, et il s’y est très bien fait. Y’a pas de raison pour qu’il en soit autrement dans votre cas ! -Merci. -Je vous en prie ! -Bon, alors, on la visite cette salle ?
L’un derrière l’autre, Rachel et John entrèrent dans le couloir illuminé… qui s’éteignit brutalement lorsque la porte d’accès se referma derrière eux. Plongés dans le noir le plus total, Rachel et John n’y voyaient goutte. Une épaisse couche de poussière recouvrait les murs, et Rachel frissonna de dégoût lorsque sa main effleura la paroi. Suffoquée par la poussière que son geste avait soulevée, elle se mit à tousser et John éternua à plusieurs reprises. -Docteur, voudriez-vous bien garder vos mains près de vous ? -Oui major, désolée… la curiosité féminine, vous comprenez. -Ne me parlez pas d’Eve et des pommes. Je hais les pommes. Rachel sourit dans l’obscurité. Le courant passait étonnamment bien entre cet homme et elle. Pour être honnête envers elle-même, elle devait bien s’avouer qu’elle n’avait pas rencontré d’homme aussi attirant depuis longtemps. Elle essaya de rationaliser sa réaction. Elle était perdue, elle se raccrochait à la première figure amicale… Et cette autre femme, Teyla, à la sensualité presque animale… qu’était-elle pour lui ? Cependant, elle était consciente de se mentir. Il se créait entre eux deux quelque chose qu ‘elle ne s’expliquait pas. De son côté, John réfléchissait. Il pensait à la brusque attirance qu’il avait éprouvée pour cette femme qu’il connaissait seulement depuis une demi-heure. Il ne l’avait même pas regardée en face ! Il ne savait même pas de quelle couleur étaient ses yeux. Il ne s’était pas demandé qui elle était, si elle lui plaisait ou non. Maintenant qu’il y pensait, il n’arrivait vraiment pas à se souvenir des traits de son visage. Et, pourtant, il sentait que quelque chose se tissait entre elle et lui, quelque chose d’étrange qu’il n’avait jamais connu auparavant. Dans le noir le plus total, ils souriaient. Ils se sentaient bien. La présence de l’autre les réconfortait mutuellement. Rachel était bien, et John aussi.
Soudain, un lourd craquement, suivi d’un souffle lent et régulier, se fit entendre autour d’eux. Un sifflement strident leur perça les tympans. Instinctivement, Rachel se blottit contre le major, qui la serra contre lui, le cœur battant la chamade. Les deux jeunes gens, serrés l’un contre l’autre, se sentaient étrangement calmes et détendus malgré le chaos qui les entourait. Savourant cet instant de paix, John la serra un peu plus fort et Rachel posa la tête sur son épaule. Un vent glacial se déchaînait autour d’eux. Puis le silence retomba. Rachel, tremblante, se dégagea des bras de John et fit un pas en avant. Un rire résonna, loin devant eux. La jeune femme agrippa convulsivement le bras du major qui, guère rassuré lui non plus, posa sa main sur la sienne et la pressa doucement. Le cœur de la jeune femme fit un looping à ce contact. -Du calme, docteur… On va avancer doucement, d’accord ? -Je ne ferai pas un pas de plus tant que la lumière ne sera pas revenue.
A ces mots, une étrange luminescence apparut. Sidérée, Rachel s’aperçut que la lumière émanait de ses propres mains, tendues devant elle. |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Jeu 15 Sep 2005 - 10:33 | |
| Partie 4.
*Galaxie Pégase, Site Alpha. -Tout le monde est là ? Il n’y a pas de blessés ? Elizabeth Weir parcourut du regard la centaine de personnes rassemblée autour d’elle. Après avoir évacué la cité d’Atlantis attaquée par les Wraith en laissant deux personnes derrière elle (voir épisode précédent), elle faisait l’appel de ses troupes pour tenter de recenser les dégâts. Cochant au fur et à mesure sur ses listes les noms, elle laissa ses pensées dériver vers le major Sheppard et le docteur Carter, restés sur Atlantis.
*Cité d’Atlantis, couloir caché. John Sheppard, éberlué, regardait Rachel Carter. Suite à la volonté manifeste de la jeune femme de ne pas avancer tant que la lumière du couloir ne se serait pas rallumée, ses mains s’étaient illuminées et faisaient ressembler la jeune femme à une luciole, nimbant sa peau d’une douce lueur dorée. Affolée, Rachel lança un regard éperdu à l’homme qui lui faisait face. Sa résistance nerveuse était à bout. En dix heures, elle avait appris l’existence du projet Porte des Etoiles et tout ce que cela impliquait, traversé d’une galaxie à une autre à bord d’un vaisseau de guerre Asgard, s’était fait attaquer par des Wraith, s’était retrouvée piégée dans un couloir maudit où les plus raffinés supplices moraux l’attendaient, s’était sentie inexplicablement attirée vers un homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, et enfin s’était illuminée comme un lampion de fête foraine ! La pauvre ethnologue était prête à faire n’importe quoi, mais l’option qui la tenta le plus était de piquer une crise de nerfs, rapidement, là, tout de suite, incessamment sous peu. Le major le sentit et tendit la main pour attraper Rachel par un bras. Plongeant son regard au fond de ses yeux, essayant de ne pas s’y noyer, il dit, martelant les mots pour qu’elle comprenne : -Docteur Carter, il faut vous calmer. Je sais, vous êtes fatiguée, vous en avez marre, vous avez peur et c’est normal ! Mais il y a un vaisseau-ruche Wraith juste au-dessus de nos têtes. Ce n’est pas le moment de paniquer ! Vous avez compris ? Serrant les lèvres, la jeune femme acquiesça, faisant un effort manifeste pour reprendre le contrôle de ses nerfs. Passant une main sur ses yeux, elle répondit, la voix tremblante : -C’est la première fois que je m’allume. Ca me rend un peu… nerveuse ! Soudain, le rire démoniaque recommença, un peu plus près. Toutes ses bonnes résolutions envolées, Rachel fit demi-tour et partit en courant, les mains tendues devant elle, le major sur ses talons. Mais, une fois arrivés à la porte d’accès par où ils étaient arrivés, ils se rendirent compte qu’elle avait disparu dans le mur. Faisant volte-face, John sortit le fusil-mitrailleur qu’il avait récupéré dans les gravats. Pointant devant lui, il avança, pas à pas. Rachel bégaya : -Ne…ne…ne me laissez pas tou…toute seule ! -Docteur, j’aurais besoin d’un peu de lumière… Tendant un bras derrière lui, il s’apprêtait à saisir Rachel pour la faire avancer lorsqu’un ricanement moqueur jaillit au niveau de ses genoux. Pointant immédiatement son arme vers le bas, John ne vit pourtant rien. Rachel se jeta à genoux pour que ses mains éclairent le sol, mais ils ne virent rien… Prise d’une inspiration subite, elle se mit à plat ventre et colla son oreille au sol.
*Cité d’Atlantis, hangar des Jumper, au-dessous du couloir caché. Un rire sadique résonna, une fois de plus, dans le hangar vide de tout appareil. Tous les vaisseaux avaient décollé pour défendre la cité, puis étaient passées par la Porte pour se mettre en sécurité. Mais, la trappe de sortie étant restée ouverte, les chasseurs Wraith avaient sans peine pu se glisser à l’intérieur pour s’y poser, et maintenant, une dizaine de Wraith étaient là, riant et se congratulant mutuellement. C’était là l’origine des bruits qui avaient si fort effrayé Rachel…
*Galaxie Pégase, Site Alpha. Le docteur Weir venait d’avoir une idée. Utilisant le système de communication à longue distance via la Porte des Etoiles, elle fit composer les unes après les autres les coordonnées des Portes activables, puis diffuser un appel à l’aide à l’attention des forces Asgardes qui devaient normalement se trouver quelque part dans la galaxie, à proximité d’une Porte. Puis, en attente d’une réponse, elle pria avec Teyla pour les gens restés sur Atlantis, Terriens comme Athosiens.
*Cité d’Atlantis, couloir caché. Rachel poussa un immense soupir de soulagement et se releva. En réponse au regard interrogateur du major, elle sourit. -Ils sont en dessous de nous. -En dessous de nous, il y a le hangar des Jumper. -Vous connaissez bien la topographie de la base ? -Relativement bien, oui, pourquoi ? -Vous pouvez me dire où nous sommes, actuellement ? -Nulle part. Ce couloir n’est sur aucun plan ! Puis, pris d’une inspiration soudaine : -Je me demande si ! -Si quoi ? -Il existe une salle qui n’a aucune entrée sur les plans. Une salle immense, près du hangar des Jumper, mais où rien ne mène… Je me demande si on n’en a pas trouvé l’entrée ! -Il faut continuer. Mais, major, j’ai aussi une idée… -A quel sujet ? -Lorsque la porte du couloir s’est refermée, on aurait dit un courant d’air… Le souffle pourrait-être celui d’une ventilation, ce qui expliquerait la poussière… Le sifflement serait celui de cette ventilation se remettant en marche après toutes ces années… Et le vent serait arrivé parce qu’elle serait déréglée. Vous ne croyez pas ? -Je n’en sais rien mais cela m’arrangerait plutôt. On continue ? Dit-il, avec son regard en coin « A-la-Sheppard ».
Pas à pas, Rachel et John continuèrent le long du couloir. Sur leur route, ils croisèrent une immense grille qui semblait bien être l’arrivée d’un conduit de ventilation, ce qui confirmait l’hypothèse de Rachel. Puis, soudain, John s’exclama : -Rachel ! De la lumière ! Ayant une poussée d’adrénaline en entendant le major prononcer son prénom, Rachel répondit : -Super. Ce serait bien que ces lumières s’arrêtent maintenant… Je vais avoir des ampoules aux mains. -Littéralement ! La jeune femme dévisagea John, semblant se demander comment il pouvait plaisanter dans des moments pareils. Puis, d’un coup, ses mains s’éteignirent. Soulagée, elle frotta ses doigts les uns contre les autres, une expression pensive sur le visage. John l’interrogea du regard. -Je pense que ma réaction « lumineuse » doit provenir de mon inconscient… (puis, devant l’air ahuri de John) Mon subconscient réagit sans me demander mon avis ! (et, renonçant à toute explication) Il faudra que j’en parle avec vos spécialistes.
Puis, doublant le major, elle se dirigea vers la lumière. Se hâtant de la rattraper, John lui passa devant et comprit rapidement d’où venait la clarté. Ils étaient dans un hangar aux immenses baies vitrées. Les panneaux de verre étaient propres et limpides comme si une éternelle femme de ménage les avait briqués tous les jours, comme si le long séjour de la cité dans les eaux noires de l’océan ne les avait affectés en aucune façon. La clarté du soleil atlante faisait briller le sol dallé de ce qui semblait être du marbre, et qui ne présentait, lui, aucune trace de poussière. Par les vitres immaculées, on pouvait voir les escadrilles de chasseurs Wraith tourner autour de la cité comme des vautours autour d’une proie agonisante mais qui se défend encore. Le vaisseau-ruche annoncé n’était pas encore arrivé, mais selon toute vraisemblance, ce n’était qu’une question de temps. Levant les yeux, les deux jeunes gens aperçurent ce qui ressemblait à une trappe de sortie pour vaisseaux.
Logique.
Sagement alignés devant eux, les uns à côté des autres, comme s’ils n’avaient pas passé dix mille ans oubliés dans cette salle sans aucune entrée, il y avait des dizaines, des vingtaines, des centaines de chasseurs. |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 20 Sep 2005 - 8:37 | |
| Partie 5.
