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Flygirl Asgard


Nombre de messages: 2282 Age: 21 Localisation: Un peu partout mais pas là où il faudrait Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 23 Déc 2007 - 20:05 | |
| Il n’avait pas faim. Il avait bien essayé d’avaler quelque chose de son repas de midi, mais à chaque fois qu’il avait porté sa fourchette à sa bouche, d’horribles nœuds s’étaient formés dans son estomac et étaient remontés dans sa gorge, lui donnant mal au cœur et faisant montés les larmes dans ses yeux. Alors, plutôt que de la manger, Evan avait plongé le nez dans sa purée, y cherchant une improbable solution à ses soucis. Lorsqu’il était repassé à l’infirmerie avant d’aller déjeuner – et après avoir pleuré un bon quart d’heure sous la douche –, Carson lui avait dit qu’Elena ne cessait de pleurer depuis des heures, et qu’elle avait catégoriquement refusé qu’on appelle le Major. L’Ecossais avait apparemment tenté de ‘négocier’ avec la jeune femme, argumentant que ce n’était pas bon pour elle de pleurer ainsi, mais elle s’était mise à lui crier dessus entre ses sanglots, lui interdisant d’informer qui que ce soit et lui ordonnant à la suite de la laisser tranquille. Le médecin n’avait donc pas insisté. Evan en avait pris un autre sacré coup en l’entendant. Il s’était attendu bien sûr à ce que ses révélations perturbent Elena, qu’elle le repousse, que ce soit dur autant pour l’un que pour l’autre. Mais pas à ce point. Il avait une douleur constante dans la poitrine qui rendait difficile sa respiration. Culpabilité indélébile, mais également peur de perdre la femme qu’il aimait plus que tout. Tout autour de lui lui échappait, s’écroulait comme un château de cartes ; et l’unique chose qu’il arrivait un tant soit peu à contrôler et dont il se savait sûr dans ce désastre, avait désormais autant de chance de trouver une réciprocité qu’un Wraith de devenir végétarien : l’amour profond qu’il éprouvait pour Elena. Evan poussa un soupir rempli de la douleur qui le tiraillait, qui laissa place à une petite grimace lorsqu’il vit Elizabeth Weir s’approcher distinctement de sa table. Non que la présence de la diplomate lui déplaise, mais il n’avait vraiment pas envie de bavarder pour l’heure. - Major ? Puis-je avoir quelques minutes de votre temps ? - Bien sûr Madame - La délégation terrienne est arrivée il y a quelques heures de cela. Je pense que vous devriez aller leur parler - Sans vouloir vous manquer de respect Madame : Pourquoi ? Je ne vois pas ce que je pourrais leur dire qu’ils ne savent déjà - Je ne vous demande pas de leur raconter votre vie Major. Juste d’aller leur dire bonjour, histoire de faire preuve d’un peu de civilité Leur montrer une bonne image de lui avant qu’ils ne le descendent plus bas que terre. Evan réprima un autre soupir et se leva, allant déposer son plateau avec les autres avant de suivre Elizabeth jusqu’à une table au fond du mess. Parmi cette fameuse délégation, Evan reconnut quelques visages vaguement familiers, mais l’air pincé des hommes qui lui étaient méconnus ne fit que le réconforter dans son opinion sur les bureaucrates et la pagaille qu’ils allaient faire autour d’eux. Il se força cependant à leur sourire, pour faire bonne figure, alors que les sept hommes se lever pour le saluer. - Messieurs, je vous présente le Major Lorne, second officier miliaire d’Atlantis. Major, voici le Major Davis et le Général O’Neill du Pentagone, Messieurs Richard Woolsey et Jed Garrity (5) du CIS, ainsi que les Colonels Miles et Grant et le Major Johnston du SGC - Bonjour Messieurs. Bienvenue sur Atlantis, si tant est que l’on puisse dire que le but de votre venue soit des plus réjouissants pour une première fois - Je vous accorde qu’il y a plus agréable, en effet, sourit doucement Jack O’Neill. Merci à vous cependant, Major Elizabeth incita d’un signe de tête à ce qu’il s’assoit à leur table et Evan