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 Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]

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MessageSujet: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mar 26 Sep 2006 - 9:53

Titre : Le temps d'une année
Genre : Friendship Sheppard & McKay, slash McShep à venir.
Rating : T
Résumé : Cela fait un an depuis Doranda. Rodney s'en souviens et cela lui pèse, mais Sheppard ne semble se rendre compte de rien.

Saison : 3ième, entre 03x02 Misbegotten et 03x03 Irresistible
Spoiler : 02x06 Trinity / L’expérience interdite
Disclaimer : l’univers ne m’appartient pas et je ne touche pas d’argent


Dernière édition par le Dim 12 Nov 2006 - 14:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mar 26 Sep 2006 - 9:57

Chapitre I


§§§


Une année. 12 mois, 52 semaines, 365 jours, 8 766 heures, 525 960 minutes, 31 557 600 secondes.
Cela faisait déjà un an, depuis cet « accident » sur Doranda, depuis qu’il avait perdu sa confiance. Un an, et aujourd’hui, pour lui, cela semblait être une mission – un jour – comme les autres…

§


C’était le matin, juste après le petit-déjeuner, et ils étaient en salle de briefing. Elizabeth Weir, Carson Beckett, Teyla Emmagan, Ronon Dex, John Sheppard et Rodney McKay.
Teyla faisait son exposé sur le peuple qu’ils allaient rencontrer. Ensuite, ça serait à lui, pour décrire la source d’énergie que la sonde M.A.L.P. avait détectée.

TE - … et nous allons, je pense, pouvoir négocier aisément les médicaments du Dr Beckett contre ce pain.
EW - Merci Teyla. Rodney, c’est à vous.

Les regards se tournèrent vers Rodney. Celui-ci, perdu dans ses pensées, avait le regard rivé sur le milieu de la table. Il ne réagit pas à la voix d’Elizabeth. Teyla, qui se trouvait à côté de lui, posa une main sur son bras.

TE - Docteur McKay ?

Rodney sursauta, puis, constatant que c’était son tour, ouvrit son ordinateur portable et commença, sans toutefois regarder quiconque autour de la table.

RM - Oui, heu… La sonde a repéré une source d’énergie au-delà du village. Cela semble provenir d’un endroit situé à environ 150 kilomètres.
CB - Ça fait loin ! Heureusement qu’il y a le Jumper…
JS - La Porte se trouve au milieu de la forêt, elle est donc inaccessible en Jumper…
CB - Mais alors, il va falloir marcher plus d’une journée…
JS - Du calme, Doc’, vous, vous vous occuperez des négociations avec Teyla, et Rodney et moi, on ira voir cet endroit de plus près.

Ils s’attendèrent tous à entendre McKay râler à l’évocation d’une marche de plus de 24 heures… mais rien !

JS - Vous n’avez rien à redire de cette petite rando, McKay ?

Rodney ne lâcha pas l’écran de son portable des yeux pour répondre à Sheppard de son ton le plus sarcastique possible.

RM - Non, Colonel, absolument rien !

Ronon fronça les sourcils à cette réponse, mais personne ne prêta plus d’attention à l’attitude de Rodney, car tous le savaient lunatique.

EW - Très bien, dans ce cas, vous partez après déjeuner. Vous pouvez disposer.

Tous se levèrent et partirent chacun de leurs côtés.

§


Rodney, qui d’habitude allait faire des recommandations aux chefs d’équipes scientifiques avant de partir en mission, alla cette fois directement dans ses quartiers en trainant les pieds. Arrivé dans sa chambre, il se laissa tomber sur son lit et repensa à ce qu’il s’était passé un an plus tôt.

§§§


À Suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 27 Sep 2006 - 8:29

Chapitre II


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Début flash-back

Rodney parcourait la Cité à la recherche de Sheppard. Ils se croisèrent au détour d’un couloir. Sheppard, en apercevant Rodney, changea immédiatement de direction.

RM - Oh, Colonel ! Colonel ! Je vous cherchais partout.

Face à l’insistance du Canadien qui le suivait, le militaire s’arrêta devant le transporteur et se retourna pour lui faire face en croisant les bras.

JS - Je vous écoute.
RM - Je suppose que je mérite cela.

L’attitude et le ton de Sheppard n’avaient rien d’engageant, mais McKay ne se laissa pas démonter, et se lança.

RM - Écoutez, je hum… je voudrais juste m'excuser au sujet de ce qui s'est produit. J'avais tort. Je suis désolé. Et je voudrais vous assurer que je euh… n'essaierai plus d'avoir toujours raison à propos de tout… immédiatement…

Un silence gêné passa.

RM - … c'était une blague.

John entra dans le transporteur.

JS - Très bonne.

Rodney reprit aussitôt son monologue et John se tourna vers lui pour l’écouter.

RM - Je me suis déjà excusé auprès d'Elizabeth… … et Radek et j'ai remercié le Colonel Caldwell pour euh… s'être suffisamment inquiété de nous au point de nous espionner en orbite. En fait, je lui ai envoyé un joli petit e-mail.

Là, Rodney arrivait au moment crucial.

RM - Mais je vous ai gardé pour la fin car hum… Honnêtement, je… je détesterai penser que les évènements récents pourraient avoir des répercutions permanentes sur votre foi en mes habilités… … ou votre confiance en moi. Au pire, j'espère pouvoir au moins les regagner.

La réponse de Sheppard lui fit plus mal qu’il ne l’aurait pensé.

JS - Ça pourrait être long.
RM - Je vois.
JS - Mais je suis sûr que vous y arriverez, si vous y mettez du vôtre.

John appuya sur le plan et les portes du transporteur se refermèrent, laissant Rodney McKay, seul avec sa culpabilité.

Fin flash-back¹

§


Et c’est seul qu’il était également dans ses quartiers, allongé sur son lit trop dur pour être confortable, perdu dans des pensés trop sinistres pour ne pas faire mal.

Rodney se mit sur le côté. Il prit une profonde inspiration, et la relâcha en un soupir.

RM " Pourquoi je lui ai pas dit avant ?… Pourquoi il faut toujours que je finisse par me retrouver tout seul ?...

Il se recroquevilla et poussa un nouveau soupir qui se finit presque en gémissement.

RM - Pourquoi ?...

Mais personne n’était là pour entendre ce chuchotement, et encore moins pour lui répondre.

§§§


À suivre…


§§§


Ndla :
¹ Fin de l’épisode 02x06 Trinity / L’expérience interdite


Dernière édition par le Mer 27 Sep 2006 - 8:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 27 Sep 2006 - 8:32

Chapitre III


§§§


Un peu avant midi, Rodney s’était calmé, mais il était toujours d’une humeur morose. Il se leva et alla se passer un peu d’eau fraiche sur le visage avant de se diriger vers le mess.
Il passa devant les labos, et Radek Zelenka l’intercepta.

RZ - Rodney, vous partez en mission, toute à l’heure ?

Rodney ne s’était pas arrêté et Radek le suivait à côté.

RM - C’est exact. Pourquoi ?
RZ - Et bien, heu… Vous n’êtes pas venu donner vos instructions, alors…

Rodney s’arrêta net et fit face au Tchèque.

RM - Radek, vous êtes le CSO¹ en second, d’accord ? Alors, débrouillez-vous un peu sans moi !

Et il planta le pauvre Radek qui resta bouche bée quelques secondes avant de réagir.

RZ - CSO en second ? Depuis quand ?