*Atlantis, hangar des chasseurs. John Sheppard était abasourdi. En l’espace d’une demi-heure, il s’était vu adjoindre une nouvelle recrue, avait été attaqué par des Wraiths, s’était retrouvé piégé dans un couloir sans issue, avait vu ladite nouvelle recrue s’allumer comme un lampion du 14 juillet et découvert un hangar rempli de chasseurs dont ils avaient cruellement besoin ? Considérant pensivement la jeune femme qui passait de vaisseau en vaisseau avec des exclamations ravies, il se demanda ce qu’elle était au juste. Puis, haussant les épaules, il s’approcha de l’ethnologue et prit la parole. -C’est notre chance, doc ! (Rachel haussa un sourcil, à la Teal’c) -Notre chance de quoi ? -De nous enfuir. La Porte est bloquée, les Wraith ont le contrôle de la cité. Il va falloir apprendre à piloter, et vite, si vous voulez vous en sortir ! -Pour votre gouverne, major, sachez que je suis mais que cela ne m’empêche pas d’être aussi pilote d’élite ! Je suis aussi capable que vous de piloter un de ces engins ! -Allons, doc, vous ne sauriez même pas ouvrir le cockpit ! -Parce que vous sauriez, vous ? -Evidemment ! Quelle question ! N’oubliez pas que j’ai piloté les Jumpers ! -Eh bien je vous en prie, allez-y ! Et Rachel lui désigna les chasseurs. Sans hésiter, le major se dirigea vers un chasseur, s’attendant à ce que la verrière s’ouvre devant lui… et s’écrasa le nez sur la paroi qui ne bougea pas d’un pouce. Stupéfait, il entendit Rachel ricaner derrière lui. Furieux, il se tourna vers elle : -Eh bien allez-y, vous, puisque vous êtes si intelligente ! Souriant toujours, Rachel s’approcha d’une autre rangée d’appareils. Elle se dirigea vers un chasseur fin et élancé « garé » au milieu de la rangée. Arrivée devant le cockpit, elle se retourna, fit un clin d’œil au major qui crachait la fumée par les naseaux, pivota vers la verrière qui coulissa silencieusement devant elle et s’installa à l’intérieur de l’appareil. La mâchoire inférieure du major dégringola vers ses talons. Comment cette petite peste avait-elle pu… ? Rachel, levant fièrement son petit menton d’un air de défi, réapparut de l’autre côté du vaisseau et lui sourit d’un air narquois. -Alors, monsieur je-suis-le-chef-et-j’en-profite, on est moins fier là, hein ! John sentit une fureur dévorante l’envahir. Il allait lui faire rentrer ses insinuations dans sa sale petite… Soudain, il chancela. Que lui arrivait-il ? Rachel de son côté, était en train d’évaluer combien de coups elle devrait infliger au major avant qu’il ne meure, lorsqu’elle sursauta. Etait-elle en train de devenir folle ? Puis sa raison disparut et elle se jeta sur l’homme ne face d’elle, les doigts tendus, prête à griffer, à mordre, à tuer…
Les deux jeunes gens s’empoignèrent avec une force étonnante. John eut vite le dessus. Nouant ses mains autour de la nuque de Rachel, il serra le cou fragile, possédé par une rage brûlante. La jeune femme, suffocante, cessa de se débattre. Des images défilaient devant ses yeux. La mort arrivait. Toute rage l’avait quittée, elle ne parvenait pas à s’expliquer ce qui lui était arrivé. Déjà, des taches noires dansaient devant ses yeux. Elle leva les yeux vers l’homme qui était en train de la tuer, lança un dernier regard, un dernier appel muet. Puis elle cessa de respirer. John n’arrivait plus à se dominer. Quelque chose avait pris possession de lui et il ne pouvait lutter contre ça. Prisonnier à l’intérieur de son propre corps, il reçut le regard de Rachel comme un coup de couteau. Il se révolta soudain et, dans un effort suprême, parvint à repousser la chose qui l’envahissait. Les mains toujours serrées autour du cou de la jeune femme, il sentit la « chose » quitter son corps, et vit une brume vaguement bleue traverser le plafond. Rachel eut un soubresaut. Une rosée rougeâtre sortit de ses narines et s’évapora. Ce fut seulement à cet instant que le major s’avisa qu’elle ne respirait plus…
Affolée, il souleva délicatement sa tête, la gifla à plusieurs reprises. Il allait commencer à paniquer lorsqu’elle crachota et reprit son souffle dans un sifflement inquiétant. Il s’agenouilla derrière elle et l’appuya contre son torse, la soutenant de ses bras. Elle finit par se laisser aller en arrière contre lui. -Seigneur… C’était quoi ? -Rachel, je suis… Pardonnez-moi. Je ne voulais pas… Je ne sais pas ce qui s’est passé. -Je ne vous en veux pas. A un moment, tout allait très bien, et l’instant suivant je n’avais qu’une envie, vous tuer ! Je ne comprends pas… -Ca va mieux ? J’ai bien cru que je vous avais tuée… ! -Oui, oui, ça va aller… Je suis juste un peu…essoufflée. Il vaudrait mieux s’en aller. -Au fait, comment avez-vous fait pour… -Ouvrir la verrière ? Il suffit de l’ordonner. Dans votre tête. Pensez-y fort, et ça marchera. En fait, je me suis dit que ça devait marcher comme pour ouvrir la porte du couloir… En y pensant. -Bon, y’a plus qu’à essayer… Répondit John, pas l’air convaincu du tout. Aidant la jeune femme à se lever, il se dirigea vers le chasseur le plus proche. Fermant les yeux, il se concentra sur cette pensée : -Ouvre-toi…ouvre-toi…ouvre-toi… Et la verrière s’ouvrit. Avec un grand sourire, il se glissa dans le cockpit pendant que Rachel faisait la même chose de son côté. Les répulseurs s’allumèrent et les deux chasseurs décollèrent doucement du sol. La trappe de sortie s’ouvrit et les deux appareils jaillirent dans le ciel d’Atlantis. Un écran s’alluma dans le cockpit de Rachel et une nuée de points rouges y apparut, accompagnée d’un point doré et un argenté. L’étrange vaisseau qu’elle pilotait semblait être fait pour la reconnaissance tactique. John, de son côté, qui avait choisi un modèle différent du sien, avait aussi des petits points mais également une jauge qu’il déduisit être celle de l’armement. Il devait piloter un bombardier. Une pensée traversa leurs deux esprits simultanément. Comment communiquer entre eux ?
A l’instant même où cette pensée fut formulée, une liaison s’établit entre eux. Les chasseurs réagissaient à leurs moindres désirs… Virant de bord, John, suivi de près par Rachel se demandait comment rejoindre le site Alpha. La « voix » mentale de Rachel résonna dans son esprit. Faite d’images et de sensations, cette forme de communication était très déconcertante. Il sentit que Rachel lui demandait les coordonnées de la planète et les lui transmit. Dans son petit appareil, l’ethnologue avait mis en route sans le vouloir l’ordinateur d’astronavigation et tentait de déterminer comment rejoindre le site Alpha, grâce aux coordonnées fournies par le major. L’ordinateur du vaisseau était en train de le calculer lorsqu’un escadron de chasseurs Wraith, arrivés subitement derrière eux, se mit à les bombarder de tirs. La liaison mentale entre Rachel et John s’intensifia. Ils virèrent de bord souplement, parfaitement coordonnés. La jeune femme étudia son écran tactique de près. Les points rouges étaient indéniablement des Wraith, le point argenté devait être le major Sheppard, et le point doré était sans doute son propre chasseur puisqu’il était le seul à ne pas bouger. Soudain, un point vert apparut. Pivotant sur son siège, la jeune femme aperçut quelque chose qui lui glaça les sangs. La panique de John ne fit que renforcer son impression. Esquivant, virant, voltant, les deux petits chasseurs réussirent à esquiver les tirs ennemis. Devant eux, grossissant au fur et à mesure de son approche, une énorme masse oblitérait tout autour d’elle.
Le vaisseau-ruche Wraith venait d’arriver. |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 27 Sep 2005 - 12:30 | |
| Partie 6.
*Dans le ciel d’Atlantis. Rachel sentit une peur panique l’envahir. Que pouvaient-ils faire sinon fuir ? Ils ne pourraient pas lutter contre un vaisseau-ruche Wraith à eux deux ! La voix de John dans son esprit confirma sa pensée. Mal à l’aise, elle « écouta » sa pensée. Après tout, dix minutes plus tôt, il essayait de la tuer ! -Il faut fuir, docteur Carter ! -Je suis entrain de calculer les coordonnées pour un saut hyperspatial ! -Ces trucs peuvent ouvrir une fenêtre d’hyperespace ? Vous êtes sûre ? -Je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais ! Ils montèrent de plus en plus haut dans le ciel. Soudain, un point bleu apparut sur son écran tactique. Suivi d’un deuxième. Puis d’un troisième. Puis de beaucoup d’autres. La panique l’envahit à nouveau. Sentant instinctivement ce qu’elle allait faire, John se positionna derrière elle. Le chasseur de Rachel ouvrit une fenêtre d’hyperespace. Au moment où ils allaient y entrer, des tirs Wraith les environnèrent. La dernière chose que vit John avant de passer la fenêtre fut le corps de Rachel, éjecté de son chasseur détruit, tourbillonner follement dans le ciel de la planète, puis tomber de plus en plus vite vers la surface. *Site Alpha. -Vaisseau détecté ! Sortie de l’hyperespace juste au-dessus de nous, madame ! Fit la voix du contrôleur sur la droite du docteur Weir. Tendue comme un arc, Teyla se dirigea vers elle. -Il y a un petit vaisseau qui vient d’apparaître sur vos écrans. On ne sait pas ce que c’est. Il vient vers nous à très grande vitesse. Elizabeth soupira. Un long et profond soupir qui disait trop bien sa profonde lassitude. Un sifflement strident résonna au-dessus de sa tête alors qu’elle courait se mettre à l’abri avec les autres rescapés. -Ce n’est pas un Wraith… Murmura rêveusement Teyla à ses côtés.
*Dans l’hyperespace. Le major Sheppard n’arrivait pas à y croire. Morte… elle était morte ! La femme qui avait partagé sa vie durant la dernière heure, la femme qui l’avait tellement attiré, la femme qui lui avait probablement sauvé la vie en ouvrant cette fenêtre de saut… Morte ! Il n’en doutait pas. Personne ne pouvait survivre à une telle chute… Si les Wraiths ne l’avaient pas « aspirée » avec l’un de leurs chasseurs. A cette idée, une fureur noire doublée d’une profonde impuissance l’envahit. Puis tout s’effaça et il ne resta que la peine… Une peine profonde et insondable, une étrange impression de déjà-vu… Son ordinateur de vol bipa. La fenêtre de sortie de l’hyperespace s’ouvrit et le chasseur revint dans l’espace normal. Une foule de donnés apparut sur ses écrans. Après les avoir lues, John se permit un sourire amer. Rachel avait programmé les bonnes coordonnées…
*Site Alpha. L’étrange chasseur se posa juste au milieu du camp de fortune établi par les survivants. Lorsque la verrière s’ouvrit, les militaires levèrent leurs armes… pour les baisser aussitôt. John Sheppard sauta au sol sous une salve de hourras. Cependant, voyant qu’il ne saluait ni souriait, les cris se turent. Elizabeth s’avança, ouvrit la bouche, puis la referma en voyant son air accablé. -Major… Que s’est-il passé ? Quel est ce vaisseau ? Comment êtes-vous arrivé ? Et où est le docteur Carter ? Le major répondit aux questions dans l’ordre où elles lui avaient été posées. -Nous avons trouvé un hangar plein de chasseurs atlantes. On en a pris chacun un. On a ouvert une fenêtre d’hyperespace. Elle est morte. Elizabeth ne put rien répondre. Quand le major releva les yeux pour la regarder en face, elle y lut la tristesse profonde qui l’habitait. Il dit, d’un ton plat, comme si cela était totalement dénué d’intérêt : -Le vaisseau-ruche est arrivé. Et il n’était pas tout seul. Au moment où on allait traverser… Son chasseur a été touché. Je l’ai vue tomber… Elle est morte. Tout le monde s’écarta du chemin du major alors qu’il allait se trouver un coin tranquille pour ruminer en paix.
*Dans le ciel d’Atlantis Rachel tombait. De plus en plus vite. Elle savait qu’elle allait mourir. Blessée à l’épaule lors de l’impact qui avait détruit son chasseur, elle sentait la vie qui la quittait, petit à petit. Les Wraiths avaient tenté de la capturer, mais ils s’étaient vite découragés en voyant l’état de la jeune femme. Une mourante ne leur servirait pas à grand-chose… Une lumière dansa devant ses yeux… Evoquant dans son esprit le visage du major Sheppard, elle se demanda s’il était arrivé à bon port… La lumière l’environnait maintenant, l’océan était juste là… sa raison vacilla, s’éteignit… Rachel Carter cessa de penser.
*Atlantis Ca se gâtait vraiment pour les troupes Wraith au sol. La cité entière avait été scannée par ces étranges vaisseaux surgis de nulle part, et tous les non-humains à l’intérieur s’étaient retrouvés en train de suffoquer dans le vide sidéral, d’un coup. Comme si cela ne suffisait pas, tous les chasseurs Wraith avaient été détruits par des tirs surpuissants. Enfin, pour faire bonne mesure, les intrus avaient également… atomisé… le vaisseau-ruche.
Un des étranges vaisseaux amerrit tout près de la cité. Un pont lumineux apparut qui relia le transporteur à la cité. D’étranges êtres le traversèrent et pénétrèrent dans Atlantis. Dans un cocon de mise en stase, poussé par deux d’entre eux, se trouvait une forme humaine.
*Site Alpha. Trois jours après.