n’eut guère d’autres choix que d’obtempérer. - Que cela nous plaise ou non, nous sommes là pour de bonnes raisons, et ne repartirons que lorsque notre travail sera fini, décréta solennellement Richard Woolsey avec un regard plein de sous-entendus - Bien entendu, approuva Elizabeth. Et nous ferons ce qu’il faut pour vous faciliter la tâche - Vous pensez pouvoir être en mesure de nous assurer l’entière coopération de cette base Dr Weir ?, demanda sur un ton hautain le Colonel Miles - Autant que faire se peut Colonel - Bien. Je pense que nous avons assez bavardé procédure pour la journée. Il est temps de passer aux choses sérieuses - Vous pouvez pas vous poser deux minutes Woolsey ? Profitez donc un peu plus des spécialités locales - Même si je vous concède que ses fruits sont délicieux, nous ne sommes pas ici en tant que touristes Général ! - Très bien Woolsey, soupira Jack O’Neill. Après tout, c’est vous qui êtes en charge de cette délégation - Et en tant que tel, j’aimerais commencer dès cette après-midi les interrogatoires. Je vous demanderais par conséquent Dr Weir de nous mettre à disposition une de vos salles de réunion et d’informer le Dr Thomas qu’elle sera la première interrogée - Ah ça je ne crois pas Messieurs !, s’énerva Evan - Pardon Major ? - Elena est en convalescence. Vous pourriez au moins avoir le respect d’attendre qu’elle est le feu vert du Dr Beckett - Et si jamais sa ‘convalescence’ dure deux mois ? Nous ne pouvons pas nous permettre de repousser ce procès - N’extrapolez pas, c’est ridicule. En venant ici, vous saviez très bien qu’elle était blessée. Si cela peut vous occuper, vous n’avez qu’à m’interroger moi en premier - C’est très remarquable de votre part de vouloir protéger le Dr Thomas, Major. Cependant... - Nous n’avons qu’à commencer avec le Sergent Cardin, proposa le Major Davis, interrompant Richard Woolsey - Je vous demanderais également de le libérer, exigea le Colonel Miles. Sa mise en cellule frôle la violation de procédure - « Violation de procédure » ? Dois-je vous rappeler dans quelles circonstances il s’y est retrouvé en taule ? - Et dois-je vous rappeler dans quel état il y est Major ? - Messieurs, je vous en prie, il ne sert à rien de nous battre. Je ferais libérer le Sergent afin que vous puissiez l’interroger – s’il s’en sent la force –, mais il sera escorter par deux Marines. Et je dois également vous avertir que je suis de l’avis du Major Lorne. J’ai pu voir par moi-même l’état de santé du Dr Thomas. Et je vous demanderais donc de ne rien tenter à son encontre sans avoir eu au préalable l’autorisation du Dr Beckett Les sept hommes se consultèrent brièvement du regard puis approuvèrent. Et avant que quiconque ait le temps de reprendre la parole, Evan s’excusa et les quitta. Il avait des choses plus intéressantes à faire que d’écouter les projets de ces cafards. Il devait parler à Elena, et ayant retrouvé un brin de force, il n’allait pas attendre la prochaine catastrophe pour se lancer. (5) Ben quoi ? Moi je l’aime bien Jed ^^ Pour celles qui ne sauraient pas, c’est le nom du personnage qu’interprète Kavan dans Les 4400 _________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Mar 25 Déc 2007 - 16:34 | |
| Joyeux Noël !!Elena était assise dans son lit, un plateau à peine touché devant elle. Carson n’avait pas menti en disant qu’elle était dans un sale état. Mais c’était toujours plus impressionnant de le voir de soi-même. Elle avait les yeux bouffis et les joues rouges des nombreuses larmes qu’elle avait versées. Mais le reste de son visage était plus blanc qu’un linceul. Et son regard était si... vide mais en même temps si triste...Elle apparaissait tellement fragile que la culpabilité d’Evan lui donna une bonne claque et des sueurs froides le long de la colonne vertébrale. Une fine larme s’échappa des yeux distants d’Elena et lorsque sa main faible et tremblante l’effaça nonchalamment, Evan ne