§


Rodney arriva au mess, qui, comme on pouvait l’imaginer au vu de l’heure, était bondé.
Il vit que Sheppard, Teyla et Ronon étaient déjà à une table pour six. Il prit donc son plateau, le fit remplir par la cuisinière athosienne sans lui adresser un regard, et partit rejoindre ses équipiers. Il posa son plateau et s’assit à côté de Ronon sans un mot, mais écoutant pour une fois d’une oreille attentive.
Sheppard était visiblement en train d’expliquer – ou plutôt, de tenter d’expliquer – une expression terrienne aux deux Pégasiens.

JS - … et donc, la signification exacte est « subir une écrasante défaite ».
TE - Il est tout de même étrange que vous utilisiez un terme de couture pour l’assimiler à un échec.
JS - Hé bien…

John, pris de court, se tourna vers le génie de la table.

JS - Rodney, savez-vous d’où vient…
RM - … l’expression « se faire battre à plates coutures » ?
JS - Heu, oui. Comment… ?
RM - Du fait que, jadis, les couturiers se retrouvaient parfois en face de coutures saillantes, aussi les écrasaient-ils pour les aplatir : ils les battaient « à plates coutures ». Et au théâtre d’il y a quatre siècles, il était fréquent de prétendre qu'un personnage était mal habillé, que les coutures de ses habits étaient trop voyantes, et le personnage du tailleur, feignant d'arranger son client, le frappait vigoureusement à l'aide d'une latte et le battait « à plates coutures ».
TE - Je vous remercie, Docteur McKay.
RM - Mais de rien, Teyla, c’est un plaisir. D’autant plus que j’imagine que cette expression est apparue parce que vous avez battu à plates coutures ce pauvre Colonel ici présent, hm ?

Teyla lui sourit en réponse et Sheppard se renfrogna. Carson arriva à ce moment-là. Il posa son plateau et s’assit à côté de Rodney.

CB - Alors, de quoi parlez-vous ?
TE - Le Colonel Sheppard et le Docteur McKay nous expliquaient la signification d’une expression terrienne.
CB - Oh ! J’ai remarqué que vous les assimiliez assez rapidement, Teyla.

Teyla le remercia d’un signe de tête. Ronon et John, qui avaient fini, allèrent s’équiper, rejoints quelques minutes plus tard par Teyla, Carson et Rodney, qui avait mangé lentement afin de ne pas partir avec John. Carson et Ronon passèrent ensuite par l’infirmerie pour prendre l’équipement de démonstration du médecin, puis ils rejoignirent les autres en salle d’embarquement.


§§§


À suivre…


§§§


Ndla :
¹ CSO : Chief Scientific Officer
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Jeu 28 Sep 2006 - 9:49

Chapitre IV


§§§


Ils étaient tous les cinq devant la Porte des étoiles, attendant qu’Elizabeth donne le signal de départ. Sur un signe de tête de sa part, le technicien composa l’adresse de Sirrah, alias P6X-510. Les chevrons s’enclenchèrent et, après l’habituel kawoosh, le vortex se stabilisa.

EW - Bonne chance !

Sheppard lui répondit par un signe de tête et traversa, suivi de Rodney et Carson, puis de Ronon et Teyla.

§


Une fois de l’autre côté, Teyla devança les autres pour les conduire au village. Après une minute de marche, les arbres les entourant semblèrent plus vieux. Teyla, surprenant le regard des trois Terriens, leur expliqua.

TE - Les Wraiths envoient une sorte d’explosif par la Porte pour détruire les arbres les plus proches, et ainsi pouvoir passer avec les Darts.
CB - On dirait qu’ils ont eu le temps de repousser un peu depuis leur dernier passage…
RM - Cette planète se situe assez loin du territoire central des Wraiths, ils doivent donc y passer plus rarement.
JS - En tous cas, on va pas les attendre. Allez, en route !

Teyla repris la tête du cortège. Après quelques minutes, ils sortirent de la forêt, pour se retrouver entourés de ce qui ressemblait fort à des champs de blé.

TE - Nous ne sommes plus très loin du village des Markabs.
RM - Etrange. Pourquoi la planète s’appelle-t-elle « Sirrah » et son peuple « Markab » ?
JS - Si vous aviez écouté Teyla au briefing, vous sauriez qu’il y a deux peuples différents sur cette planète : les Markabs et les Algenibs.
RM – Oh, ça va ! D’habitude c’est vous qui n’écoutez pas…
JS – Grmph.

Teyla et Carson se regardèrent et eurent un sourire complice. Le reste du chemin se fit dans le silence.

§


Ils arrivèrent enfin à l’entrée du village, qui possédait un mur d’enceinte, dont la porte était gardée par un homme et une femme, armés de sortes de hallebardes.

TE – Nous y voilà !

Teyla accéléra l’allure. La gardienne sourit en la voyant.

fe - Teyla. Cela fait un moment qu’on ne s’est vues !
TE - Aloysia ! Ca me fait plaisir de te revoir.

Arrivée à sa hauteur, Teyla enlaça la jeune femme, qui l’embrassa sur le front. Les Atlantes s’étaient arrêtés à quelques pas d’elles. Teyla se tourna vers eux.

TE – Aloysia, je te présente mes amis. Voici le Colonel John Sheppard, le Docteur Rodney McKay, le Docteur Beckett et Ronon Dex.
Al – Soyez les bienvenus ! Les amis de Teyla Emmagan sont les amis des Markabs. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire à notre Gouverneur.
JS – Nous vous suivons.

Aloysia ouvrit la grille et laissa passer Teyla et ses compagnons, avant de refermer soigneusement, puis Teyla et elle prirent côte à côte la grande rue, quelques pas devant les autres pour pouvoir discuter tranquillement.

Al – Au fait, nous avons tenté de te contacter, il y a environ 18 mois. Que s’est-il passé ?
TE – Il y a un peu plus de deux ans, le peuple du Colonel Sheppard est venu sur Athos. Ils venaient de la Cité des Ancêtres, Atlantis. Nous étions en train de faire connaissance, lorsque nous avons subi une forte attaque des Wraiths. Ils ont recueilli les survivants de mon peuple.
Al – Atlantis ! Est-ce que tu crois qu’ils accepteraient que certains d’entre nous puissent la voir ?
TE – Malheureusement, cela fait déjà plus d’un an qu’elle a été détruite par des vaisseaux-ruches wraiths…
Al – Détruite ? Vraiment ?
TE – Oui. J’ai assisté à l’attaque… Les miens avaient déjà été mis à l’abri sur une autre planète, mais je voulais aider les Atlantes à se battre.
Al – Ça te ressemble bien, ça ! Et où êtes-vous, à présent ?
TE – Nous nous sommes tous installés sur une planète qui était inhabitée. Je donnerai les coordonnées au Gouverneur.
Al – Et toi, tu es restée avec ces Atlantes ? Oh, attend ! Laisse-moi deviner ! Cela n’aurait-il pas un lien avec… l’un de ces hommes ?
TE – Mais non ! Aucun d’eux ne m’intéresse de cette façon !

Aloysia sourit à la réaction un peu trop vive de Teyla.
Ils étaient arrivés devant la plus grande maison du village. Aloysia ouvit la porte et se tourna vers les autres.

Al – Nous y voilà. Entrez, je vous prie.

§§§


À suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Jeu 28 Sep 2006 - 9:53

Chapitre V


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Ils entrèrent dans une sorte de grande antichambre, seulement meublée de confortables sièges. Aloysia ouvrit la double porte et se retourna vers les Atlantes.

Al – Il n’y en a pas pour longtemps, mais asseyez-vous, je vous en prie.

Elle commença à fermer et ajouta faisant un clin d’œil à Teyla.

Al – Et j’en connais un qui sera ravi de te revoir !

Avant que Teyla puisse répliquer, Aloysia avait déjà refermé. Ils s’assirent tous. Ronon fixa Teyla.