La Porte des Etoiles s’activa. Les guetteurs postés tout autour de la Porte se replièrent sur le campement. Les militaires brandirent leurs armes, prêts à défendre chèrement leur vie… Et Thor traversa la Porte des Etoiles. Elizabeth Weir poussa un cri de soulagement et se précipita à sa rencontre du plus loin qu’elle le vit. L’Asgard prit la parole. -Docteur Weir, nous avons reçu votre message. Nos vaisseaux ont investi Atlantis et chassés ces ennemis que vous nommez « Wraith ». -Comment nous avez-vous trouvés ?!! -Nous avons analysé le point d’origine de votre message, puis nous avons vérifié en scannant la banque de données de votre Porte. -Avez-vous trouvés… des survivants ? -Plusieurs. Heimdall s’occupe d’eux en ce moment, ils vous rejoindront d’ici peu. -Comment vous remercier ? -En venant à notre aide si un jour le besoin s’en faisait sentir. Incapable de se contenir plus longtemps, Teyla bondit en avant. -Comment va mon peuple ? -… (mine interloquée, pour autant qu’un Asgard puisse avoir l’air interloqué) Le docteur Weir intervint. -Teyla parle des gens sur le continent. -Il s’agit des survivants dont je viens de vous parler. Aucun d’entre eux n’a souffert, les Wraith n’ont pas atterri de ce côté-là. Nous avons également trouvé une jeune femme. Elle était gravement blessée, nous avons dû la mettre en stase avant de pouvoir la soigner. Mais elle va bien. -Donc… nous pouvons rentrer sur Atlantis ? -Dès que vous serez prêts. La clameur de joie qui monta des troupes assemblées fit sourire Elizabeth. Une fois le camp démonté (en un temps record !), tout le monde suivit Thor en direction de la Porte. Tous souriaient. Tous, sauf le major Sheppard. Teyla, Ford et Mc Kay voyaient bien l’ombre au fond de ses yeux, mais seul Teyla avait compris pourquoi le major souffrait.
Les Athosiens attendaient leurs amis en salle de la Porte, sur Atlantis, entourés de quelques Asgards relativement patients puisque se pliant de bon gré aux demandes des enfants. Une fois arrivés de l’autre côté, le lieutenant Ford se tourna vers son supérieur et crut rêver. Un sourire immense illuminait son visage, et ses yeux semblaient humides, comme s’il allait pleurer… Suivant son regard, Aiden aperçut une jeune femme brune, souple et élancée, qui se frayait un chemin vers le major, qui lui-même faisait pareil de son côté, pour la serrer ensuite dans ses bras comme s’il ne voulait plus jamais la lâcher. Emue, Teyla mit sa main dans celle du lieutenant Ford qui n’en revint pas et sourit bêtement. Quant à Rodney Mc Kay, une boule suspecte se forma dans sa gorge. Rachel Carter était vivante, et apparemment c’était le plus important pour John Sheppard…
A suivre, épisode deux. |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Jeu 29 Sep 2005 - 8:10 | |
| Episode 2 : Au-delà du rêve
Partie 1.
*Atlantis, quartiers des militaires. Chambre du major Sheppard. John Sheppard rêvait. Un rêve étrange, quelque peu déconcertant. De temps à autre, il basculait vers le cauchemar, puis revenait vers un univers idyllique. Successivement enfant, adolescent, puis adulte, le major rêvait une vie. Mais la seule trace qu’il garda de cet étrange rêve à son réveil fut l’image de deux grands yeux violets, presque bleu foncé, qui le regardaient pensivement.
Générique
*Atlantis, salle de briefing. Elizabeth Weir, en compagnie du lieutenant Ford et du docteur Mc Kay, attendait l’arrivée des trois autres membres d’Atlantis 1 pour commencer un briefing matinal de routine. Elle s’assit et contemplait le plafond lorsqu’un bruit de course résonna dans le couloir. Tournant la tête vers la porte, elle vit ladite porte s’ouvrir à la volée et Teyla faire irruption dans la pièce, pas le moins du monde essoufflée mais l’air franchement paniqué. -Docteur Weir, venez vite ! Ils se battent !! -Teyla ??? Mais de qui parlez-vous ? -Le major. Et le docteur Carter. Ils se battent ! Les personnes présentes dans la pièce se débattirent visiblement quelques temps avec la notion « le major Sheppard se bat avec Rachel Carter », avant de réagir et de se précipiter en bloc derrière Teyla, direction la salle de contrôle.
En effet, en plein milieu de la salle de la Porte, une curieuse scène se présenta à eux. A califourchon sur le dos du major, Rachel tentait apparemment de lui fracasser le crâne sur le sol en lui tapant la tête par terre vigoureusement, et ce à plusieurs reprises, lorsque l’homme, se retournant, la saisit soudain par le cou. Pleine de rage, la bave aux lèvres, la jeune femme griffa et mordit tout ce qu’elle pouvait atteindre. Touché par un coup de coude vicieux qui lui coupa le souffle, le major la lâcha et elle tomba à genoux. Soudain, la lueur folle dans ses yeux disparut, et elle s’affaissa au sol, vidée de toute énergie, sous le regard ébahi des spectateurs. Le major glissa doucement à terre à côté d’elle lorsqu’une fumée vaguement bleue sortit de sa bouche. La « chose » s’éleva vers le plafond de plus en plus vite et disparut, pendant que Carson Beckett se précipitait vers Rachel qui gisait, inerte, à côté d’un major horrifié.
*Atlantis, infirmerie. Le docteur Beckett soupira de soulagement en examinant la radio crânienne du major Sheppard. Il se tourna vers son patient qui, même allongé sur un lit tout ce qu’il y avait de plus réglementaire, donnait cependant l’impression d’être sous l’effet d’un tangage persistant. -Vous avez de la chance d’avoir la tête aussi dure, major ! Aucune fracture, aucun traumatisme. Mais, entre nous, est-ce que vous pourriez m’expliquer quelle mouche a bien pu piquer le docteur Carter ? -C’est exactement la question que je me posais ! Fit une voix en provenance du couloir. Le propriétaire de la voix en question, Elizabeth Weir, fit alors son entrée en affichant un air de mauvais augure. Le major reconnut aussitôt cet air pour ce qu’il était, à savoir l’avertissement suivant « je vais obtenir ce que je suis venue chercher alors ne jouez pas au plus malin avec moi ! ». Courageux mais pas téméraire, Carson opéra un repli stratégique en crabe vers son bureau dont il ferma soigneusement la porte derrière lui. Pas assez vite cependant pour éviter le début de la harangue d’Elizabeth. Encore un peu groggy, le major réussit à saisir quelques mots : -Comportement intolérable… Agresser une faible femme… Plus haut gradé… Montrer l’exemple… Ah bravo ! … Coma profond… Mort probable… Asgard ne savent pas quoi faire… Le major, lui, s’était arrêté à « mort certaine ». Fronçant les sourcils, il se demandait de qui diable Elizabeth voulait-elle parler ??? Il se le demandait d’ailleurs si visiblement que Carson, dans un élan de courage indescriptible, sortit de son bureau et coupa la parole à Elizabeth, qui en fut tellement surprise qu’elle faillit s’étouffer. -Le major n’est pas au courant, madame ! -Pas au courant de quoi, docteur ?, demanda l’intéressé. -Eh bien, suite à votre… pugilat… dans la salle de la Porte, Rachel a perdu connaissance et elle est tombée dans un coma profond… On ne sait pas du tout quand elle se réveillera… si elle se réveille un jour.
Abasourdi, John ouvrit de grands yeux. Puis il murmura : -On s’est encore battus ! Seigneur, je ne me souviens de rien ! Elizabeth, qui avait réussi à juguler sa colère en réalisant que le major, après tout, n’avait peut-être en effet pas prémédité l’affaire, tiqua et demanda : -Comment ça, « encore » ?!! John alors leur expliqua ce qui s’était passé dans la hangar des chasseurs (voir partie 5 de l’épisode 1).
*Atlantis, salle de réunion. La plupart des scientifiques de la cité écoutaient le compte-rendu du docteur Beckett concernant ces étranges fumées qui semblaient posséder John et Rachel et les faisait agir comme s’ils étaient les pires ennemis du monde. Des groupes se formèrent par spécialité, et des discussions s’engagèrent dans toute la salle, sous la houlette d’Elizabeth qui, malgré ses airs exaspérés, se faisait beaucoup de souci.
*Atlantis, infirmerie. Le major allait bien. Physiquement, il ne garderait aucune séquelle. Cela, Teyla le savait. Mais mentalement… c’était une autre affaire, se disait-elle en le voyant au chevet de Rachel. Cela faisait deux jours que Carson l’avait autorisé à quitter l’infirmerie, et depuis ce moment il était resté assis à côté de la jeune femme inconsciente, immobile et silencieux. Inquiets, les autres membres d’Atlantis 1 avaient décidé d’organiser un tour de garde en se relayant pour le surveiller et s’assurer que rien de grave n’arrivait. Teyla tourna les yeux vers son coéquipier. Aiden Ford avait l’air très préoccupé par l’attitude de son supérieur, et depuis que l’autre équipe de surveillance, composée du docteur Beckett et de Rodney McKay était allée se reposer, il n’avait cessé de se ronger l’ongle du pouce. Sentant le regard de l’Athosienne posé sur lui, le jeune lieutenant lui jeta un regard interrogateur. Teyla lui adressa un sourire apaisant. Surprise, elle le vit alors rougir furieusement et détourner la tête en marmonnant un truc du genre « Pourquoi je ne peux pas me concentrer quand elle fait ça ? »
Un peu interloquée, Teyla reporta son attention vers le major. En son for intérieur, elle fit une rapide prière, pour ses deux amis.
*Atlantis, salle de contrôle. Rodney Mc Kay s’affairait autour d’une console de commande nouvellement installée et qui refusait catégoriquement de s’allumer, lorsque la Porte s’activa inopinément. Tous les techniciens se crispèrent lorsque l’iris refusa de se fermer… et soupirèrent de soulagement lorsque Heimdall traversa. L’Asgarde marcha droit vers Carson qui se tenait là, débita un discours incompréhensible, tourna les talons (pour autant qu’un Asgard ait des talons) et retourna tranquillement sur Midgard sans dire au revoir à personne.
Après traduction en langage normal, Carson expliqua à tout le monde que le coma de Rachel était dû à un échauffement des méninges de la jeune femme, lui-même provoqué par la brutale saturation de la zone de son cerveau dévolue au stockage des souvenirs.
*Atlantis, infirmerie. Rachel rêvait. Un rêve agréable, parfois un peu moins, mais qui lui laissait cependant une impression de quiétude infinie. Elle se vit, enfant, jouer dans l’océan d’Atlantis avec une multitude de poissons aux couleurs chatoyantes, adolescente en train de s’entraîner au pilotage pour développer un peu plus ses exceptionnels qualités de pilote, adulte enfin affronter l’intense déception de ne pas avoir été désignée à l’homme qu’elle aimait mais à un autre qu’elle haïssait. Elle savait à ce moment qu’elle ne pourrait jamais l’aimer. Elle avait décidé d’accepter la demande de son amant et l’aimait en secret. Elle sentit la présence de cet homme chéri entre tous près d’elle. Dans son rêve, il lui prenait la main, lui murmurait des mots tendres… Et ses yeux gris lui donnaient tellement d’amour. Puis les yeux changèrent d’expression… la rage remplaça l’amour. Deux mains autour de son cou…
Dans l’infirmerie d’Atlantis, une sonnerie stridente retentit. Le major Sheppard se leva d’un bond, et contempla, incrédule, le moniteur cardiaque afficher une ligne plate.
A suivre… |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 4 Oct 2005 - 13:39 | |
| Partie 2
*Atlantis, infirmerie. Une nuée d’infirmiers entoura Rachel et le major, qui se sentit vigoureusement tiré en arrière. Levant les yeux, il s’aperçut que Carson arrivait dans la salle avec ce qui ressemblait curieusement à un défibrillateur. Son regard se posa de nouveau sur le lit ou Rachel gisait. Les infirmiers approchèrent les plaques métalliques recouvertes de gel de sa poitrine, tout le monde s’écarta, Carson posa les plaques sur la peau livide. Choc. Un pic se dessina sur le moniteur cardiaque, vite remplacé par une ligne plate. Carson attendit un instant, puis recommença. Choc. Un nouveau pic, ligne plate. Quelques secondes d’attente. Choc. Le docteur Beckett secoua la tête. Choc. Pic, ligne, attente. Plusieurs pics. Ligne plate. Puis, à nouveau, quelques pics irréguliers. Attente. Pas de ligne plate.
Carson soupira et jeta un regard vers le major. -Pour le moment, elle est sauve. Je ne pense pas qu’elle vivra longtemps. Je ne suis même pas sûr qu’on puisse faire repartir son cœur en cas de nouvel arrêt cardiaque. -Faites ce que vous pourrez, docteur. C’était la voix d’Elizabeth. Une nouvelle pression sur son bras attira son attention. C’était Teyla qui l’entraînait vers la sortie. John se dégagea d’un geste sec. S’approchant du lit, il reposa sur le drap la main de Rachel qui pendait en dehors. Caressant d’un geste la joue de la jeune femme, il la supplia mentalement de tenir bon. Puis il se détourna et s’en fut.
*Atlantis, gymnase. Teyla vola dans les airs et s’écrasa contre un mur. Elle se releva et attaqua son adversaire à l’aide son arme, vite contrée. Elle s’écrasa au sol, une fois de plus. Epuisée, elle leva les bras en signe de reddition. -Vous avez fait des progrès, major ! -‘croyez ? -C’est la première fois que vous me battez sans que j’arrive à vous toucher une seule fois ! -Je m’inquiète pour Rachel. Ca me rend dingue d’être responsable de… Savoir que c’est ma faute. Jamais je ne pourrais lui faire de mal. Je ne comprends pas. -Vous n’êtes pas au courant ?, fit-elle, surprise. -Au courant de quoi ? -Le docteur Beckett nous a expliqué ce matin que l’état du docteur Carter était dû à une sorte d’infection cérébrale. (Puis, devant l’air estomaqué du major : ) Je n’ai pas tout compris ! Mais major… où allez-vous ?