put s’empêcher de murmurer son nom, rompant le silence quasi sentencieux de la pièce. Le visage d’Elena se décomposa en s’apercevant de la présence d’Evan, avant de devenir beaucoup plus expressif, mais d’une manière tout sauf plaisante malgré tout. - Qu’est-ce que tu veux ? - Te parler...Je voudrais te parler, s’il te plaît Il sembla à Evan qu’il avala son cœur lorsque la linguiste reporta son attention sur le bol de gelée bleue qu’elle tenait à la main. Evan resta statique. Mais quand Elena laissa tomber dans son plateau son bol avec une grimace de dégoût, avant de croiser les bras sur sa poitrine, il fut soulagé qu’elle ne le rembarre pas et accepte qu’ils parlent. - Je t’écoute, tourne pas autour du pot - Je pensais que tu voudrais savoir que le contingent qui va organiser le procès est arrivé il y a quelques heures - Super. La fête va pouvoir commencer - Ecoute Elena... - Non ! J’ai dit que tu pouvais me parler, mais tu ne t’approches pas de moi ! Evan recula donc du malheureux pas qu’il avait fait vers son lit et fixa son regard sur le sol dans un vain espoir de ravaler les larmes qui menaçaient de couler. - Ils voulaient...Ils voulaient t’interroger dès aujourd’hui. Mais je ne les ai pas laissé faire. Ils ne te causeront pas de problèmes tant que Beckett ne t’aura pas lâché de l’infirmerie. Mais attends-toi à ce qu’ils te sautent à la gorge dès que tu seras dehors Evan releva la tête et croisa le regard attendri d’Elena. Elle semblait touchée par son geste, et cela mit un peu de baume au cœur meurtri d’Evan. Mais un trouble s’installa rapidement et elle tenta de le cacher en tournant la tête vers le côté opposé de celui d’Evan, non sans lui murmurer un vague « Merci ». Evan hocha doucement la tête en retour. Il lui dit au revoir et entama sa sortie, mais Elena l’interpella. - Evan ! Attends ! Le cœur du militaire bondit dans sa poitrine. La voix d’Elena parut moins dure, moins accusatrice à ses oreilles. Et lorsqu’il revint sur ses pas, le regard hésitant de la jeune femme lui confirma que ça n’avait pas été un effet de son imagination. - Je voulais...Je voulais savoir...Etre sûre que...que j’ai mal compris tout à l’heure. Je t’en prie Evan ! Dis-moi que tu n’as pas tabassé Elliot pour te venger...Parce que...Ne lui donne pas raison. Je t’en prie...Dis-moi que tu n’es pas amoureux de moi ? Evan...Dis-le ! Il suffit à Evan qu’Elena perde une nouvelle fois le contrôle et éclate en sanglot pour qu’il la suive. Et cette fois-ci, lorsqu’il s’approcha de son lit, elle n’eut pas la force de le repousser. Il agrippa sa main et la serra avec d’autant plus de ferveur qu’il sentit ses petits doigts répondre à son étreinte et s’enrouler autour de sa main. - Je suis désolé Elena ! Je...Je m’en suis rendu compte...il y a quelques jours - Oublie-le ! Je t’en supplie Evan, tu ne peux pas ! Oublie que tu m’aimes - C’est impossible voyons Elena ! - Si ! Moi je ne t’aime pas ! Tu m’as déçue Evan. Déçu et blessée - Je sais que tu ne m’aimes pas comme je t’aime. Mais je sais aussi que tu tiens énormément à moi Elena. Et qu’il te faudra du temps pour que tu me pardonnes, si tant est que ce soit un jour possible - Et si jamais...les autres – ces hommes, Elliot – si jamais ils apprennent que tu es amoureux de moi ? Qu’est-ce que tu feras ? - Ne t’inquiète pas pour moi. L’important, c’est toi - Mais moi, même si je t’en veux, j’ai...j’ai besoin de toi ! - Je sais. Et je ne compte pas agir différemment du fait de leur présence sur Atlantis Elena. Je m’y suis peut-être mal pris pour te protéger, mais si j’ai fait tout ça, c’est parce que moi aussi je tiens énormément à toi. Je ne peux pas effacer mes erreurs, mais je vais tout faire pour ne pas en refaire - Tu n’as qu’à rien leur dire ! Fais semblant - Je ne peux pas faire ça. Et de toute façon, j’ai assez menti pour le reste de ma vie - Serre-moi dans tes bras, s’il te plaît Evan Bien qu’un peu surpris par sa