RD – On dirait que vous connaissez personnellement ce peuple ?

Teyla parut gênée, mais répondit tout de même.

TE – Effectivement. J’ai été, disons, très proche du fils du Gouverneur, durant quelques temps.

Sheppard ne put s’empêcher de vouloir la taquiner, son sourire charmeur aux lèvres.

JS – Ah oui ? Et proches jusqu’à quel point ?
TE – Je doute que cela vous concerne, Colonel.

Sheppard déglutit difficilement. Le ton de l’Athosienne était tout à fait calme, mais le regard qui avait accompagné cette réplique était quelque peu menaçant.

JS " J’aurais mieux fait de me taire, moi. Je sens que je vais finir à l’infirmerie au prochain entrainement…

Il leva les mains en signe d’apaisement.

JS – Je demandais pas ça pour vous gêner, Teyla. Mais vous n’êtes bien sûr pas obligée de répondre. Et si c’est trop indiscret, il suffit de le dire.

Celle-ci leva les sourcils en penchant la tête. Aloysia revint juste à ce moment-là.

Al – Le Gouverneur vous attend. Suivez-moi, je vous prie.

Les Atlantes se levèrent d’un même mouvement et suivirent Aloysia. Ils traversèrent un couloir suivi d’un escalier descendant, larges d’environ quatre mètres, menant à une grande pièce avec trois doubles portes. Tout cela éclairé par des lampes et équipés de portes-torches.

RM " On est au moins à 100 mètres sous terre, et ils maîtrisent l’électricité. Intéressant…

Aloysia leur ouvrit la porte du fond et les laissa passer avant de la verrouiller. Ils étaient dans une immense salle, pouvant apparemment accueillir plusieurs centaines de personnes. Leurs pas résonnèrent sur les parois de cet espace vide. Aloysia déverrouilla la porte à l’autre bout, et s’arrêta sur le seuil.

Al – Monsieur le Gouverneur, voici Teyla, accompagnée par les Atlantes dont je vous ai parlé.
go – Faites-les entrer.

Aloysia s’écarta et Teyla s’avança, silencieusement suivie par ses compagnons.

ho – Teyla ! Quelle joie de te revoir !

Un jeune homme s’était levé du siège à la droite de celui du Gouverneur, et s’était avancé vers Teyla pour lui prendre les mains.

TE – Elzeard ! Cela me fait plaisir aussi.
El – J’ai… Heu… Nous avons eu peur, quand nous n’avons pas réussi à vous contacter, il y a quelques mois. Les Wraiths sont devenus plus actifs depuis deux ans, alors nous avons pensé que vous aviez peut-être tous été… récoltés…
go – Hé oui, Chef Teyla, il semblerait que mon fils tremble toujours autant pour votre vie…

Le Gouverneur avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais sa voix rappela tout de même Teyla à son devoir. Elle lâcha les mains d’Elzeard et fit quelques pas en direction du Gouverneur.

TE – Gouverneur, veuillez me pardonner. Je vous salue, au nom du peuple d’Athos.
go – Allons, Chef Teyla ! Combien de fois vous ai-je demandé d’oublier le protocole lorsque nous sommes en privé ?
TE – À votre guise, Gouverneur.
go – Alors, dites-moi donc qui sont ces personnes ?
TE – Voici le Lieutenant-Colonel John Sheppard, le Docteur Rodney McKay et le Docteur Carson Beckett, venant tous trois d’Atlantis, et Ronon Dex, de Satéda.

Le Gouverneur fixa Ronon en silence quelques secondes.

RD – Quoi !
go – Satéda ?
RD – Exact.
go – Toutes mes condoléances pour votre peuple.
RD – Heu… Merci…

Le Gouverneur se leva et s’approcha de ses invités.

go – Comme c’est bientôt l’heure du déjeuner, je vous propose de vous joindre à moi.
TE – Je vous en remercie.
JS – Teyla, Beckett et Ronon vont pouvoir se joindre à vous, mais McKay et moi voudrions – avec votre accord, bien sûr – aller voir de plus près quelque chose que nos appareils ont détecté.
go – Où cela se trouve-t-il ?
RM – À environ 150 kilomètres, vers les montagnes.
go – Hmm… C’est le territoire des Algenibs, là-bas, et ils n’aiment pas beaucoup les étrangers. C’est pour cela que nous sommes les seuls à faire commerce avec eux : nos deux peuples n’en formaient autrefois qu’un seul.
JS – Sont-ils agressifs ?
go – Non. Du moins, pas si vous ne leur voulez pas de mal. Mais ne vous attendez pas à ce qu’ils soient accueillants. Il vaut mieux pour vous que vous restiez à distance.
RM – Et si on en rencontre un par hasard ?
go – Saluez-les seulement, et passez votre chemin. Et s’ils vous demandent ce que vous faites sur leurs terres, dites-leur que vous avez mon accord. Mais surtout, ne leur mentez pas : ce sont des télépathes, ils le sauraient, et ils détestent ça !
JS – Bien ! Merci pour ces précieuses recommandations. Nous nous montrerons prudents.
go – Êtes-vous bien certains de ne pas vouloir vous restaurer avant de partir ?
JS – Merci, mais la route est longue, alors nous préférons partir de bonne heure.
go – Bon, comme vous voudrez. Aloysia va vous raccompagner en haut et vous indiquer la route à suivre. Je vous souhaite bon voyage.
JS – Nous vous remercions, Gouverneur.

John fit un signe de tête à Ronon pour qu’il les suive. Aloysia les précéda pour la remontée. Une fois dehors, John demanda à Ronon d’aller faire son rapport à Elizabeth, puis de revenir aider Teyla et Carson. Rodney et lui suivirent ensuite Aloysia jusqu’à l’autre entrée du village.

Al – Cette route mène directement au village des Algenibs. Une fois arrivés là-bas, n’y entrez pas et contournez-le. Ensuite, vous serez livrés à vous-même. Il n’y a pas de bêtes sauvages – du moins, rien d’assez gros pour s’attaquer à deux hommes. Je vous souhaite bonne route.
JS – Merci. On y va, Rodney ?
RM – Après vous !

Et ils partirent tous deux d’un bon pas.

§§§


À suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Sam 30 Sep 2006 - 10:42

Chapitre VI


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


John et Rodney marchaient depuis déjà plusieurs heures. Rodney n’avait pas prononcé un seul mot depuis leur départ. John regardait régulièrement sa montre, et Rodney pensait que c’était parce que celui-ci trouvait que leur duo n’avançait pas assez vite. Mais il trottait une tout autre pensée dans l’esprit de ce matheux de militaire.
Soudain, celui-ci s’arrêta, poussa un soupir à fendre une pierre, et se retourna pour fixer Rodney, les mains sur les hanches. Rodney s’était bien sur aussi arrêté, et dévisagea John, qui le fixait avec une expression indéchiffrable. Il ne fallut à Rodney que quelques secondes pour se sentir mal à l’aise sous ce regard pesant.

RM - Quoi ?!
JS - Ça serait plutôt à moi de vous poser cette question !
RM - Comment ça ?

John poussa un nouveau soupir.

JS - Cela fait près de 5 heures que nous marchons, et vous n’avez pas prononcé la moindre syllabe.
RM - Et alors ? Ne me dites pas que ça vous dérange ! D’habitude, vous trouvez que je parle trop ! Alors, vous plaignez pas !
JS - Je ne me plains pas, McKay, je me demande ce qui vous arrive.

Rodney détourna les yeux et répondit d’une voix à peine audible.

RM - Rien du tout.
JS – Rodney, dites-moi ce qui ne va pas.
RM – J’ai pas d’ordre à recevoir…

Cela fit exploser Sheppard, qui le coupa en se mettant à lui crier dessus.