John sortit de la pièce sans un regard pour Teyla, et prit à fond de train la direction de l’infirmerie. Chemin faisant, il percuta Elizabeth, fit tomber une pile de dossiers des mains d’une scientifique catastrophée, passa comme une flèche entre Zelencka et Rodney qui, pour le coup, arrêta de parler, fit tomber Cavanah dans un escalier et envoya Ford qui encombrait le passage dans un placard d’un coup d’épaule. Arrivé dans le secteur médical, il traversa la salle où était Rachel sur la pointe des pieds mais pénétra dans le bureau de Carson comme une tornade. Pris par surprise, le pauvre homme mit quelques instants avant de comprendre ce que pouvait bien lui vouloir le major qui crachait le feu par les naseaux tant il était impatient.
Après quelques explications fumeuses, John tapa du poing sur la table. -C’est ça ! Comment ai-je pu ne pas y penser plus tôt !! Un peu abasourdi, Carson levait tellement les sourcils qu’ils rejoignaient presque ses cheveux. Sentant la mise en observation et les calmants approcher à grands pas, le major fit demi-tour et parcourut tout le chemin en sens inverse, pour trouver à son retour dans le gymnase une petite cellule de crise réunie autour de Teyla. Mc Kay et Zelencka la tiraient chacun par un bras, pendant qu’Elizabeth semblait lui demander des comptes. Voyant entrer John, l’Athosienne dégagea son bras droit (envoyant de ce fait un coup de coude magistral dans le nez de Rodney) et pointa son index dans sa direction.
Elizabeth fondit vers lui. -Major, qu’est-ce qui vous prend ? Ca ne va pas de courir dans les couloirs et de percuter tout le monde, sans un mot d’excuse ? Elle continua sur sa lancée pendant quelques temps avant de s’apercevoir que le major, non seulement ne disait rien, mais en plus la contournait pour rejoindre Mc Kay, Zelencka et Teyla pour entamer avec eux une discussion animée. Estomaquée, le docteur Weir s’approcha du groupe et ouvrit la bouche pour tancer vertement le major qui avait eu l’impudence de l’ignorer. John lui coupa l’herbe sous le pied, levant un doigt sans même la regarder. -Docteur Weir, s’il vous plaît, plus tard. (Se tournant vers Rodney : ) Vous pensez que ça pourrait être ça ? -C’est bien possible…, murmura le scientifique, les yeux dans le vague. (Puis, tournant les yeux vers Zelencka : ) Vous en pensez quoi ? -Que vous et moi sommes loin d’être spécialistes dans ce domaine. -Vous avez raison. Teyla intervint. -Pourquoi ne pas demander son avis au docteur Beckett ? Tiens, justement le voilà !, dit-elle en fixant un point par-dessus l’épaule d’Elizabeth. -Ah, major, je vous ai cherché partout. Je pense que vous devriez prendre un peu de repos, vous m’avez l’air légèrement… surmené. L’intéressé répliqua : -On verra ça plus tard, doc. Vous vous souvenez, quand je vous ai parlé des entités qui nous poussent à nous entre-tuer, Rachel et moi ? (Puis, alors que le docteur Beckett acquiesçait : ) Serait-il possible qu’une des entités, celle qui possède Rachel, ait pu lui transférer une partie de ses souvenirs, saturant par là même la zone dévolue de son cerveau et provoquant une fièvre cérébrale carabinée, suivie d’un coma ? Carson sembla plongé dans une profonde réflexion. Puis : -Je pense que vous pourriez avoir raison, major. Cependant, pourquoi cela aurait-il des effets aussi graves sur elle et pas sur vous ? -Elle m’a récemment confié avoir souffert d’une méningite dans son enfance. Cela aurait-il un rapport ? -Hum, en tout cas cela a sans doute fragilisé sa résistance. Cela ne nous dit pas ce que nous pouvons faire pour la soulager. Elizabeth, qui donnait l’impression de suivre un match de tennis particulièrement acharné tellement sa tête volait de l’un à l’autre, intervint à cet instant : -On pourrait en faire part aux Asgard. Ils ont déjà soigné le général O’Neill deux fois, en ôtant de son cerveau toutes les connaissances des Anciens. Ne pourraient-ils pas faire de même pour le docteur Carter ? Carson exprima son accord. Un message fut envoyé immédiatement à Thor, lui demandant son aide pour sauver la vie de Rachel.
*Atlantis, infirmerie. Thor avait fait vite. Après avoir pris connaissance du problème, il avait transféré Rachel (qui entre-temps avait encore fait un arrêt cardiaque) à bord du Daniel Jackson, son vaisseau personnel. Heimdall s’était immédiatement manifestée en réclamant une place à bord, pour « suivre l’opération de près », selon ses propres mots. Rodney murmura à l’oreille d’Elizabeth quelque chose qui ressemblait très fort à « curiosité malsaine » et « rat de laboratoire ».
Rachel fut placée dans un cocon de stase, et les instruments du vaisseau évaluèrent son état physique. Frayer, resté sur Atlantis pour tenir les occupants de la cité au courant de l’évolution du problème, expliqua à Carson que l’état de Rachel se détériorait d’heure en heure, même si l’inflammation de ses méninges semblait s’être résorbée d’elle-même.
Assis par terre dans le vaisseau de Thor, les autres membres d’Atlantis 1 et Elizabeth se rongeaient les sangs depuis plusieurs heures lorsque Thor revint. -Nous ne pouvons rien faire. Dans le cas d’O’Neill, les connaissances qui lui avaient été implantées ne lui appartenaient pas, nous avions donc facilement pu les différencier des siennes propres et les effacer sans aucun dommage pour son intellect. Dans le cas du docteur Carter, il nous a été impossible de séparer les composantes de son esprit. Nous pensons que deux mémoires cohabitent en elle, mais elles sont si intimement liées l’une à l’autre qu’il nous est impossible de les séparer sans la tuer. C’est cette surcharge spirituelle qui épuise l’énergie du docteur Carter. Son corps ne peut pas supporter à lui seul tant d’émotions contradictoires et s’épuise inutilement ; il ne peut, seul, choisir laquelle des deux mémoires doit survivre, c’est pour cela qu’il maintient les deux en vie de la même façon.
L’Asgard fit une pause. -Quoi que nous fassions, c’est irréversible. Le docteur Carter n’a plus que quelques heures devant elle. Elle va mourir.
A suivre… |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Jeu 6 Oct 2005 - 15:34 | |
| hé hé ! pourront pas lui enlever !
Partie 3
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Elizabeth était horrifiée. Elle qui comptait tellement sur Thor s’apercevait qu’en fin de compte, les Asgard n’étaient pas tout-puissants. Teyla, elle, n’ayant pas compris grand-chose au bla-bla scientifique de Thor, demandait à Rodney quelques explications. Le lieutenant Ford, pour sa part, tentait de calmer le major qui était devenu d’une pâleur mortelle. John en effet ne pouvait s’empêcher de se sentir responsable de ce qui arrivait à la jeune ethnologue. Il s’approcha de Rachel qui avait été sortie de son cocon de stase, et se pencha pour la voir de plus près. Glacé d’horreur, il appela Thor et Heimdall. Inondé de sueur, le visage de la jeune femme se tordait dans une grimace de souffrance insupportable, tandis que sa tête roulait follement de tous côtés. Impuissant, Thor déclara ne rien pouvoir faire pour l’aider. Un gémissement sourd s’échappa des lèvres de la jeune femme…
*Au milieu de nulle part. Rachel Carter n’était pas quelqu’un de particulièrement impressionnable. A l’université, on la qualifiait même d’ « éminemment calme et stoïque ». Cependant, devant les événements auxquels elle se trouvait confrontée, même quelqu’un de plus stoïque que Rachel Carter serait terrifié. Elles étaient deux. Il y avait elle, Rachel, et il y avait l’entité qui lui avait volé une part de son âme pour y installer la sienne. « Elle ». L’intruse. Copie conforme en tous points de Rachel. « Elle » qui la poursuivait dans les moindres recoins de son esprit enfiévré, pour la pousser dans le vide, pour se débarrasser d’elle. Rachel n’avait pas la force de combattre « Elle ». Et, pour le moment, « Elle » voulait que Rachel tombe dans les terrifiants précipices sans fin de sa propre terreur pour lui laisser la place au sein même de son propre corps. Ce serait la mort.
Cette mort chérie, tant appelée… Cette mort désirée par Rachel de toutes les fibres de son corps, depuis tant d’années… Cette mort qui la délivrerait enfin. Qui lui ferait oublier le passé, effacerait sa mémoire douloureuse, purifierait son âme torturée.
Alors Rachel lâcha prise. Elle s’arrêta au bord du chemin, entendit le bruit des pas de « Elle » qui se rapprochait, avança vers le vide qui s’ouvrait devant elle…
*Atlantis, hangar des chasseurs. La nuit était tombée sur Atlantis. Les étoiles brillaient dans le ciel, les vagues ondulaient sur la mer paisible. Dans le hangar des chasseurs d’Atlantis, une lueur s’alluma dans le puits central qui reliait le hangar des Jumper, situé à l’étage inférieur, à la trappe de sortie donnant sur le ciel de la Cité. La porte de sortie s’entrouvrit. Une silhouette apparut, se glissa dans le hangar, s’approcha d’un chasseur… Avec des gestes de somnambule, l’homme s’installa dans un chasseur. La verrière se verrouilla, la trappe de sortie s’ouvrit. L’appareil décolla et se dirigea vers le vaisseau Asgard qui orbitait autour de la planète.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Les croiseurs Asgard ne possèdent pas de chasseurs à proprement parler. Il s’agit en fait de drones de combat, téléguidés par une neuro-intelligence artificielle, étant elle-même un circuit secondaire du programme de gestion stratégique de combat. Cependant, les croiseurs Asgard sont équipés de baies de décollage et d’un hangar de stockage pour ranger les drones.
C’est dans une de ces baies qu’atterrit un chasseur atlante en provenance d’Atlantis. Thor et Heimdall étant occupés ailleurs, nul ne remarqua l’arrivée du petit vaisseau qui se posa sans être inquiété. Son occupant sauta à terre et se dirigea vers la sortie du hangar, les gestes saccadés, la démarche hésitante.
*Atlantis, salle de contrôle de la Porte des Etoiles. L’opérateur en charge des radars fronça les sourcils. Les écrans de contrôle venaient de lui signaler qu’un appareil atlante venait de rejoindre le Daniel Jackson. Perplexe, il contacta Elizabeth Weir à bord du vaisseau de Thor.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Heimdall étudiait le comportement étrange de Rachel Carter. Toutes les analyses effectuées sur elle prouvaient qu’elle ne ressentait aucune douleur, mais, contrairement à toute logique, la jeune femme continuait à s’agiter. La sueur ruisselait sur son front, et des cris inarticulés continuaient à s’échapper de ses lèvres craquelées. Heimdall, d’un doigt précautionneux, lui souleva délicatement les paupières. Ce qu’elle découvrit fit frémir Elizabeth qui faisait le pied de grue de l’autre côté de la jeune femme : ses yeux, révulsés, montraient des veines rouge vif, sur toute la surface du blanc de l’œil. Heimdall lança un diagnostic cérébral. Le résultat, aberrant, la poussa à recommencer les analyses plusieurs fois. Certaine cette fois du résultat, elle se tourna vers Elizabeth Weir. -Je crois avoir compris pourquoi la femme réagit si violemment alors que l’homme ne présente aucun symptôme.
« L’homme », en l’occurrence le major Sheppard, cessa de creuser le sol du vaisseau à force de tourner en rond et se rapprocha de l’Asgarde, imité par Thor et le reste de l’équipe. C’est ce moment que choisit l’oreillette d’Elizabeth pour biper. Surprise, elle haussa un sourcil. Thor la tira aussitôt de sa confusion : -Nous avons amplifié les signaux de communication pour que vous puissiez rester en contact avec les occupants de la cité, à la surface de la planète.
Remerciant d’un signe de tête, elle se détourna et accepta la communication. Une voix s’éleva de l’écouteur : -Docteur Weir, ici le lieutenant Higgins. -Je vous écoute, lieutenant. -Les capteurs indiquent qu’un appareil atlante a quitté le hangar pour atterrir sur le Daniel Jackson. Or nous ignorons qui le pilote et dans quel but… -J’espère qu’il ne s’agit pas d’un Wraith ? -Impossible, madame, le docteur McKay certifie que seules les personnes dotées du gène des Anciens peuvent faire décoller un vaisseau. -S’agit-il d’un Jumper ? demanda-t-elle en se dirigeant vers la verrière panoramique de la salle pour tenter d’apercevoir au-dehors ledit vaisseau clandestin. -Non madame, les ingénieurs disent que c’est la trappe de sortie des chasseurs qui s’est ouverte. Le puits des Jumper est bloqué de toute façon, il y a eu un éboulement après l’explosion du labo de génétique du docteur Wells… -Bien lieutenant, je vous remercie. Tentez de savoir qui pilote. Faites l’appel de toutes les personnes dotées du gène et voyez s’il en manque. Le major Sheppard et le docteur McKay sont ici, excluez-les de votre liste. Envoyez une équipe dans le hangar et vérifiez s’il manque un chasseur, et si oui de quel modèle il s’agit. Et appelez-moi dès que vous aurez trouvé. -Oui madame. -Weir, terminé.