requête, Evan ne pouvait ni ne voulait la refuser, encore moins quand il vit le regard terrorisé qu’Elena portait. Il dégagea le plateau du lit et s’assit doucement à ses côtés. Il se contenta de la serrer dans ses bras, caressant uniquement de son pouce le tissu qui couvrait son bras. Il était déjà très étonné qu’elle le laisse la toucher, il ne voulait pas que cela la trouble maintenant qu’il lui avait clairement avoué son amour. Je sais, c’est qu’une presque réconciliation, mais c’est déjà un grand pas, non ? ^^ _________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 13 Jan 2008 - 17:22 | |
| Désolée de l’absence ! Un peu de glucose en vue – entre autre Son bras était parsemé de petites fourmis et son estomac, comme s’il avait senti les changements de son petit cœur, s’était décrispé et criait famine, mais Evan s’en fichait totalement. Il tenait tout contre lui une Elena des plus endormies, et cette vision valait bien tous les maux de la galaxie. Elle était tellement belle. Son visage arborait une expression si différente d’il y a quelques heures, quand ils étaient encore réveillés ! Ses traits étaient doux, presque enfantins, un léger sourire flottait sur ses lèvres et son ventre exerçait de tendres frottements sur son bras au moindre de leurs mouvements. Il en oubliait presque son œil blessé, encore emprisonné dans ses pansements, et les autres contusions de son visage. Evan se mordit la lèvre et d’un geste délicat, il caressa les cheveux de sa tempe. Lorsque la jeune femme poussa un petit soupir bienheureux en réponse, son cœur se mit à battre la chamade et il ne put s’arrêter de la toucher. Une petite voix au fond de lui lui dit qu’il était mal de profiter ainsi du sommeil de son amie, mais il la fit taire. Il le savait, mais c’était plus fort que lui. Ses doigts glissèrent le long d’une joue et arrêtèrent leur course sur les fines et chaudes lèvres. Evan ferma un instant les yeux, puis les rouvrit en écartant sa main pour la poser sur l’épaule d’Elena. Il succomba à la tentation suprême, et après avoir humidifié ses lèvres, il les posa délicatement sur celles de sa belle endormie. Ce n’était qu’un simple effleurement, qui dura à peine quelques secondes. Mais Evan eut le temps d’entendre une nouvelle fois Elena soupirer, et sentir ses lèvres répondre à son baiser, se pressant légèrement contre les siennes. Evan en fut tellement surpris qu’il releva aussitôt la tête. Les yeux noisette encore endormis d’Elena se fixèrent dans ceux d’Evan, qui sentit l’embarras peindre son visage. Il ouvrit la bouche, espérant que quelque chose de sensé en sorte, mais il resta muet comme une carpe. Et de toute manière, les yeux d’Elena dévièrent leur trajectoire au profit d’un point derrière Evan, qui suivit le mouvement. Carson Beckett, John Sheppard et Jed Garrity se tenaient à côté du rideau entrouvert. - Je vois que vous êtes réveillé, sourit Carson en s’approchant du lit - Euh...Oui...Juste...depuis quelques minutes, bégaya Evan en descendant du lit, laissant au médecin la place d’ausculter sa patiente - Comment vous sentez-vous Elena ? - Un...Un peu mieux - Bien. Vous avez dormi pendant près de cinq heures, c’est une bonne chose Elena hocha doucement la tête, ses yeux n’osant rencontrer ceux du Major qui se tenait pourtant juste derrière le médecin. Evan se sentit d’autant plus mal à l’aise. Il se tourna donc vers les deux autres visiteurs, massant dans le même temps sa main endolorie. - Que se passe-t-il mon Colonel ? Il me semblait que le Dr Weir avait interdit qu’on importune Elena ? - Ne vous énervez pas ainsi Major, raisonna John. Mr Garrity n’est pas ici pour créer des problèmes - Bien que je sois porteur de mauvaises nouvelles - Elena vient à peine de se réveiller. Ça ne peut pas attendre ? - « Elena » peut vous entendre, je vous signale, répliqua la jeune femme sur un ton mécontent, faisant sourire Evan - A vrai dire Major, c’est pour