JS – Bon sang, McKay ! Vous voulez que je vous fasse la liste de toutes vos bizarreries depuis ce matin ?!

Rodney avait sursauté, et maintenant il bafouillait.

RM - Heu… Je…

Mais Sheppard continua en énumérant la liste sur ses doigts.

JS - De un, vous n’étiez pas là au petit-déjeuner, et vous n’en avez même pas pris, même pas un café, rien ! De deux, vous avez encore moins écouté au briefing que moi dans mes jours de fatigue, et même pas râlé un peu pour cette longue marche forcée ! De trois, vous avez disparu toute la matinée, et je le sais parce que Radek est venu jusqu’en salle d’entrainement pour vous chercher ! De quatre, vous avez pinaillé sur votre déjeuner, au lieu de le dévorer comme à votre habitude ! De cinq…
RM - Ça suffit, arrêtez de hurler !

McKay avait interrompu net cette tirade en hurlant un bon coup, les yeux fermés et les poings serrés. Il avait maintenant la respiration haletante. John, abasourdi, attendit quelques secondes, qu’ils se calment tous deux. Rodney finit par rouvrir les yeux et les poings. Il fixait le bout de ses chaussures. John s’éclaircit la gorge.

JS - Hum. Rodney, heu… On devrait peut-être faire une halte, hein ? On dirait qu’on en a besoin, tous les deux…

Il eut un rire nerveux. Rodney ne répondit rien, mais alla s’asseoir sur le bord du chemin. John s’installa à côté de lui. Ils enlevèrent leurs sacs de leurs dos et restèrent un moment silencieux.
Finalement, Sheppard n’y tint plus et décida de relancer la conversation sur le ton de la plaisanterie.

JS - Vous m’avez demandé d’arrêter de hurler, mais je faisais que crier, c’est vous qui avez hurlé.

Il avait dit ça en prenant un air et un ton joviaux. Mais apparemment, son charme ne marchait pas aussi bien sur Rodney que sur la plupart des femmes.

RM - Peu importe, vous avez arrêté, c’est tout ce qui compte…

Le scientifique avait dit cela d’une façon qui fit perdre son sourire à John. Le militaire avait perçu de la tristesse dans sa voix, et en y regardant de plus près…

JS " Il a l’air… malheureux !
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Sam 30 Sep 2006 - 10:44

Chapitre VII


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Sheppard se leva et alla s’accroupir juste devant Rodney. Celui-ci avait le regard fixé par terre. John l’interpella d’une voix douce.

JS - Hé ! Rodney ?

Pas de réaction de la part du scientifique. John ne l’avait jamais vu comme ça, tellement calme et silencieux, et il ne savait pas comment réagir. Il ferma les yeux une seconde pour prendre de l’assurance, et reprit d’une voix normale.

JS - Et si vous me disiez ce qui ne va pas bien, hein ?

Rodney planta son regard dans celui du militaire et le fixa ainsi quelques secondes, comme pour s’assurer de la sincérité de son inquiétude. Lorsqu’il parla, sa voix n’était qu’un murmure, et ses yeux ne cessaient d’aller et venir entre ceux de John et le sol.

RM - Pas la peine que je vous en parle, vous comprendriez pas.
JS " Oui, bien sûr : « Les militaires sont tous des brutes sans cervelle !… » Bon, un peu de sang-froid. Voilà, on se calme !
JS - Je pourrais peut-être, vous n’en savez rien.
RM - Si je le sais…
JS - Ah oui ?
RM - Personne à part Jeannie n’a jamais compris…
JS – Vous ne voulez pas essayer de m’expliquer ?

Rodney eu un rire jaune.

RM – Pour que votre mépris à mon égard grandisse encore ? Non merci !

John en tomba sur les fesses !

JS – Mon… mon mépris ?

Il souffla un bon coup pour reprendre ses esprits, mais Rodney, tout en se levant, le prit de court.

RM – Oui, votre mépris ! Je sais bien ce que vous pensez de moi ! Vous ne tolérez ma présence que parce que vous y êtes contraint et forcé !

John, encore assis par terre, fixait le dos du Canadien. Il se leva et se rapprocha du scientifique. Il voulut poser une main sur son épaule, mais hésita, et laissa finalement retomber son bras. Il reprit une voix douce pour lui répondre.

JS – Je ne vous ai jamais méprisé, Rodney.
RM – Ouais, c’est ça !
JS – C’est vrai, je vous le jure.

Rodney se retourna en fixant le bout de ses chaussures. John vit qu’il se triturait les mains, signe indéniable de nervosité chez l’astrophysicien. Le militaire lui prit doucement les poignets, ce qui lui fit relever la tête. L’Américain plongea son regard dans les yeux bleus du Canadien.

JS – Je vous le jure.

Il avait répété cela en chuchotant, comme une confidence. Mais Rodney n’était pas convaincu. Il détourna les yeux.

RM – Alors pourquoi ?
JS – Pourquoi quoi ?

Ils s’étaient mis tous les deux à murmurer.

RM – Pourquoi vous m’en voulez encore ?
JS – Mais je vous en veux pas pour quoi que ce soit…

Rodney se dégagea violemment et recula pour mieux fusiller Sheppard du regard.

RM – Vous ne savez même pas de quoi je parle, hein ?
JS – Heu… Pour être tout à fait franc avec vous : non.

Rodney soupira en fermant les yeux. Il les rouvrit aussitôt et alla remettre son paquetage.

RM – On a encore de la route à faire.
JS – Rodney…
RM – Laissez tomber, Sheppard. J’ai été stupide de me prendre la tête pour ça. Si vous avez oublié, c’est que vous ne deviez pas m’en vouloir tant que ça !

McKay prit le paquetage de Sheppard et le lui tendit. Celui-ci le prit et le remit.

JS – Très bien, on arrête là la discussion ! Mais si vous voulez en reparler, j’aimerais que vous n’hésitiez pas, parce que très franchement, je n’aime pas vous voir dans cet état.
RM – Vous préférez peut-être quand je suis bavard et râleur ?
JS – Bah oui ! Parce qu’au moins, ça veut dire que vous allez bien…

John se remit en route. Rodney ouvrit la bouche pour le rappeler, mais se ravisa.

RM " Ce soir… Peut-être…

Il courut pour le rattraper et ils continuèrent côte à côte.

§§§


À Suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 4 Oct 2006 - 10:25

Chapitre VIII


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Depuis leur altercation, Sheppard et McKay ne s’étaient pas adressé la moindre parole. John s’était forcé à se remémorer chacune de leurs disputes.
Le soir venu, ils avaient parcouru plus d’une soixantaine de kilomètres. Arrivant au niveau d’une prairie, John s’arrêta, regardant autour de lui.

JS – Je crois que c’est un bon endroit pour établir le campement pour la nuit.

Rodney poussa un soupir de soulagement en enlevant son paquetage de son dos.

RM – Enfin ! J’ai cru que vous ne vous décideriez jamais à vous arrêter !

John eut un petit sourire : ça, ça ressemblait à McKay !
Chacun monta sa tente, puis John fit du feu et Rodney prépara les MRE. Ils s’installèrent face à face de part et d’autre du feu pour manger. Au bout de quelques minutes, le militaire se décida à rompre le silence gêné qui s’était installé.

JS – Rodney ?
RM – Moui ?
JS – Heu… Hum ! Et bien, je… Heu…
RM – Et bien quoi ?
JS – Je crois que je sais de quoi vous vouliez parler, tout à l’heure…

Rodney soupira et lui répondit avec lassitude.