Elle éteignit son communicateur et retourna près des autres qui l’avaient attendue pour entendre les explications d’Heimdall. Devant l’air soucieux d’Elizabeth, John prit la parole. -Docteur Weir ? Il y a un problème sur Atlantis ? -Rien de grave, major, un chasseur qui a décollé sans autorisation pour se poser sur ce vaisseau. Vous ne l’auriez pas repéré, Thor, par hasard ? Devant la négation de l’Asgard, elle poursuivit : -Le lieutenant Higgins est en train de chercher quelle est la personne dotée du gène des Anciens qui manque à l’appel. -C’est bizarre, peu de personnes sont capables de faire voler un chasseur… Rien que pour sortir du hangar, il faut viser soigneusement, Rodney ou Carson par exemple en seraient incapables… J’ai eu beaucoup de mal à sortir la dernière fois, avec Rachel.
L’évocation de la jeune femme sembla ramener tout le monde à d’autres préoccupations. Elizabeth se tourna vers l’Asgarde qui attendait patiemment près d’eux. -Heimdall, je vous en prie, vous alliez nous expliquer… ? -Oui. J’ai trouvé pourquoi le docteur Carter (elle prit soin de bien articuler le nom) réagit aussi mal à la situation. L’entité ne lui a pas imposé ses souvenirs. Elle cohabite avec elle. Il y a maintenant deux âmes dans le corps du docteur Carter, et elles se livrent un combat sans merci pour savoir qui aura la domination sur l’autre. -Et si c’est l’entité qui gagne ? demanda Teyla. Heimdall soupira. -Alors l’entité aura le contrôle absolu du corps du docteur Carter. Quand à son âme… elle sera effacée. - « Effacée » ? C’était le major Sheppard. -Anéantie. L’entité aura un corps pour elle seule. Quant à Rachel Carter… elle cessera tout simplement d’exister.
A suivre… |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 11 Oct 2005 - 8:23 | |
| Partie 4
*Atlantis, salle de contrôle de la Porte des Etoiles. Le lieutenant Higgins était ennuyé. Sur la totalité des personnes possédant le gène des anciens, quatre manquaient à l’appel. Le docteur Qiyan, la neurologue chinoise, le docteur Callister, le cardiologue anglais, le docteur Beckett, chef du département de médecine, et le docteur Brüder, la diététicienne allemande. Injoignables tous les quatre. L’infortuné lieutenant poussa un soupir à ébranler les montagnes. Pourquoi est-ce que ça tombait toujours sur lui ?
*Atlantis, hangar des chasseurs. Une lumière se rapprocha dans le couloir d’accès, puis se déplaça le long des rangées de vaisseaux immobiles. L’équipe d’ingénieurs du docteur Zelencka se répartit dans la pièce obscure, balayant les chasseurs les uns après les autres à l’aide des lampes d’exploration. Zelencka, quant à lui, se rapprocha des grandes baies vitrées panoramiques et jeta un regard pensif vers le ciel étoilé. Que pouvait-il bien se passer en orbite ? Avisant un poste de contrôle, il s’en approcha et étudia l’engin. Puis, prudemment, il appuya sur un bouton. Rien. Retenant un juron dépité, il se tourna vers son équipe et s’enquit des progrès effectués. Pour le moment, aucun chasseur ne manquait. Un reflet projeté par sa lampe sur le mur l’intrigua. S’approchant, il distingua un levier à demi dissimulé derrière un chasseur. Instinctivement, le docteur Zelencka y posa la main et l’activa. La lumière s’alluma. Le chasseur manquant était un éclaireur. Inoffensif.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. « Quoi ! » C’était Elizabeth qui protestait. « Rachel ne peut pas disparaître… C’est impossible. » Tout le reste de l’équipe fit chorus. Thor levait un bras pour calmer tout le monde lorsque la porte de la pièce coulissa. Heimdall lança un regard vif vers son compagnon, l’air de vouloir dire « Qui peut-il arriver alors que nous sommes déjà tous ici ? » Le lieutenant Ford se plaça devant Teyla qui leva les yeux au ciel en soupirant et se décala vers la droite pour voir mieux, tandis que Rodney faisait de même avec Elizabeth qui eut la même réaction que l’Athosienne. Les Asgard ne bougèrent pas d’un cil. John, quant à lui, se contenta de relever le nez du visage de Rachel pour regarder vers la porte.
Et là, titubant d’une démarche de somnambule, les gestes saccadés, entra le docteur Beckett.
*Atlantis, salle de contrôle. Le lieutenant Higgins entra en contact avec Halling sur le continent qui lui confirma que trois des médecins étaient bien là, s’occupant des jeunes. Higgins le remercia et contacta Elizabeth sur Atlantis.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Carson ne bougea pas mais ses yeux sans regard se tournèrent vers le major Sheppard. Et l’oreillette d’Elizabeth bipa. Elle accepta la communication et dit : « Merci Higgins, nous l’avons trouvé, il est là. »
A ces mots le docteur sembla réagir et fit un pas vers Rachel, mais trouva sur son chemin le major qui s’était déplacé pour lui barrer le passage. « Laissez Carson en paix. Il ne vous servira à rien. Prenez-moi à sa place. Je ne tenterai pas de vous arrêter. Mais je vous empêcherai de tuer Rachel. »
Un peu interloqués, le reste de l’assistance le regarda sans comprendre. Seul Rodney fit le rapprochement, et là il était trop tard : une fumée bleue sortit des narines du docteur pour s’infiltrer dans celles du major, qui tituba et s’effondra, inconscient, aux côtés de Carson.
Thor regarda Heimdall. « Il faut faire venir notre passagère ». L’Asgarde acquiesça et pressa un bouton. Le téléporteur se mit en marche et une jeune femme apparut, vêtue de l’uniforme militaire d’Atlantis. Un peu égarée, elle regarda autour d’elle. Et se précipita vers Rachel. « Tiens bon ma chérie je t’en prie. Je suis là… »
*Au milieu de nulle part. Rachel allait tomber quand, soudain, une voix perça la brume autour d’elle. Un fantasme sans doute, une incohérence de son esprit malade… Sarah ? Non, impossible, Sarah ne pouvait être là… Pas après huit ans sans nouvelles… Mais l’espoir avait rejailli dans son âme et elle tourna le dos au vide béant derrière elle pour affronter ses peurs. « Elle » s’approcha, et contre toute attente « elle » n’essaya pas de l’attaquer. « Tu t’es enfin arrêtée de me fuir… Ta vie est en grand danger, ton corps ne peut nous supporter… Deux âmes, c’est trop pour un seul corps. Je veux te parler. Ecoute-moi, et après je partirai. Je t’en fais le serment. -Qui es-tu ? -Ton ancêtre.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Rodney Mc Kay, tout en essayant de ranimer Carson, regarda la femme superbe qui tenait doucement la main de Rachel dans les siennes et qui lui murmurait des paroles de réconfort. De longs cheveux dorés cascadaient dans son dos et son visage était de ceux que l’on ne pouvait oublier lorsqu’on les a vus une seule fois, mais (et Rodney se devait bien de se l’avouer !) c’étaient surtout ses formes parfaites qui attiraient le regard. Sentant le regard de l’assistance sur elle, la mystérieuse jeune femme releva la tête et s’assit à côté du corps de la jeune ethnologue avec une grâce féline qui n’était pas sans rappeler la façon d’être de Rachel. « Je suis le major Johnson de l’armée de l’air des Etats-Unis. Le général O’Neill m’a envoyée ici par le biais d’Heimdall. J’étais avec elle à bord de son vaisseau lorsque Thor a dit que Rachel n’allait pas bien du tout et qu’elle allait peut-être mourir. Je connais bien Rachel… elle a été ma meilleure amie pendant des années jusqu’à ce qu’on se perde du vue.» Teyla, qui s’occupait du major K.O. avec l’aide d’Elizabeth, releva la tête à ces mots. « Vous êtes Sarah ? -Elle vous a parlé de moi ? -Longuement. Nous discutions un jour de la valeur des vrais amis et elle a dit que sa seule véritable amie était Sarah Johnson et qu’elle regrettait beaucoup de l’avoir perdue de vue après tout ce que cette Sarah avait fait pour elle. Elle a ajouté qu’elle vous devait plus que la vie. (Une pause) C’est un honneur de vous rencontrer. -L’honneur est partagé. Si Rachel vous a parlé de ça… C’est que vous êtes quelqu’un de bon. -Elle ne m’a parlé de rien du tout. Elle m’a juste dit qu’elle ne serait pas là sans vous aujourd’hui. -J’ai bien peur qu’elle ait raison mais pour le moment je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus pour elle. C’est qui lui ? -C’est le major Sheppard. Il… -Ah oui je vois. Heimdall m’a expliqué leur petit problème… Tout ce qu’on a à faire c’est le surveiller pour ne pas qu’il étrangle Rachel, c’est ça ? Elizabeth prit la parole. -Plus ou moins. » Sarah sauta à bas de son perchoir et se pencha vers le major pour le regarder de plus près. Son examen dut la satisfaire car elle sourit avant de retourner près de son amie et de lui reprendre la main.
*Au milieu de nulle part. Rachel écoutait parler Illeana. Illeana, « elle », son ancêtre. La fumée rose. Cette femme qui avait été désignée à un homme qu’elle haïssait et à qui il avait quand même fallu qu’elle donne des enfants. L’ancêtre de Rachel était sa première-née. Son amant, Perish, lui aussi, avait été désigné à une femme détestable qui lui avait donné deux fils. John Sheppard descendait du cadet, l’aîné était resté stérile. Perish et Illeana se voyaient en cachette. Ils s’aimaient. Mais un jour Illeana avait annoncé à son amant qu’elle allait avoir un autre enfant. Perish, fou de jalousie, l’avait tuée. Puis s’était suicidé en réalisant la portée de son geste. Ainsi, chacun des deux amants était responsable de la mort de l’autre. Et l’âme d’Illeana avait ruminé sa rancœur pendant des siècles jusqu’à ce que la chair de sa chair arrive et lui permette d’avoir un corps à nouveau. Seule la noirceur qui régnait dans les tréfonds de celle de Rachel lui avait fait comprendre que cela était mal de priver sa descendante d’une vie. Mais cela, Perish, lui, ne l’avait pas compris…
A suivre… |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 11 Oct 2005 - 13:54 | |
| D'accord. Partie 5.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Sarah Johnson s’inquiétait beaucoup pour son amie. Par le passé déjà, Rachel avait bien failli lui échapper alors qu’elle faisait tout son possible pour la sauver. Nerveuse, elle faisait les cent pas de long en large dans le vaisseau de Thor, imitant sans le savoir les gestes du major Sheppard quelques heures auparavant. Teyla et Ford étaient assis contre une paroi, Rodney avait posé une main sur le bras d’Elizabeth qui en semblait singulièrement réconfortée, Thor et Heimdall avaient ranimé Carson qui ne se souvenait pas de ce qui lui était arrivé. John était toujours allongé par terre, inconscient. Tous, silencieux et immobiles, attendaient.
*Au milieu de nulle part. Rachel comprenait maintenant. Aucune des deux âmes n’avait pu trouver le repos, faute d’avoir été pardonné par l’autre pour avoir été la cause de sa mort. Perish voulait parler à Illeana, Illeana voulait parler à Perish… mais sans corps ni bouches, ils avaient été incapables de communiquer entre eux. Le seul moyen qu’ils avaient était de posséder un être vivant, mais cela impliquait de grandes souffrances pour l’hôte, et la plupart du temps leur rancœur prenait le pas sur leur désir de réconciliation et ils poussaient leurs hôtes à s’entre-tuer. Illeana avait réussi à se contrôler en prenant connaissance du tragique passé de Rachel, l’horreur dont la vie de la jeune femme était marquée avait suffi à lui rendre une conscience claire.
Oui, Rachel comprenait. Et elle était prête à venir en aide à son ancêtre, de la seule façon possible.
*Atlantis, orbite. A bord du Daniel Jackson. Un gémissement sourd alerta tout le monde. Sur le banc médical, Rachel avait bougé. Ses yeux clignèrent plusieurs fois, elle ouvrit la bouche pour parler mais seul un son rauque sortit de sa gorge desséchée. Heimdall lui présenta un bol d’eau qu’il fallut soutenir pendant qu’elle buvait, tant sa faiblesse était grande. Elle se redressa et s’assit avec difficulté. Ses yeux balayèrent toute la pièce avant de tomber sur la silhouette inerte du major. Autour d’elle, tout le monde parlait en même temps, seule Teyla sembla remarquer le mutisme de la jeune femme, et le fait que ses yeux bruns avaient viré au bleu foncé, presque violet. Elle prit la parole. -Rachel ? L’intéressée secoua la tête de droite à gauche. Tout le monde se raidit. La femme parla alors, d’une voix encore marquée par la soif mais très belle, très musicale, un peu chantante et surtout hésitante, comme si elle n’était plus accoutumée à articuler des mots. -Elle m’a laissé la place. Pendant quelques minutes seulement… juste le temps de dire…
Elle s’interrompit et tous les regards se tournèrent vers le major qui venait de s’asseoir en grognant. John fronça les sourcils et dit : -J’ai rêvé de ça… Ces yeux… C’est à ce moment là seulement que le reste du groupe remarqua qu’en effet, les yeux de Rachel avaient changé de couleur.