vous que je suis là - Quoi ?, s’exclamèrent Evan et Elena en même temps Le jeune homme regarda un instant derrière lui, avant d’avancer vers l’agent du Pentagone. - On pourrait en parler ailleurs s’il vous plaît ? - Quoi ?, s’écria Elena. Non Evan ! S’il y a un problème, je veux l’entendre moi aussi ! - Tu ne crois pas que tu en as assez entendu pour aujourd’hui ?, demanda Evan sans même se retourner - Tu m’as promis que tu ne me cacherais plus rien Evan. Si tu as des ennuis, je...je veux être là...pour toi Au son de sa voix cassée, Evan finit par se retourner, et eut mal au cœur de voir autant d’inquiétude dans le regard d’Elena. Mais lorsqu’il l’entendit murmurer « S’il te plaît », il céda. - Très bien. Nous vous écoutons Monsieur - Comme vous le savez sûrement, le Sergent Cardin a passé son entretien il y a quelques heures de cela. En début d’interrogatoire, il a...il a déposé une plainte contre vous Major. Pour coups et blessures et menaces de mort sur un subordonné. Et le comité a décidé après réflexion d’y donner suite Elena éclata en sanglot et Evan était tellement sous le choc qu’il mit plusieurs minutes avant de le réaliser. Il se tourna tel un automate vers le lit et s’assit auprès d’Elena, la prenant dans ses bras pour la bercer. La jeune linguiste enfouit son visage dans le cou d’Evan et agrippa ses mains dans les siennes, les serrant avec vigueur. Le militaire se laissa aller, tentant de se raccrocher à quelque chose d’agréable alors qu’une fois de plus, son univers se fracassait sous ses yeux. Il s’attendait à ce que quelque chose comme ça arrive, mais il n’avait pas vraiment eu le temps de s’y préparer. Mais sa désolation fut vite remplacée par de la rage. Ah pour profiter de la situation, il savait y faire ce fichu Sergent ! Non content d’avoir brisé sa vie et celle d’Elena, il trouvait le moyen de retourner le couteau dans la plaie et de rendre les choses encore plus dures qu’elles ne le sont déjà. - Je ne veux pas laisser Elena toute seule, dit Evan à l’intention de Jed - Nous ne vous le demandons pas Major. Cependant, il serait préférable que vous restiez loin du Sergent. Et...Et pour cela, nous vous avons également assigné une escorte - Je veux lui parler Evan tourna brusquement la tête vers Elena et la scruta du regard, cherchant des traces de plaisanterie dans ses yeux. Mais tout ce qu’il lut à travers les larmes fut de la détermination. - J’espère que tu rigoles Elena ? - Non, je suis sérieuse. Je veux parler à Elliot - Elena, tu es encore fragile, c’est une très mauvaise idée. Et puis, qu’est-ce que tu pourrais lui raconter d’intéressant, hum ? Il va se faire des films et croire que tu as retourné ta veste et que tu lui pardonnes - Non ! C’est justement pour qu’il arrête d’imaginer les choses que je veux le voir ! Je veux mettre les choses au clair avec lui...Et dans l’idéal, le convaincre de retirer cette plainte grotesque - Je t’interdis de faire ça, encore moins pour moi ! - Je ne le fais pas pour toi uniquement Evan ! J’ai besoin de lui dire combien je le...combien je le déteste, combien je déteste ce qu’il nous fait ! Je ne veux pas qu’il nous sépare Evan. Tu peux comprendre ça toi ! Evan grimaça. Elle avait tout à fait raison. Qu’elle veuille parler à Elliot n’était pas tellement différent que quand il lui avait avoué ses sentiments. Sauf que là, il était hors de question qu’il les laisse seul tous les deux. Il déposa un baiser dans ses cheveux avant de descendre du lit, souriant timidement aux trois hommes qui avaient assisté à leur discussion. - Si...Si c’est possible, Mr Garrity - Je vais voir ce que je peux faire, mais il ne devrait pas y avoir de problème Evan hocha la tête en signe de remerciement, incapable de prononcer le moindre mot. Il avait espéré qu’il refuse, mais il ne fallait pas se faire d’illusion. _________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 20 Jan 2008 - 15:41 | |