RM – Vous voulez vraiment remettre ça sur le tapis ?
JS – Oui, je le veux vraiment !
RM – Très bien, alors, allez-y, commencez…
JS – Heu, oui… C’est bien Doranda, hein ?

Rodney, qui jusque là était resté le nez dans son assiette, releva la tête pour regarder John, avant de détourner les yeux et de lui répondre dans un souffle.

RM – Oui…
JS – Dans ce cas, je crois que l’on se doit chacun une explication à l’autre…
RM – Comment ça ? Je ne…
JS – Attendez avant de protester ! Je vais commencer par vous donner mon explication. D’accord ?
RM – Je vous écoute…
JS – Voilà, en fait… j’ai perdu un ami… dans des circonstances similaires… Mon meilleur ami, il s’appelait Remy. On s’est connu à l’orphelinat, quand on avait 11 ans. On s’est engagé dans l’armée ensembles, et on est allés en Afghanistan ensemble. Il a cru qu’il pourrait réussir cette mission, mais lui et deux autres sont tombés dans une embuscade… Le Colonel ne voulait pas aller rechercher les gars, parce que c’était trop risqué, alors j’ai volé un hélico, mais… je n’ai pu récupérer que ses deux camarades. Ce type-là était comme un frère pour moi ! Il était le seul à tout savoir de moi, même mes plus grands secrets… Il a cru qu’il y arriverait, mais il en est mort, et… et il a failli vous arriver la même chose ! Vous y avez cru, mais vous avez failli nous faire tuer tous les deux… … Voilà l’une des deux raisons pour lesquelles j’ai si mal réagi…

Rodney attendit que John continuat, mais celui-ci gardait simplement la tête baissée, alors le scientifique l’encouragea.

RM – Et… Quelle était l’autre raison ?
JS – L’autre raison ? Vous voulez vraiment la connaître ?
RM – Oui, bien sûr.

John lui répondit en parlant rapidement.

JS – L’autre raison, et bien, c’est que j’ai-eu-l’impression-que-vous-vous-étiez-servi-d’une-amitié-à-laquelle-vous-ne-croyiez-pas-pour-que-je-parle-à-Elizabeth-afin-de-satisfaire-votre-orgueil-sans-vous-soucier-de-ma-vie.

McKay mit quelques millisecondes à assimiler – et surtout à croire – ce qu’il venait d’entendre.

RM – C’est faux ! Jamais je… jamais je n’aurais mis volontairement votre vie en danger !
JS – Ce n’est pas ce que j’ai dit, McKay.

John releva la tête et planta son regard dans celui de l’astrophysicien.

JS – Qu’aviez-vous exactement en tête lorsque vous m’avez demandé d’avoir foi en vous ?
RM – Je voul …
JS – Réfléchissez-y avant de répondre !

Le ton de Sheppard n’avait étrangement rien d’agressif, ni même d’autoritaire. Rodney se tut et regarda le feu qui crépitait devant eux.

RM " Je voulais sauver Atlantis… Oui, mais…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 4 Oct 2006 - 10:33

Chapitre IX


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Début P.O.V. McKay

J’ai fait ça aussi pour devancer les militaires sur ce projet. Je ne l’ai pas caché à Elizabeth. Elle n’a d’ailleurs pas apprécié. Et j’ai osé lui en vouloir. Pourquoi je suis allé voir Sheppard ? Parce qu’il a de l’influence sur elle. Parce je savais que lui, il pouvait la convaincre. Et Radek, je l’ai traité comme un moins que rien. Je l’ai accusé de jalousie, alors qu’il avait raison. Et moi, totalement tort…
Mais je leur ai fait mes excuses, et Elizabeth et Radek les ont acceptées ! Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils y étaient plus ou moins obligés… Elizabeth est ma supérieure et Radek est mon subordonné.
Elizabeth ne pouvait pas me virer, puisqu’elle avait approuvé, ça lui serait retombé dessus, surtout avec Caldwell derrière, même si celui-ci était pour aussi. Radek ne pouvait pas risquer que je le prenne en grippe comme Kavanaugh, on travaille tous les jours ensemble, ça aurait été infernal pour lui, déjà qu’il supporte sans broncher mon mauvais caractère.
Tandis que Sheppard… Lui et moi, on est au même niveau. Chef scientifique et chef militaire. Même travail, qui consiste à diriger près de la moitié des habitants, et même responsabilité, qui est que l’on se doit de veiller sur ces gens. Je suis le plus intelligent, je me dois donc de les protéger, à ma manière.
Et j’ai lamentablement échoué. Tant comme scientifique que comme… ami… Oui, j’ai volontairement mis de côté les amitiés d’Elizabeth, de Radek et de Sheppard. J’ai été égoïste envers eux. Sheppard a raison : je voulais sauver la Cité, mais c’était par orgueil, et non pas parce que je m’inquiétais du sort de… mes amis ?
Le sont-ils encore ? L’ont-ils jamais été ? Je ne sais pas si j’ai le droit de les dire mes « amis »… Ce n’est pas vraiment de l’amitié qu’il y a entre nous. Ou peut-être que si ? Peut-être que je ne connais tout simplement pas assez bien ce sentiment pour en juger…
Sheppard a dit que « je m’étais servi d’une amitié à laquelle je ne croyais pas ». Est-ce que… est-ce que ça veut dire que lui croyait en notre amitié ? Ou que nous étions amis ? En tous cas, je n’aurais pas mis volontairement sa vie en danger. Mais c’est parce que je lui ai demandé d’avoir foi en moi qu’il est venu avec moi…
J’ai donc bel et bien mis sa vie, la mienne et notre amitié – trois choses précieuses, je m’en rends compte à présent – en danger… par égoïsme et par orgueil. Ce n’est pas ce que je voulais, et ce n’était pas volontaire – ou, du moins, pas conscient –, mais je l’ai fait.

Fin P.O.V. McKay

§


RM – Je… Heu…

Rodney soupira en fermant les yeux. John, qui ne l’avait pas lâché du regard durant son introspection, lui parla à voix basse.

JS – Rodney, on est que tous les deux, vous pouvez parler librement, je vous promets que ça restera entre nous.

McKay regarda dans les yeux verts qui lui faisaient face. Ils avaient une intensité que le scientifique ne leur connaissait pas. Il se remit à fixer le feu avant de répondre, lui aussi à voix basse.

RM – Je voulais sauver Atlantis et je ne voulais pas détruire notre amitié, mais j’ai été égoïste et orgueilleux, et j’ai tout gâché.
JS – Ça a fait un an terrien aujourd’hui, n’est-ce pas ?
RM – Oui…

Rodney, un peu ébloui par le feu, n’avait pas vu le sourire naître sur les lèvres de John. Ce dernier se leva et s’assit juste à gauche du Canadien, avant de passer un bras autour des épaules de celui-ci, qui en fut surpris. Il tourna la tête pour lancer un regard interrogateur au militaire. Mais l’Américain avait la même intensité de regard qu’auparavant, le sourire en plus, ce qui rendit le scientifique perplexe.

RM – Heu… Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Vous venez de regagner la part de confiance et d’amitié que vous aviez perdue, Rodney.

McKay n’en croyait pas ses oreilles.

RM – C’est… c’est vrai ?
JS – Bien sûr que oui !

John lui tendit sa main droite. Rodney lui prit et la serra.

JS – On est de nouveau des amis !

Pour toute réponse, Rodney lui adressa, non pas l’un de ses habituels sourires moqueurs, mais un véritable sourire, qui exprimait sa joie.

§


Ils finirent leur dîner, puis John prit le premier quart. Ses pensées dérivèrent vers Remy, puis vers Rodney.

JS " Ils se ressemblent tellement, tous les deux !…

Cela fut sa dernière pensée avant qu’il ne s’endorme, bercé par le crépitement du feu.