La jeune femme se leva, manqua trébucher mais se retint. Elle avança, passa entre Rodney et Sarah, s’agenouilla devant le major, toujours assis par terre. Celui-ci lui confia, à voix basse : -Je vais le laisser vous parler. Mais avant, jurez-moi que vous laisserez Rachel en paix après. La femme acquiesça silencieusement. Alors, John ferma les yeux. Quand il les rouvrit, son expression avait changé, sa façon de se tenir également. Il se leva et se campa face à Illeana qui s’était levée elle aussi. Quand il ouvrit la bouche pour parler, sa voix avait baissé d’un octave ou de deux, l’effet produit ressemblait à un grondement. Les deux jeunes gens (pas si jeunes que ça en fait) s’écartèrent du groupe et on les vit murmurer quelques minutes.
Rodney, nerveux, attrapa le bras d’Elizabeth et chuchota : -Est-ce que vous savez ce qui se passe ? -Je n’en sais pas plus que vous, Rodney. Pour être franche, je m’inquiète… Tout ça me fait un peu peur. Elle n’ajouta rien mais Rodney passa un bras autour de ses épaules. Elle le remercia d’un sourire et dirigea son regard vers les deux silhouettes, près la baie panoramique. A la fin de leur conciliabule, les deux intrus revinrent vers les autres qui avaient suivi l’échange avec méfiance et Illeana parla : -Tout est terminé maintenant. Nous allons partir et nous ne reviendrons plus. Rachel et John s’en porteront beaucoup mieux. (Elle se tourna vers Sarah, lui sourit). Veille bien sur elle, tu sais mieux que quiconque combien elle est fragile. C’est cette fragilité qui m’a rendu à nouveau maîtresse de moi-même… (Se tourna vers Perish). Il faut y aller maintenant. Les deux esprits se regardèrent intensément à travers des yeux qui n’étaient pas les leurs et s’étreignirent avec passion. A cet instant, leurs âmes quittèrent les corps qu’ils avaient empruntés, non plus sous les deux vapeurs bleues et roses, mais sous l’apparence de deux formes lumineuses qui s’élevèrent vers le plafond.
Deux âmes en pleine Ascension.
Trois jours après… *Atlantis, terrasses. Le major Sarah Johnson et le docteur Rachel carter étaient accoudées à la rambarde du balcon et discutaient gaiement. La joie de Rachel, lorsqu’en se réveillant, elle avait vu Sarah assise près d’elle, avait été si forte que Carson avait jeté le major hors de l’infirmerie en tenant plus ou moins ce discours : -Avec ces deux majors qui envahissent mon infirmerie je n’arriverai jamais à soigner Rachel correctement ! Major Johnson, faites comme le major Sheppard et débarrassez-moi le plancher, je vous contacterai dès que vous pourrez la voir ! Sur ce, il avait vigoureusement fermé les portes au nez de Sarah indignée, ce qui d’avait manqué faire étouffer Rachel de rire.
Lorsque Carson l’avait enfin autorisée à quitter l’infirmerie, la première chose que fit Rachel fut de chercher son amie qu’elle tira d’une confrontation épique avec le sergent Bates qui « n’acceptait d’ordres que du major Sheppard ». Rachel avait embarqué son amie au moment où celle-ci allait fracasser la tête du pauvre sergent contre une console. Ensuite, paisiblement installées contre la rambarde du balcon, elles avaient discuté pendant des heures. De Jack O’Neill, avec qui Sarah avait eu une liaison, de Rachel et de John, du passé aussi. La porte s’ouvrit dans leur dos et Sarah se retourna pour tancer vertement l’intrus, lorsqu’en le voyant elle sourit et murmura « Je repasserai plus tard ».
Un peu surprise par l’évaporation de son amie, Rachel qui regardait ailleurs se retourna et reconnut la silhouette de John qui verrouillait la porte derrière Sarah. La gorge de la jeune femme s’assécha d’un coup, et son cœur accéléra. Ses mains se mirent à trembler et elle dut les cacher derrière elle pour ne pas que le major s’en aperçoive. Ce qui inquiétait Rachel plus que tout, c’était son petit air sérieux qui ne lui était pas, mais alors vraiment pas coutumier.
John s’approcha d’elle et ouvrit la bouche. Rachel eut juste le temps de penser très fort *Par pitié qu’il ne parle pas de nous… !* avant qu’il ne commence à parler. -Rachel… Il faut qu’on parle. -Euuh oui… Très nerveux lui aussi, John se détourna et s’accouda à la balustrade, regardant la mer. -Rachel, j’ai parlé avec Sarah. *Parlé ??? Mon Dieu de quoi ? J’espère qu’elle ne lui a pas dit oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu… * -Elle m’a dit que, euh… tu avais eu des problèmes avec les hommes par le passé… (Le tutoiement était venu tout seul). *Oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu… * -Rachel ? -Oui, oui… Euh, oui. Oui, elle a raison. Je… *Oh mon Dieuuuuuuuuu… * John, je t’en prie… -Rachel, tu t’en es rendue compte. Forcément. Je n’ai pas pour habitude de me jeter sur une femme une demi-heure après l’avoir rencontrée… (Rachel sourit à cette évocation de leur épopée dans le hangar des chasseurs stellaires.) Rachel, ce que je veux dire c’est que j’aimerais beaucoup, vraiment beaucoup, qu’il y ait plus que de l’amitié entre nous. *O mon Dieu… * -Mais évidemment, si tu as comme le dit Sarah un traumatisme avec les hommes… Je ne voudrais pas que tu te forces… à cause de moi.
Son expression était presque tragique à ces mots. Rachel réalisa combien ce petit discours avait dû lui coûter. Mais en même temps… tant de délicatesse à son égard… Et si, après tout, il existait un homme capable de lui faire oublier les horreurs de son passé ? Lorsqu’elle reprit la parole, son sourire aurait pu éclairer des galaxies entières pendant des siècles et des siècles. -Je pense que je n’aurai pas besoin de me forcer.
Quelques secondes plus tard, Sarah sourit largement en apercevant par les verrières du poste de contrôle John et Rachel s’embrasser passionnément sur le balcon.
Fin de l’épisode deux. Attention, ça se gâte dans l’épisode trois !! |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 11 Oct 2005 - 14:12 | |
| Episode trois : Rivalité.
Partie 1. -13 ans
*Atlantis, quartiers du major Sheppard. Il était tard. La nuit était tombée depuis longtemps sur Atlantis, et presque tout le monde dormait. Tout le monde, sauf John Sheppard. Le major était assis sur son lit et laissait dériver ses pensées au hasard. Il avait bien essayé de lire quelques pages de Guerre et Paix pour se changer les idées mais rien n’y faisait : il ne pouvait s’empêcher de penser à Rachel.
Aussi loin qu’il s’en souvienne, jamais il n’avait rencontré de femme aussi attirante. Bien sûr, des plus belles, il y en avait, mais elles étaient trop parfaites. Trop distantes. Ce qui lui plaisait tant chez Rachel, c’était sa façon d’être, sa grâce féline et sensuelle, mais aussi sa vulnérabilité et son angoisse dans les heures les plus noires de la nuit. Plusieurs fois déjà, il l’avait entendue hurler au milieu d’un cauchemar.
Sarah Johnson dans ces cas-là sortait de sa chambre pour aller réveiller son amie. Mais ce soir-là, Sarah n’était pas dans la cité. Elle était en mission sur le continent, chargée d’apporter des médicaments aux Athosiens. Un orage l’avait forcée à passer la nuit là-bas. Et Rachel se débattait, prise au piège des horreurs du passé…
*Atlantis, quartiers de Rachel Carter. Rachel rêvait. Un beau rêve. John était là, ils parlaient tranquillement, et à un moment, il avait posé ses mains sur ses épaules pour l’attirer contre lui et l’embrasser. Soudain, le rêve se transforma en cauchemar. Deux mains brutales enserrèrent ses épaules, meurtrissant la peau délicate, la jetant à terre sur un tas de cailloux. Deux mains qui lui arrachèrent ses vêtements, le froid de la nuit la saisit. Une odeur d’alcool et de sueur… Une douleur intense au plus profond d’elle-même.
Rachel hurla.
Dans les secondes qui suivirent, la porte de sa chambre s’ouvrit et se referma, et une silhouette entra, une main se posa sur son bras pour la tirer du cauchemar. Terrorisée, Rachel pensa « Sarah ! » et se blottit dans les bras tendus vers elle. Elle réalisa alors que la personne qui la serrait doucement contre elle était un homme. Encore hantée par son cauchemar, elle se dégagea en poussant un cri terrifié, avant de reconnaître la silhouette qui se penchait vers elle, l’air très inquiet. « John ! ». Vaincue par la peur, elle se blottit contre lui et s’agrippa à ses épaules, désespérément.
Un peu désemparé devant cette terreur animale, presque primitive, John ne savait pas trop comment réagir, quoi dire pour réconforter Rachel qui tremblait comme une feuille. Alors il la serra doucement contre lui, lui offrant un peu de sa force d’homme pour effacer la noirceur de son rêve, la berçant doucement en lui murmurant des paroles de réconfort. Peu à peu, la jeune femme se calma, et nicha sa tête contre son cou en poussant un soupir tremblant. John resserra sa prise autour de sa taille avant de découvrir un fait troublant…
Quand il avait entendu Rachel hurler dans sa chambre, complètement incapable de se défendre contre cette peur qui venait d’elle-même, il n’avait écouté que sa profonde inquiétude et était allé la réveiller, puisque Sarah n’était pas là pour le faire. Il l’avait prise dans ses bras sans arrière-pensée, simplement parce que c’était le seul moyen de lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule, qu’elle n’était plus seule.
Mais là, alors qu’elle était serrée contre lui dans les ténèbres, recroquevillée à ses côtés sur son lit, il prit conscience du fait qu’elle ne portait guère que ses sous-vêtements en dessous de son T-Shirt, et que lui en fait ne portait qu’un pantalon de survêtement. Il sursauta et se recula légèrement, pour respecter un semblant de pudeur. La jeune femme, si elle tolérait les baisers et les caresses sur la joue, avait en effet une réaction marquée de recul lorsqu’il tentait d’aller un peu plus loin. Il se décala donc pour ne pas la gêner outre mesure. C’était déjà bien assez osé pour elle d’être blottie contre lui, tout contre lui.
Rachel sentit son mouvement et leva la tête, interrogatrice, suffisamment pour que John entraperçoive dans les ténèbres ses yeux encore agrandis par la peur et sa bouche humide de larmes. Un signal d’alarme résonna dans sa tête *On se calme, oh là là mauvais plan… *. Les lèvres de Rachel se remirent à trembler, comme si des larmes allaient couler à nouveau. *Elle va m’en vouloir… Par pitié Rachel ne me regarde pas comme ça ! * Ses lèvres remuèrent et John dut tendre l’oreille pour entendre ce qu’elle murmurait, d’une voix rauque et hachée. « Fais-moi oublier… John, je t’en prie, je t’en supplie… fais-moi oublier… » *De quoi elle me parle là ? J’ai dû mal comprendre.*
Puis, alors que Rachel le regardait, avec au fond des yeux un appel vibrant, suppliant, John se décida. *Après tout, si elle change d’avis, elle n’aura qu’à me le dire… Je ne veux pas la forcer, surtout que…* Sa pensée ne s’acheva pas.
Sa bouche descendit à la rencontre de celle qui s’offrait, et il sentit que Rachel avait noué ses bras autour de sa nuque. Un long baiser, très particulier, différent de ceux qu’ils avaient déjà échangés au détour d’un couloir, entre deux réunions. Confiance, amour, espoir, abandon. Le sceau d’une promesse, le premier pas vers quelque chose de bien plus fort, de tellement plus beau que ce qu’ils avaient déjà vécu auparavant.
Les mains de John quittèrent la taille de Rachel pour glisser doucement sous son T-Shirt. La seule réaction perceptible de la jeune femme fut une légère crispation de ses mains sur sa nuque. Le T-Shirt glissa à terre. Les mains du major caressèrent son dos nu, descendirent délicatement vers les hanches de la jeune femme, qui prit une brusque inspiration. *Je fais une bêtise là, je le sens… Tant pis, à Dieu va ! * Les sous-vêtements rejoignirent le T-Shirt par terre, vite suivis par le pantalon. Sans trop savoir comment, Rachel se retrouva allongée sur son lit. Un flot d’émotions et de sensations inconnues explosa dans son esprit et elle perdit totalement pied. A cet instant, son cerveau enfiévré décida d’arrêter de penser. Les mains de John parcouraient son corps sous toutes les coutures, s’arrêtant à chaque découverte, comme s’il essayait de l’apprendre par cœur, puis continuaient leur chemin. Sa bouche se trouvait à présent quelque part entre sa poitrine et son nombril. John voulait lui donner autant qu’il allait lui prendre. Ses mains glissèrent sur ses hanches, le long de ses cuisses, caressèrent un sein, une épaule, un coude, avant de s’éloigner, et de revenir, dans un ballet incessant et terriblement nouveau pour Rachel qui à présent ne savait plus du tout où elle en était. Une sensation nouvelle, inédite, naquit au creux de son ventre, brûlante et pulsant au rythme de son cœur déchaîné. Le corps de Rachel, après tant d’années, apprenait enfin le désir.