| - C’est une très mauvaise idée Elena soupira à la plainte d’Evan et stoppa net leur marche claudicante. La jeune femme avait quelques difficultés à marcher seule, et elle avait prit appui sur Evan durant le trajet qui la mena de son fauteuil à la table où séjournait dors et déjà le Sergent Cardin, à qui elle jeta un bref regard avant de se tourner vers Evan. - Au moindre mouvement... - Je t’ interdis de faire quoi que ce soit Evan ! Tu es suffisamment dans le pétrin comme ça, n’en rajoute pas inutilement - Très bien, je n’interviendrais que si c’est vraiment nécessaire - Tu es têtu comme une mule ma parole ! - Je te retourne le compliment...Bon...Vas-y doucement, ok ? - Tu auras un rapport détaillé à mon retour de mission, promis ! Après un petit sourire, Evan relâcha son étreinte et fit quelques pas en arrière, veillant à ce qu’Elena soit bien assise avant de s’en retourner auprès des observateurs – la délégation entière ainsi que ses supérieurs. Elena prit une grande inspiration et parcourut avec prudence les derniers mètres qui les séparaient de son futur passé, qui la fixait du regard avec cette caractéristique lueur narquoise au fond des yeux. - Bonjour Elena, salua Elliot lorsqu’elle fut assise - Bonjour Elliot - Comment te sens-tu aujourd’hui ? - Ne me dis pas que tu as perdu la vue en plus de la raison ? J’ai mal physiquement et je me sens comme quelqu’un dont la vie vient d’être brisée en mille morceaux - Si tu m’as demandé de venir pour que je puisse t’entendre te plaindre... - Non Elliot, je ne suis pas là pour ‘geindre’. Je veux que l’on parle de nous - Il y a donc encore un ‘nous’ ? - Justement, non. Je...Je viens te rendre ceci Elena plongea la main dans la poche intérieur de sa veste et en sortit sa bague de fiançailles. Elle la tendit à Elliot, mais fut déstabilisée de ne pas le voir la prendre. - C’est fini Elliot, se reprit-elle. Je ne veux plus t’épouser...Je ne t’aime même plus. Et ne crois pas que je changerais d’avis, tu perdrais ton temps La linguiste posa la bague sur la table et la fit glisser vers Elliot. Celui-ci réagit enfin, et se pencha sur la table pour repousser l’anneau vers son ex-fiancée. - Garde-la. Cadeau - « Cadeau » ?, s’étrangla Elena. As-tu entendu ce que je viens de te dire Elliot ? - Je t’ai entendu oui, pas la peine de hausser le ton comme ça - Comment peux-tu croire que je garderais un ‘souvenir’ de ses jours infernaux ? J’en aurais déjà des traces physiques et psychiques, je ne veux pas porter un fardeau de plus ! - Je te signale que tu en portes déjà un - Cet enfant est tout sauf un fardeau ! Le fait que son père soit une ordure ne m’empêche pas de l’aimer. Au contraire ! C’est même la seule chose dont je sois fière à l’heure actuelle - J’espère bien que tu es fière de porter mon gosse. Il te sera encore plus difficile de m’effacer de ta vie comme tu essaies de le faire - « Ton gosse » ? Comment peux-tu parler ainsi de ce petit être innocent ? Ce n’est pas une chose que l’on peut manipuler impunément, c’est un bébé ! - Je suis son père ; j’ai tous les droits sur lui ! - Non ! Ses ‘droits’ tu les as perdu en manquant de le tuer ! Et je ferais mon possible pour que plus jamais tu n’aies de ‘droit’ sur cet enfant. Tu n’avais pas le DROIT de me traiter comme tu l’as fait Elliot ! Je m’en veux horriblement d’avoir été trop amoureuse pour voir qui tu étais vraiment : un homme malsain ! J’ai été trop longtemps aveugle... - Mais maintenant que tu as ouvert les yeux...Pardon, c’est vrai ! Qu’on t’a ouvert les yeux ! - T’en prendre à Evan pour m’atteindre est aussi détestable que ce que tu m’as fait - Mais je vois que ça ne vous empêche pas de vous coller. C’est dégoûtant. Tu me blâmes Elena, mais tu n’es pas mieux - Je t’interdis de dire ça ! Tu ne sais rien du tout ! Evan est le meilleur ami que j’ai jamais eu. Lui il se préoccupe sincèrement de moi. Il ne m’a pas abandonné quand il a vu que je tentais bêtement de