§§§


À Suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 4 Oct 2006 - 10:37

Chapitre X


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Le lendemain à l’aube, McKay fut réveillé par les rayons de soleil qui filtraient à travers la toile de sa tente.

RM " Tiens, il n’est pas venu me réveiller pour le second quart ?

Il sortit de son sac de couchage, ouvrit la tente et passa la tête dehors. Sheppard était là, assis en tailleur devant le feu éteint, la tête posée sur ses mains croisées sur son P-90, profondément endormi.

RM " Heureusement qu’on n’a pas été attaqués cette nuit !

Il sortit et s’approcha le plus silencieusement possible du militaire. Arrivé tout près, il s’accroupit. Il voulut tendre le bras pour lui toucher l’épaule, mais se ravisa soudain, se demandant comment ce diable de Colonel pourrait bien réagir s’il sentait quelque chose le frôler dans son sommeil ! Il se mit alors à l’observer. Son visage, ses épaules, son torse, ses bras, ses mains… Il détailla chaque partie visible avec soin. Puis, sans qu’il s’en rende tout à fait compte, ses doigts effleurèrent ceux de John. Ce fut juste une caresse furtive, mais cela réveilla à demi le militaire, qui sourit en murmurant le prénom de Remy. Rodney retira vivement sa main.

RM – Non, Colonel. C’est juste moi, Rodney.

John ouvrit les yeux en fronçant les sourcils. Puis, voyant Rodney devant lui, il se réveilla complètement. Il se redressa et étira sa tête en arrière tout en se massant la nuque.

JS – Bien dormi ?
RM – Hein ? Heu… oui, oui.

Un silence passa. Ils s’observèrent mutuellement quelque secondes. John prit un air malicieux.

JS – Rodney, pourquoi vous rougissez ?

Rodney se releva d’un coup et alla chercher une barre énergétique dans son sac.

RM – Vous vous faites des idées, Colonel !
JS – Si vous le dites…

John se leva et alla lui aussi se chercher une barre énergétique en guise de petit-déjeuner.
Tout en mangeant, ils refirent leurs paquetages. Lorsqu’ils furent prêts à partir, John se planta devant Rodney et posa ses avant-bras sur ses épaules.

JS – Vous n’avez pas à être gêné de quoi que ce soit avec moi, Rodney. Je ne vous force pas à me parler, mais si vous en avez envie, comme je vous l’ai déjà dit, il n’y a pas à hésiter, et ça restera entre nous.

McKay était troublé de l’attitude et des paroles de Sheppard, mais celui-ci ne lui laissa pas le temps de répondre, et commença à reprendre la marche. Après quelques pas, il s’arrêta et se retourna vers le scientifique, qui n’avait pas bougé d’un iota.

JS – Bah alors, vous prenez racine ?

Le ton plaisantin de John fit reprendre ses esprits à Rodney. Il lui sourit et fit rapidement les quelques pas qui les séparaient.

RM – Pourquoi, vous êtes pressé ?
JS – Peut-être bien !
RM – Dans ce cas, pour avancer plus vite, vous feriez mieux de rattacher votre lacet…

John se pencha pour vérifier ses lacets, et Rodney en profita pour le devancer. Ses lacets étant parfaitement bien attachés, Sheppard se releva, pour voir McKay quelques pas devant lui, qui le regardait avec un grand sourire.

RM – Alors, vous prenez racine ?

John secoua la tête et le rejoignit, puis lui passa un bras autour des épaules.

JS – Vous savez que vous vous comportez parfois comme un vrai gamin ?

Rodney lui tira la langue et John partit dans un fou rire, entrainant rapidement le Canadien. Une fois calmés, ils reprirent leur marche en direction des montagnes, dans la bonne humeur.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Mer 4 Oct 2006 - 10:39

Chapitre XI


§§§


Après une douzaine de kilomètres, ils découvrirent une sorte d’arche de pierre qui surplombait la route : ils étaient arrivés sur le territoire des Algenibs.

JS – Il va falloir se montrer plus prudents, à présent.
RM – Mais le Gouverneur n’a pas dit qu’ils n’étaient pas agressifs ?
JS – Si, mais avec la chance qu’on a !
RM – Oui, vous avez sans doute raison…

Ils passèrent l’arche et marchèrent quelques minutes. Soudain, John s’arrêta net et regarda tout autour de lui.

RM – Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Chut ! J’entends quelque chose…

John mit sa main en visière et plissa les yeux pour mieux voir.

RM – Je n’entends rien, moi…
JS – Mais taisez-vous, McKay !

Ça ressemblait à des pleurs, et il tenta de se repérer à ce bruit. Tout à coup, il la vit : une silhouette, au loin. Il la pointa du doigt pour la montrer à Rodney.

JS – C’est par là !
RM – Heu… Il ne vaudrait mieux pas rester sur la route ?
JS – Très bien, restez ici, moi, je vais voir…

John quitta la route pour se diriger au pas de course et P-90 armé vers la silhouette. Il n’essayait pas de se dissimuler, car au milieu de ces grandes plaines, ce serait peine perdue. Arrivé à quelques dizaines de mètres, il vit qu’il s’agissait d’un enfant, qui était dos à lui. Il remit la sécurité de son P-90 et continua en marchant lentement, pour ne pas l’effrayer. Il s’arrêta à quelques mètres pour l’interpeller d’une voix douce.

JS – Heu… Bonjour ?

L’enfant sursauta et se retourna en se levant. C’était un garçon d’environ 10 ans et il avait le visage inondé de larmes. Il commença à reculer en voyant John, qui s’accroupit alors en lui souriant.

JS – N’aies pas peur, petit.

Le gamin s’arrêta de reculer. Il s’essuya le visage d’un revers de manche.

ga – Vous êtes qui ?
JS – Je m’appelle John. Et toi ?
ga – Massine.
JS – Et bien, Massine, qu’est-ce qui t’arrive, dis-moi ?

Massine fronça les sourcils et fixa John droit dans les yeux. Le militaire frissonna. Il y avait quelque chose d’étrange dans ce regard d’enfant. Quelque chose qui faisait que Sheppard n’arrivait pas à s’en détourner. Puis, d’un seul coup, cette tension retomba. John cligna des yeux en se demandant s’il n’avait pas imaginé cela, mais la déclaration du gamin confirma que cela avait été bien réel.

Ma – Vous avez l’esprit d’un guerrier, mais pas d’un meurtrier.
JS – Tu… tu as lu dans mes pensées ?

Massine opina du chef et s’approcha pour prendre la main de John. Il parla d’une toute petite voix, la tête baissée.

Ma – Ma grande sœur, Nathalene, va bientôt mourir, et c’est ça qui me rend si triste.
JS – Je suis désolé…

Massine releva la tête et regarda derrière John, vers la route.

Ma – Dites, vous et votre ami, vous voulez bien me raccompagner ?

John tourna la tête pour regarder dans la même direction. On voyait à peine la silhouette de Rodney.

JS – Heu… Oui, bien sûr.

Il se leva et, tenant toujours la main du petit Massine, se dirigea vers la route. Rodney s’était assis pour attendre. Quand ils arrivèrent, il se releva, et quand il posa les yeux sur le gamin, il eut l’air contrarié.

RM – Heu… Sheppard ?
JS – Oui, McKay ?
RM – Vous comptez l’emmener avec nous ?
JS – Yep ! Je vous présente Massine. Massine, voici Rodney. Il a l’air grognon comme ça, mais en fait il est très gentil.
RM – Grmph !

Massine tendit sa main libre vers Rodney.

Ma – Vous voulez bien, dites ?