Quand la brûlure devint trop impérieuse, Rachel haleta et enfonça ses doigts dans les cheveux de John. Sa conscience vacilla comme une bougie en plein vent et disparut, pliant bagage le temps d’une nuit. A demi-folle de passion, elle voulait sentir son corps sur le sien, sa bouche sur la sienne, sa peau contre sa peau, ses mains sur son corps. Quand, enfin, il entra en elle, son petit cri de surprise se mua en un long gémissement de plaisir.
Leur union était tellement profonde, tellement accomplie, qu’ils ne surent plus où finissait l’un et où commençait l’autre. Ils vivaient l’instant présent ensemble, vibraient ensemble, donnaient ensemble.
Fragment d’éternité, goût d’absolu.
La nuit complice, peuplée de soupirs, se referma autour d’eux.
Quand, au petit matin, le major Johnson passa la tête par la porte de son amie, pour vérifier si elle avait bien dormi, le spectacle inédit qu’elle découvrit lui fit hausser un sourcil.
Au milieu d’un désordre chaotique constitué de vêtements épars, entassés en vrac dans un coin, et d’un fouillis de draps arrachés, empilés ou plutôt jetés un peu partout au petit bonheur la chance, il y avait Rachel, paisiblement endormie et irradiant un bonheur absolu, reposant dans les bras du major Sheppard assoupi qui la serrait contre lui comme s’il défiait le monde entier d’essayer de la lui arracher.
Souriante, Sarah referma la porte.
A suivre… |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Mar 11 Oct 2005 - 14:31 | |
| OK.
Partie 2.
*Atlantis, quartiers de Rachel Carter. L’aube se glissant par la baie vitrée de la chambre réveilla le major Sheppard. Un peu désorienté de prime abord de se réveiller dans une chambre qui n’était pas la sienne, il se rappela bientôt toute la nuit dans son intégralité. Il baissa les yeux vers la silhouette féminine qui dormait profondément, et sourit en voyant l’état de la pièce, littéralement dévastée, comme si une mini-tornade était passée par-là. John se dégagea doucement des bras de Rachel, pour ne pas la réveiller, et remit en place du mieux qu’il le put les draps arrachés du lit et expédiés au hasard un peu partout dans la chambre. Il ramassa les vêtements entassés par terre, remit les siens et reposa ceux de Rachel sur la chaise près de la table après l’avoir redressée. Enfin, déposant un baiser léger sur l’épaule de sa bien-aimée, il sortit de la chambre et retourna dans la sienne, souriant au souvenir de cette nuit mémorable.
*Atlantis, salle de contrôle de la Porte des Etoiles. Elizabeth Weir était, pour ne pas changer, très contrariée ce matin-là. Une espèce de bestiole préhistorique monumentale avait ravagé le site Alpha et il fallait envoyer Atlantis 1 explorer de nouveaux mondes d’urgence pour en trouver un nouveau. Soupirant de résignation devant le retard des membres de l’équipe, elle alluma les haut-parleurs de la cité : « Atlantis 1 en salle de briefing dans dix minutes ! »
*Atlantis, quartiers de Rachel Carter. L’ethnologue se réveilla en sursaut à l’annonce d’Elizabeth. La jeune femme, lorsqu’elle regarda sa chambre, éprouva un léger sentiment de déception. Sa mémoire lui rappelait une chambre en désordre, des draps partout et surtout un homme dans le lit à ses côtés. Plus rien ne restait au petit matin… « Ce n’était qu’un rêve… » Son cœur la lança brusquement à l’énoncé de ces mots. Soupirant de tristesse (C’était un très beau rêve qu’elle avait fait), elle sauta du lit. Même ses vêtements de nuit étaient sagement posés sur le dossier de sa chaise. Elle avait du les enlever avant de s’endormir et ne s’en était pas souvenue. Poussant de nouveau un gros soupir de désillusion, elle tendit le bras vers sa garde-robe et se prépara à aller au briefing.
*Atlantis, salle de briefing. Tout le monde était déjà réuni et le briefing avait commencé quand Rachel entra dans la salle de réunion. Elizabeth afficha un air surpris en la voyant. -Rachel ? Il y a un problème ? -Euh, non… Le briefing… -Je ne vous l’ai pas dit ? Vous avez été transférée avec le major Johnson… Comme elle vient juste d’arriver il lui faut une équipe d’exploration et elle a beaucoup insisté pour vous avoir avec elle… Cela vous pose un problème ? -Oh non pas du tout, je m’entends très bien avec elle. Je… je vais vous laisser alors. A plus tard !
La jeune femme sortit de la pièce, non sans remarquer le regard étrange que le major braquait sur elle. Rougissante au souvenir de son rêve, elle s’accouda à la rambarde de la passerelle d’observation et s’abîma dans la contemplation de la Porte. Puis, lorsque le briefing se termina, elle s’éclipsa avant de tomber sur John.
Quelques heures plus tard, elle marchait dans un couloir lorsque des éclats de voix furieux l’entourèrent. Cela provenait de la salle d’armes. Un peu inquiète, elle se dirigeait dans cette direction lorsqu’elle reconnut la voix d’Elizabeth et celle, plus basse, de Sarah. Sérieusement inquiète ce coup-ci, elle accéléra l’allure et déboula dans le gymnase, entre Rodney Mc Kay, le major Sheppard et une nouvelle recrue dont elle ne connaissait que le prénom, Godrik, juste à temps pour apercevoir les deux femmes se hurler dessus en braillant comme des marchandes de poisson. Selon toute vraisemblance, la tenue de Sarah (débardeur très moulant et pantalon taille basse) n’avait pas plu à Elizabeth qui l’avait réprimandée gentiment. Sur les nerfs, Sarah avait répliqué vertement et la discussion avait dégénéré. Apparemment, là, elles étaient tout près d’en arriver aux mains. A l’instant où Rachel allait se jeter entre elles, Sarah se détourna et s’enfuit presque vers ses quartiers pour se changer. Sans un regard pour Elizabeth qui semblait au bord des larmes, l’ethnologue se jeta à la poursuite de son amie qu’elle retrouva dans sa chambre. Rachel toqua. Sarah lui hurla de foutre le camp…
La dernière remarque de Sarah avant de quitter la salle avait été : « Vous cherchez quelqu’un pour me remplacer ? Prenez Rachel, elle est docile et ne vous causera pas d’ennuis, elle. » Un peu ennuyée, Rachel retourna dans sa chambre et fourragea dans sa garde-robe avant de trouver son bonheur. Des habits qu’elle n’aurait portés sous aucun prétexte la veille encore. Mais là, étrangement, une toute nouvelle assurance la poussait en avant. Son drôle de rêve n’y était sans doute pas pour rien. Rachel se sentait d’humeur… rebelle. Elle enfila donc sans hésiter le pantalon en cuir et le débardeur moulant qui montrait plus de peau qu’il n’en cachait et prit vaillamment la direction de la salle d’armes qu’elle trouva déserte.
Avisant le punching-ball, elle y porta un grand coup de poing, suivi d’un coup de pied tout aussi violent. Les mouvements s’enchaînaient. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait plus pratiqué… Mais le savoir était toujours là. Lorsqu’elle s’arrêta, un peu essoufflée, trois personnes étaient entrées dans la pièce. Godrik, John, et Rodney qui bavait abondamment sur ses chaussures. Un peu gênée, la jeune femme commença à rougir de sa tenue, puis l’étincelle qu’elle remarqua dans le regard du major lui fit lever la tête, redressant fièrement le menton. Répondant au regard ahuri de Godrik, elle lança : « Solidarité féminine ! » avant de sortir de la salle et de rejoindre ses quartiers, croisant dans le couloir une Sarah en tenue réglementaire qui ouvrit des yeux ronds en la voyant passer ainsi attifée.
Quelques heures après, Elizabeth Weir accorda un court entretien à Rachel, laquelle lui démontra fermement qu’elle s’y prenait très mal avec Sarah et qu’un peu de liberté pendant les moments de repos ne pouvait faire de mal à personne. Un peu penaude devant la toute nouvelle assurance de l’ethnologue, Elizabeth consentit quelques concessions. Et Rachel sortit du bureau, avec un air triomphateur qui étonna tout le monde dans le poste de contrôle, tout le monde sauf John qui emboîta le pas au dragon en jupon, mine de rien.
Dans les minutes qui suivirent, les deux amants, il faut bien leur reconnaître ce titre !, eurent une sérieuse discussion au cours de laquelle il ressortit clairement que : 1, le rêve de Rachel n’était pas un rêve du tout, et que 2, l’ouragan de passion qui les avait jetés l’un sur l’autre ne s’était pas calmé, loin de là. Les deux jeunes gens s’apprêtaient à se diriger vers les quartiers pour rééditer l’exploit de la nuit lorsque Atlantis 1 reçut l’ordre de partir en mission. Embrassant Rachel qui étaéit toute déçue, il se dirigea vers la salle de contrôle de la Porte.
L'équipe partit. Alors que Rachel partait vers son bureau pour travailler, Sarah apparut et l'entraîna vers une salle déserte. -Dis donc, ma belle ! -Sarah, j'ai du travail, s'il te plaît ! -Je sais bien mais j'aimerais te poser une question. Tu as passé une bonne nuit ? Rachel s'empourpra. -Aha ! Pourquoi tu rougis ? Est-ce que par hasard, je n'aurais pas eu d'hallucination en passant la tête dans ta chambre ce matin en rentrant ? Rachel rougit encore plus. -Sarah ! Tu m'as espionnée ! -Mais non, je voulais juste savoir si tout alllait bien. Apparemment oui ! -Ce n'était pas prémédité, tu sais. -Je m'en doute, va. C'est bien que tu... reprennes confiance en toi, comme ça. Ca me rassure. -Ca fait si longtemps maintenant... -Rachel, tu ne crois pas que le mpoment est venu d'oublier ? -Tu as raison, comme d'habitude ! Les deux femmes discutèrent encore quelques temps. Le lendemain, elles se dirigèrent vers la salle de la Porte pour accueillir Atlantis 1 qui rentrait. Souriante, Rachel trépignait presque en attendant que John traverse. Cependant, la mine de Ford et Mc Kay, et celle encore plus sombre de Teyla lui fit craindre un accident. -Teyla ? Que s'est-il passé ? -Rachel, vous ne devriez pas rester là. -Il y a un problème ? Que se passe-t-il ? Teyla tenta de l'entraîner à l'écart mais Rachel se dégagea. -Est-ce que l'un de vous va enfin me dire de quoi il s'agit ? Ford prit la parole. -C'est le major Sheppard. Rachel s'inquiéta. -Il est blessé ? -Non, mais il... euh... Quelqu'un traversa alors l'iris. Rachel, qui touranit le dos à la Porte, vit le regard de Sarah en face d'elle devenir très dur. Son amie lui saisit le bras lâché par Teyla avec une force stupéfiante et la tira vers la sortie. Rachel résista et fit volte-face.
Elle blêmit. John était là, mais une femme avait traversé avec lui, lui tenant le bras. Et John souriait à cette femme. Le coeur de Rachel se mit à battre de plus en plus vite. Le couple passa devant elle. La femme lui jeta un regard méchant et John ne la regarda même pas.
Et John embrassa l'inconnue. Là, devant elle, en pleine salle de la Porte, devant tout le monde. Rachel devint blanche, très, très blanche. Sarah qui avait tout suivi tendit instinctivement les bras pour retenir son amie qui vacillait.
Mais Rachel ne sentait plus rien. Pressant de ses mains glacées le vide dans sa potrine où quelques instants auparavant quelque chose battait fébrilement, elle ferma les yeux.
Rien. Il ne lui restait rien. Que le désepoir noir, sinistre, qui émanait de son coeur brisé en mille fragments.
A suivre... |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Jeu 13 Oct 2005 - 8:57 | |
| Partie 3.
*Atlantis, salle de contrôle de la Porte. Sarah Johnson réfréna une envie très tentante de casser la figure à John Sheppard pour prendre Rachel dans ses bras et l’éloigner un peu du groupe qui se formait autour du couple langoureusement enlacé qui continuait à se compter les dents mutuellement. Rachel, choquée, se laissait faire comme une poupée de chiffon. Tournant le dos à la scène qui se déroulait derrière elle, Teyla prit l'autre bras de Rachel et aida Sarah à l'emmener dans ses quartiers. La jeune ethnologue ne bougeait pas. Les yeux dans le vide, l'air hallucinée, elle ne semblait pas voir ce qui se passait autour d'elle. Teyla, inquiète, passa une main devant les yeux de la jeune femme. Aucune réaction. Sarah parla : -Teyla, je vais rester avec elle, vous devriez y aller. -Vous êtes sûre, major Johnson ? -Je... oui, ça ira, j'ai déjà vu Rachel comme ça, je pense pouvoir la ramener. -Si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas, d'accord ? -Entendu, si il y a un problème, je vous appelle. -Merci.