Rodney leva les yeux au ciel et poussa un soupir à fendre une pierre, ce qui fit sourire John. Le scientifique implora le militaire du regard, et Sheppard se contenta de hausser les sourcils en désignant le gamin du menton. Rodney releva les yeux au ciel, mais tendit ensuite sa main au petit qui sourit en la lui prenant.

JS – Bon, on y va ?
Ma – Attendez, John. Rodney, qu’est-ce que vous mangiez, toute à l’heure ?
RM – Quoi ? comment ça, qu’est-ce que… ?
Ma – Oui, quand John et moi on était là-bas, vous mangiez quelque chose.

Nouveau soupir de Rodney, qui se finit en grognement.

RM – Oui, bon, c’est vrai, je mangeais !
Ma – Dites, j’ai faim, je peux en avoir ?
RM – Hein ? Heu…

Nouveau regard implorant de Rodney à John, et clin d’œil de la part de celui-ci.

RM – Bon, bon…

Rodney prit une barre énergétique dans une poche de son gilet et la tendit à Massine. Le garçon lâcha les mains des deux hommes et dévora la barre en quelques bouchées.

JS – Dis donc, tu étais affamé !
Ma – Ouich, merchi !

Il avala la dernière bouchée et reprit les deux mains. Il leur sourit à tous les deux.

Ma – Maintenant, on peut y aller !

John sourit et Rodney soupira, et ils se remirent en route en direction du village des Algenibs.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Sam 7 Oct 2006 - 16:09

Chapitre XII


§§§


Le village des Algenibs était très différent de celui des Markabs.
Massine conduisit John et Rodney jusqu’à l’entrée, puis lâcha leurs mains et se tourna vers eux.

Ma – Désolé, mais j’ai pas le droit de vous emmener plus loin.
JS – Ça ne fait…
fe – Massine ! Où étais-tu passé ?

Le gamin se retourna et les deux hommes levèrent la tête. Une jeune femme était là – très belle, des cheveux de jais, longs et raides, et des yeux d’un gris de perle. Mais elle avait le teint rubicond et était en sueur, malgré la fraicheur ambiante. Elle se tenait difficilement debout grâce à une canne en bois. Massine se précipita vers elle pour l’aider.

Ma – Nathalene ! Tu devrais être au lit !
Na – Je me suis levée pour te chercher.
Ma – Viens, je te ramène à la maison…

Quand il voulut l’aider à faire demi-tour, elle faillit tomber. John se précipita pour la rattraper.

JS – Attendez, Mademoiselle, je vais vous aider.
Na – Mais… qui êtes-vous ?
Ma – Il s’appelle John et lui c’est Rodney. Je leur fais confiance.
Na – Oh, dans ce cas… j’accepte votre aide.
JS – McKay, venez par là, on va la prendre chacun d’un côté.

John se plaça à droite et Rodney à gauche de Nathalene. Ils passèrent leurs bras sous ses aisselles, tandis que Massine récupérait la canne.

Ma – Venez, c’est par ici !

Il leur indiqua le chemin jusqu’à une sorte d’auberge – vide – dont il ouvrit la porte à la volée. John et Rodney aidèrent Nathalene à entrer et à aller à sa chambre pour s’asseoir sur le lit. Massine lui apporta un verre d’eau qu’elle but d’une traite. John et Rodney lui laissèrent quelques minutes, durant lesquelles elle reprit une respiration plus calme. Finalement, elle porta son regard vers les deux hommes.

Na – Messieurs, je vous remercie pour votre aide. Je vous inviterais bien à rester vous reposer chez moi, mais je ne le peux malheureusement pas. Vous devez quitter…

On entendit soudain la porte être refermée violemment et quelqu’un marcher lourdement. Un homme s’arrêta sur le seuil de la chambre.

ho – Vous ! Qui êtes-vous ?

Il s’était adressé aux deux visiteurs, mais c’est Nathalene qui lui répondit.

Na – Chef, je vous présente John et Rodney. Ils ont donné à mangé à Massine et l’ont raccompagné pour qu’il ne lui arrive rien.
ch – Massine, tu as fait confiance à ces étrangers ?
Ma – Oui. J’ai sondé John avant : guerrier mais pas meurtrier. Et j’ai senti que Rodney serait gentil avec moi.

Le Chef les toisa tous les quatre durant un instant.

ch – Très bien, Nathalene. Je sais que l’on peut se fier à Massine, donc ils peuvent rester chez toi pour la nuit. Mais pas plus !

Nathalene et Massine inclinèrent la tête et le Chef repartit.

RM – Pourquoi j’ai l’impression de n’avoir entendu que la moitié de la conversation ?

Rodney avait demandé cela en coulant un regard suspicieux vers Nathalene. Celle-ci lui répondit en souriant.

Na – Que voulez-vous dire ?
RM – Et bien… comment saviez-vous qu’on avait donné à manger à votre frère, et comment ce gars savait que vous vouliez nous laisser rester ?
Na – Vous me semblez être quelqu’un de perspicace, Rodney. Effectivement, une partie de nos conversations s’effectuent par télépathie.
RM – hmm…
Na – Mais rassurez-vous : Massine est le seul de tous les Algenibs à avoir un pouvoir assez puissant pour vous sonder vraiment. En ce qui nous concerne, nous ne sommes télépathes qu’entre nous, et notre pouvoir avec les étrangers relève plus de l’empathie.
JS – Dans ce cas, je suppose que nous pouvons vous retourner la confiance que vous nous accordez.

John avait dit cela avec son habituel sourire charmeur, auquel Nathalene répondit par un hochement de tête.

Na – Massine va vous préparer…

Elle fut soudain prise d’une violente quinte de toux. Rodney l’aida à boire puis à s’allonger sur le lit tandis que John consolait Massine qui s’était réfugié dans ses bras.

Ma – Vous voyez comme elle va mal ?
JS – Shhh, shhh… Là, calme-toi…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Sam 7 Oct 2006 - 16:10

Chapitre XIII


§§§


McKay prit soudain un ton autoritaire.

RM – Massine, il me faut de l’eau bien fraîche !
JS – Vous ne voyez pas qu’il… ?

Rodney se tourna vers Sheppard.

RM – Je crois savoir ce qu’elle a, alors obéissez !
JS – Heu… oui !
RM – J’ai besoin de quoi la faire boire et de quoi lui éponger le front.
JS – D’accord. Allez, viens, Massine.

Une fois John et Massine sortis de la chambre, Rodney se concentra sur Nathalene.

RM – Vous avez de la fièvre depuis combien de temps ?
Na – Environ 2 jours…
RM – Mal à la gorge, langue gonflée ?
Na – Effectivement…
RM – Votre torse est-il aussi rouge que votre visage ?
Na – Même plus…

Rodney alla chercher dans son paquetage, tandis que John et Massine revenait, le premier avec une grande bassine d’eau et le second avec un grand verre, un linge et un pichet d’eau.
Rodney prit le pichet et le petit verre posé à côté du lit et prépara le sachet de poudre qu’il avait pris dans son sac, avant d’aider Nathalene à le boire en lui tenant la tête et le verre.

RM – Tenez, buvez ça, ça va vous aider à aller mieux.

Elle fit une grimace en buvant mais avala tout le contenu du verre sans broncher. John et Massine posèrent leurs charges à côté de la tête de lit.

JS – Qu’est-ce que vous lui donnez ?
RM – De la pénicilline ; Elle a la scarlatine.
JS – Je croyais que c’était une maladie infantile ?
RM – C’est très rare chez l’adulte.
Ma – Rodney ? Est-ce que ma sœur va aller mieux ?
RM – Hmm… Nathalene, vous serait-il possible de rester une dizaine de jours chez les Markabs ?
Na – Normalement, nous ne quittons pas notre territoire, mais si c’est pour ma santé, le Chef acceptera de m’y faire conduire…
RM – Massine, va chercher le Chef, et dis-lui que nous savons comment sauver ta sœur.
Ma – J’y vais !

Le garçon partit en courant.

RM - Sheppard, contactez Carson. Dites-lui que nous allons envoyer un cas de scarlatine adulte chez les Markabs, que j’ai commencé à la traiter à la pénicilline, et qu’on en a assez pour son voyage.

John lui répondit d’un hochement de tête et sortit à son tour. Rodney commença à éponger le front de Nathalene, qui ferma les yeux. Au bout de quelques instants, elle brisa le silence.

Na – Vous devriez le lui dire…

Rodney fronça les sourcils.

RM – Dire quoi à qui ?

Nathalene eut un sourire.

Na – Dire à John ce que vous ressentez pour lui…

Rodney soupira doucement.

RM – Peut-être bien, mais pas tout de suite.
Na – Et pourquoi pas ?
RM – Parce que…
Na – Oui ?
RM – Parce que c’est quelque chose de très mal toléré, là d’où je viens…
Na – Vous avez peur d’être blessé à nouveau ?

Rodney eut un rire sans joie.

RM – Et vous dites que vous ne lisez pas dans mes pensées ?
Na – Votre souffrance est nettement perceptible avec notre empathie…
RM – Si vous le dites…
Na – Vous ne devriez pas faire semblant d’être soi-disant « normal », uniquement pour que les autres vous acceptent.
RM – Et me mettre à dos tous ceux qui sont pour le respect des bonnes mœurs ?
Na – Ce que pensent les autres ne devrait pas tant compter que ce qu’en pense John.
RM – Il est Américain et militaire…
Na – Ce qui signifie ?
RM – Qu’il a deux bonnes raisons pour être justement une personne étant pour le respect de ces fichues bonnes mœurs !

Il avait dit cela sur un ton amer, crachant presque les derniers mots. Nathalene lui posa doucement une main sur la joue et lui murmura en souriant.

Na – Qu’en savez-vous ? Peut-être pense-t-il comme vous ?

Rodney voulut en savoir plus, mais Massine et le Chef, ainsi que John, revinrent à ce moment-là, mettant fin à leur discussion.

§§§


À Suivre…


§§§


NdlA :
Pour mes connaissances sur la Scarlatine, vive Wikipédia… lol ( http: fr.wikipedia.org/wiki/Scarlatine )


Dernière édition par le Ven 10 Nov 2006 - 8:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]   Sam 7 Oct 2006 - 16:16

Chapitre XIV


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Sheppard et McKay étaient chacun dans leur chambre, allongés dans leurs grands lits, épuisés par la journée. Mais aucun n’arrivait à fermer l’œil, car chacun de son côté repensait à ce qu’il s’était passé depuis qu’ils avaient mis les pieds sur cette planète. Puis vinrent les souvenirs de la fin de cette journée…

§


Début Flash-back

Rodney avait expliqué deux fois aux quatre accompagnateurs de Nathalene comment s’occuper d’elle durant le voyage, et leur avait même fait répéter ses instructions. Les Algenibs, ressentant, grâce à leur empathie, la sincère inquiétude du scientifique pour la jeune femme, ne s’en étaient pas vexés. Le Chef avait même accepté que les deux Atlantes restent à l’auberge en remerciement de l’aide apportée à Nathalene.
Cette dernière en avait profité pour demander à John de s’occuper de Massine durant son absence, et le militaire avait été incapable de refuser – au grand dam de McKay ! D’ailleurs, ce fut le Canadien qui fit la cuisine pour trois, John en étant incapable, puisqu’il n’avait jamais été obligé de préparer autre chose que des MRE…
Rodney avait donc, avec l’aide de Massine, trouvé une sorte de cocotte-minute dans les placards de la cuisine, ainsi que du mouton, des pommes de terre et de l’assaisonnement dans la cave, et avait décidé de leur préparer un « irish stew¹ », en prenant John comme assistant.
Trois quarts d’heure plus tard, Massine avait préparé la table, et Rodney et John avaient apporté la cocotte-minute. Ils avaient mangé tranquillement, et Massine avait bavardé sur sa vie, celle de sa famille et celle des Algenibs.
Le soir venu, Massine avait préparé deux chambres à l’étage pour John et Rodney pendant que ce dernier prenait sa douche. Le scientifique avait ensuite souhaité bonne nuit aux autres, mais John était allé border Massine, avant d’aller lui aussi prendre une douche et se réfugier dans sa chambre.

Fin Flash-back

§


Leurs pensées avaient à présent dérivé l’un vers l’autre.
John repensait au fait que Remy et Rodney se ressemblaient, et Rodney repensait à sa conversation avec Nathalene.

JS " Ils sont aussi gentils l’un que l’autre, au fond.
RM " Qu’a-t-elle voulu dire exactement ?
JS " C’est vrai, même s’il a un sale caractère, il a bon cœur.
RM " Est-ce que Sheppard serait prêt à accepter ça, chez moi ?
JS " Dommage qu’il se cache derrière une arrogance et des sarcasmes aussi déplaisants.
RM " Mais s’il ne l’accepte pas, ça va obligatoirement nous éloigner.
JS " Peut-être qu’il a trop souffert, et qu’il rejette les autres pour ne pas être rejeté ?
RM " Je sais qu’il ne faut pas que je me base sur des a priori, mais quand même.
JS " Je sais que je peux compter sur lui, il me l’a déjà assez prouvé.
RM " Après tout, elle a très bien pu confondre son amitié pour moi avec autre chose.
JS " J’aimerais tant qu’on devienne aussi proches que je l’étais avec Remy.
RM " Et puis, même s’il l’accepte, ça va forcément influer sur notre amitié.
JS " Il ne mettra plus sa vie en danger inconsidérément, il a compris la leçon.
RM " Suis-je prêt à prendre le risque de perdre toute son amitié pour en avoir plus ?
JS " Mince, mais pourquoi est-ce que je tiens tant à lui ?
RM " Bon sang, mais qu’est-ce que je veux de plus, moi ?

§


De l’autre côté de l’auberge, sans qu’ils ne s’en rendent compte, le petit Massine avait capté toutes ces pensées. Comme sa sœur le lui avait secrètement demandé, c’est-à-dire faire en sorte que chacun puisse ressentir une infime partie des sentiments de l’autre. Et comme Nathalene se l’était imaginé, cela les aida à prendre conscience de leurs sentiments.

JS " Il a pris la place de Remy dans mon cœur…
RM " Je veux que son amitié se transforme en amour…
JS " Oui, je l’aime autant que j’aimais Remy…
RM " Oui, c’est son amour que je veux…

Rodney soupira. « Âme qui soupire n’a pas ce qu’elle désire » disait le dicton. C’était bien vrai, pour lui. Il désirait John, de toute son âme, mais il ne l’avait pas. Et le pire, c’est qu’il était persuadé qu’il ne l’aurait jamais. Il se mit sur le côté, dos à la porte, rabattit la couverture sur sa tête et enfouit son visage dans l’oreiller.

John, de son côté, s’était décidé. Seulement éclairé par la grande lune de Sirrah, il se leva, ouvrit doucement sa porte pour ne pas troubler le silence, marcha à pas de loup jusqu’à la porte voisine de la sienne. Il resta là quelques secondes, se demandant si c’était vraiment une bonne chose de faire cela. Mais il le voulait, et après tout, pourquoi pas ? Il se lança donc.

§§§


Ndla :
¹ Ragoût irlandais
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Le temps d'une année (McShep, NC-17) [F]

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