Teyla s'inclina et quitta la pièce. Sarah alors s'assit sur le lit près de son amie, ce même lit où elle l'avait vue resplendissante de bonheur deux jours plus tôt. Rachel ne bougeait toujours pas. Soudain, ses yeux se révulsèrent, et elle tomba sans connaissance, glissant à terre sans que Sarah puisse la retenir. Affolée, celle-ci se jeta hors de l'appartement et appela Teyla qui, par chance, n'était pas loin. Les deux femmes soulevèrent Rachel et la transportèrent à l'infirmerie...
*Atlantis, salle de briefing. Elizabeth, un peu perplexe, contempla les deux groupes qui se regardaient en chiens de faïence. D'un côté, Ford et Mc Kay, l'air franchement réprobateur, et de l'autre John et l'inconnue, collés l'un à l'autre. Sur un regard d'Elizabeth, Ford se leva et s'approcha d'Elizabeth qu'il attira à l'écart. -Mais qu'est-ce qui se passe ici, lieutenant ?! -Justement, madame, on n'y comprend plus rien... On est arrivés sur la planète hier, et c'est cette femme qui nous accueillis. C'est la seule personne vivante qu'on ai vue. Le major n'avait pas l'air enchanté, il a dit qu'on allait repartir... Elle a souri d'une drôle de façon, et d'un coup le major est devenu tout sucre tout miel, et ils ont passé la nuit ensemble, madame. -Quoi ?!! -On suppose, ils ont dormi dans la même chambre, madame. -Et vous l'avez laissé faire ? -Teyla a voulu le raisonner mais rien à faire, madame. Il nous a dit que c'était un coup de foudre, qu'il n'aimerait jamais qu'elle, et tout le toutim, madame.
Soudain, le communicateur d'Elizabeth bippa. C'était Sarah Johnson. -Docteur Weir, Rachel a eu un malaise, elle a beaucoup de fièvre... -Emmenez-la à l'infirmerie. -Elle y est déjà, madame. Le docteur Beckett s'occupe d'elle, il nous a mises dehors Teyla et moi. -J'arrive tout de suite.
*Atlantis, infirmerie. Elizabeth entra dans l'infirmerie, suivie de près par Teyla et Sarah, très inquiètes. Le spectacle qu'elles découvrirent leur glaça les sangs. Rachel était étendue, inconsciente, et des paroles sans queue ni tête s'échappaient de ses lèvres craquelées. Ford et Mc Kay, qui avaient suivi Elizabeth, restèrent un peu en retrait. Elizabeth prit la parole. -Docteur ? Que se passe-t-il ? -Une fièvre cérébrale carabinée provoquant des délires terribles. -Y aurait-il un rapport avec Illeana ? -Aucun. D'après le major Johnson, elle aurait subi un choc émotionnel très violent. Je pense que son esprit s'est anesthésié de lui-même pour qu'elle arrête de souffrir, et le choc émotionnel a provoqué une fièvre intense. Rien de bien grave, quelques médicaments et elle ira mieux. Sur le plan physique du moins, moral c'est autre chose. Je suis en train de faire des examens poussés, je lui ai fait une prise de sang. -Bien, tenez-nous au courant.
Elizabeth se détourna pour partir, lorsque l'inconnue et John entrèrent. -Là, c'est l'infirmerie... -Oh c'est beauuu ! Minauda la femme. -Docteur Weir ? Que faites-vous là ? Il y a un problème ?
Elizabeth pour toute réponse désigna le lit où gisait Rachel. -Oui, c'est un beau lit très bien fait, et ??? demanda le major. -Vous ne voyez pas Rachel ? Sur le lit, là ! -Rachel ? (Ses sourcils se froncèrent comme si un souvenir enfoui cherchait à resurgir, mais l'inconnue lui pressa la main plus fort, et toute expression s'effaça de son visage. John se détendit.) Je ne vois personne et je ne connais aucune Rachel, docteur Weir !
Sarah ouvrit des yeux ronds. Haussant les épaules, John se détourna et entraîna sa pouffiasse, euh pardon son amie hors de l'infirmerie.
-Mais qu'est-ce qui se passe ici ? [Mc Kay] -Bonne question, j'en sais rien. [Beckett] -Lieutenant Ford, gardez un oeil sur eux. Teyla, vous aussi. Rodney, essayez de voir si on ne parle pas de cette planète dans l'ordinateur de la cité. Je soupçonne quelque chose... [Elizabeth]
Tout le monde sortit, sauf Sarah qui resta un peu en arrière. Elle attrappa la main de Rachel et murmura : « Je t'en prie, ne me rafais pas ça... Pas une deuxième fois ! »
Elizabeth fronça un sourcil. -Major Johnson ? -J'ai déjà vu Rachel comme ça il y a treize ans, et j'ai eu beaucoup de mal à la sauver, je... -Racontez-moi. -Je ne peux pas ! C'est l'histoire de Rachel, c'est son secret le plus intime. Je ne peux pas. Désolée.
Sarah quitta la pièce, suivie par Elizabeth.
*Atlantis, salle de contrôle, deux jours après. L'oreillette d'Elizabeth bippa à nouveau. C'était le docteur Beckett, et il avait l'air affolé. -Docteur Weir, Rachel a repris conscience mais elle s'est enfuie de l'infirmerie ! Je ne sais pas du tout où elle est !
Sarah entendit tout et se leva d'un bond. Son prssentiment s'était concrétisé. Rachel allait tenter une fois de plus de mettre fin à ses jours. Elle devait l'en empêcher !
Elles entendirent alors un bruit de course. Tendant la tête, elles virent Rachel qui traversa le poste de contrôle en courant pour débouler sur les terrasses comme une flèche.
Elle enjamba la balustrade.
Sarah se précipita.
Rachel passa la deuxième jambe.
Sarah tendit désepérément les bras pour la retenir.
Rachel sauta.
Sarah hurla. « Noooooooooooooooon ! Rachel ! » Elle tomba à genoux et se prit la tête entre les mains. Cette fois, Rachel avait réussi.
A suivre...
Dernière édition par le Ven 14 Oct 2005 - 9:23, édité 1 fois |
|  | | Zoubi Dieu


 Nombre de messages: 6038 Age: 23 Localisation: Devant mon ordinateur. Logique, non ? Date d'inscription: 12/09/2005
 | Sujet: Re: Bienvenue sur Atlantis Ven 14 Oct 2005 - 9:27 | |
| Partie 4.
*Atlantis, terrasses. Une silhouette bondit par-dessus Sarah et se jeta à la poursuite de Rachel. Elizabeth songea *Mais c'est une épidémie ou quoi ?* avant de se diriger vers la silhouette prostrée sur le balcon. -Major Johnson... major Johnson ? Sarah ne bougea pas. -Sarah ? La jeune femme releva la tête. Elizabeth l'aida à se relever. -Vous pourriez m'expliquer ce qui vient de se passer ? Demanda Elizabeth. -Rachel... Rachel n'a pas supporté de se sentir trahie à nouveau... Ca lui a rappelé de mauvais souvenirs... -Ces fameux souvenirs dont vous ne voulez pas me parler ? -Oui. Ne m'en voulez pas, je ne peux pas. Je lui ai promis. -Mais, major... Elle est morte... Sarah se mordit les lèvres. -Alors ma promesse est d'autant plus inviolable. On ne trahit pas un mort. Sa voix se brisa sur le dernier mot.
Soudain, un cri résonna sur les terrasses : -Là ! Je les vois ! Sarah et Elizabeth se précipitèrent à l'extérieur et regardèrent tout en bas. Deux têtes dansaient sur les vagues de l'océan.
*Atlantis, océan. Rachel se laissait couler lorsqu'une main aggrippa ses cheveux et lui tira la tête hors de l'eau. Elle se débattit mais la personne qui la tenait la tenait bien, et puis de toute façon, elle n'avait plus envie de se battre. Elle ne bougea pas d'un poil, obligeant la personne qui la tenait à nager très vite pour ne pas couler. Soudain, un rayon de téléportation Asgard les entoura.
*Atlantis, salle de contrôle. Rachel et la personne qui la tenait se matérialisèrent à côté d'Elizabeth. Celle-ci se tourna vers la créature derrière elle. -Merci d'être venu si vite, Thor. -Je vous en prie Docteur Weir. C'est toujours un plaisir de vous venir en aide.
Rachel se dégagea de la poigne qui la tenait et se campa face à Thor, les poings sur les hanches. -De quoi j'me mêle ?!!
Thor eut un air surpris et retourna dans son vaisseau. Frustrée de ne pas pouvoir lui hurler dessus, Rachel se tourna vers la personne qui l'avait sauvée et découvrit le lieutenant Lucia Vareela, une militaire aux cheveux bruns at aux grands yeux marrons, arrivée sur Artlantis peu après elle. Elles avaient à peu près le même âge. Rachel allait recommencer à hurler lorsqu'une voix se fit entendre derrière elle. -Rachel ?
L'ethnologue se retourna et allait hurler lorsqu'une gifle magistrale lui coupa la parole. Suffoquée, Rachel plaqua une main sur sa joue brûlante. Lucia fit une grimace *Aïe, ça doit faire mal...* Sarah Johnson venait de gifler son amie. -Ne me refais plus jamis ça. Dit-elle, d'une voix rauque et basse, en détachant bien les mots. Rachel ne répondit pas, le souffle coupé, et continua à dégouliner par terre. Elizabeth, en voyant la flaque énorme qui se formait autour de Lucia et Rachel, les envoya se changer. Sarah, une fois Rachel hors de vue, se passa une main sur le visage et soupira. Elle avait eu très peur.
*Atlantis, Quartiers. Rachel avançait le long du couloir sans dire un mot. Arrivée devant ses appartements, elle vit que Lucia habitait la chambre à côté de la sienne, entre celle de Sarah (en face du couloir) et la sienne. Le jeune lieutenant se tourna vers elle. Rachel lui coupa la parole. -Merci de votre aide, mais la prochaine fois mêlez-vous de vos affaires. Lucia ne se démonta pas. -Navrée de vous avoir contrariée mais il me semblait dommage de vous laisser vous suicider alors que beaucoup de gens tiennent à vous. Rachel ricana, d'un rire de démente, sauvage et effrayant. Lucia battit prudemment en retraite dans ses appartements, en essayant de chasser de sa mémoire le désepoir funeste qu'elle avait lu dans les yeux de la jeune femme.
*Atlantis, salle de réunion. Une fois Rachel séchée, elle avait rejoint Elizabeth et Sarah dans la salle de réunion. Elles furent rejointes par Lucia qui, pour une raison X ou Y, avait été rajoutée à l'équipe de Sarah après l'épisode aquatique de la matinée. Elizabeth tenta de faire dire à Rachel les raisons de son geste mais la jeune femme resta muette. Seule la promesse de sarah de la tenir à l'oeil lui vait évité les calmants et la camisole de force que Carson voulait lui mettre. Elizabeth prit la parole. -Rachel, je dois vous parler sérieusem...
Rodney Mc kay entrant en coup de vent dans la pièce lui coup la parole. -J'ai trouvé !! -Trouvé quoi, Rodney ? [Elizabeth, du ton « sors d'ici ou je t'en colle une »] -Trouvé pourquoi le major ignore le docteur Carter.
Rachel se leva. -Ce n'est pas compliqué Rodney. Il est trop occupé par sa pétasse. -Rachel ! [Elizabeth encore, mais d'un ton indigné ce coup-ci] -Vous lui donneriez un autre nom ? -Elle s'appelle Ysela. -Vous m'en voyez ravie. [Rachel] -Vous vous trompez, docteur Carter. Il a été envôuté ! [Rodney] -C'est trop facile. -Je vous assure. Ecoutez. La planète d'Ysela se nomme Talsavria. Les Anciens n'y sont allés qu'une fois et n'y sont jamais retournés. Cette palanète était autrfois peuplée de femmes mais il n'en reste que peu aujourd'hui. On les nomme « succubes ». Elles possèdent l'esprit d'un homme en prenant la place d'une personne qui leur est chère, et en oblitérant tout souvenir, toute image de ladite personne. -Donc... [Rachel] -Ysela vous a remplacée dans l'esprit du major. Vous êtes effacée de son champ de vison, et les sentiments qu'il éprouve pour Ysela sont ceux qu'il éprouve pour vous.
Rodney s'interrompit brusquement et Elizabeth toussota. Sarah rougit légèrement. Rachel demanda : -Quel moyen avons-nous de faire cesser cette influence ?
Rodney écarta les bras, l'air désolé. -Aucun. Pour vous, c'est fini. Ysela vous a remplacée. Définitivement.
A suivre... |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|