m’accrocher à notre couple. Il était auprès de moi quand j’en avais le plus besoin, et même quand je ne pensais pas que c’était nécessaire. Il m’apportait et m’apporte toujours la tendresse dont tu es incapable - Tu te rends compte que tu parles de lui comme si tu en étais amoureuse Elena ? Alors que tu cries haut et fort le contraire ? - Je parle comme une femme qui ne cessera jamais d’être reconnaissante à Evan - Ce sale profiteur ? - Tout cela est dans ta tête Elliot ! - Oh non, je ne crois pas. Je vous ai vu quand vous pensiez être seul. Il bave littéralement sur toi et toi, tu ne dis rien, tu le laisses faire - De toute façon, ce qu’il peut se passer entre Evan et moi à présent n’est plus de ton ressort – et ne l’a même jamais été ! - Tu es ma fiancée ! - J’étais ! Tu ne t’imagines tout de même pas que je vais rester une seconde de plus attachée à un homme qui m’a fait autant souffrir ! J’ai essayé de t’aider, mais je crois que ton cas est incurable. Tu n’as que ce que tu mérites Elliot. Et j’espère de tout mon être que tu iras pourrir en enfer Elena se leva de sa chaise, mais d’un geste rapide, Elliot agrippa son poignet et le serra avec force. - Oui, mais j’aurais la satisfaction de ne pas y aller seul Elena - Lâche-moi, espèce de monstre ! Elena paniquait. Les images de toutes ses fois où Elliot l’avait battu et humilié assaillaient son esprit et la paralysaient. Elle avait beau tirer sur le bras d’Elliot pour dégager sa main dont elle perdait de plus en plus la sensibilité, son incapacité à y parvenir cette fois encore ne faisait qu’accentuer sa détresse. Les larmes brouillèrent peu à peu sa vision, mais pourtant, elle vit nettement Evan se précipitait à ses côtés. Le Major délogea brutalement la main d’Elliot du poignet de sa belle pour la plaquer sur la table, tout en attrapant l’autre militaire par la gorge pour le forcer tout aussi violemment à se rasseoir sur sa chaise. Lorsqu’Elena leva les yeux pour regarder Evan, elle fut estomaquée de le voir aussi enragé. Ses pupilles étaient dilatées sous la colère, sa respiration était plus rapide que la normale, et elle sentait bien qu’il luttait avec lui-même pour ne pas finir Elliot sur le champ. Elle murmura doucement son prénom, posant une main tremblante sur son épaule. Evan quitta un instant Elliot des yeux pour lancer un regard confus à Elena, mais revint rapidement à l’ennemi qu’il tenait à sa merci. - Touche-la, regarde-la encore une fois Cardin, menaça Evan, et c’est par petits bouts qu’on retrouvera ton corps Elena comprenait mieux maintenant comment Evan en était arrivé à tabasser Elliot. Il serrait son avant-bras avec une telle force...comme s’il cherchait à tatouer sa peau en faisant passer à travers ses doigts la rage qui couler dans ses veines. Et tout ça, tout ça, parce qu’il était tellement amoureux d’elle qu’il ne supportait pas de la voir souffrir. Il l’aimait avec une telle passion qu’Elena en fut frappée et s’en sentit soudainement oppressée. - Evan, je t’en prie, lâche-le Evan cligna des yeux quelques instants, pencha la tête avec une grimace, et lentement, desserra ses poignes. - Dégage, ordonna-t-il à Elliot Une lueur de terreur traversa une microseconde les pupilles d’Elliot, avant qu’il n’obtempère, reprenant son air supérieur et narquois. Evan gémit faiblement et se pencha sur la table, tentant de reprendre son souffle. Elena ignora la délégation qui s’approchait et câlina délicatement les cheveux et le dos de son ami. - Je suis désolé princesse. Mais il...quand il t’a attrapé, j’ai perdu mon sang-froid...Encore...Hen ! Si j’avais été armé et moins pressé... - Chhh... - Il doit vraiment être atteint pour oser s’en prendre à toi devant autant de gens ! Je sais, on pourrait dire la même chose de moi - Non ! Elena passa son bras autour de l’épaule d’Evan et glissa son autre main vers la joue du Major, qu’elle caressa à travers les larmes qu’elle n’avait pas vu couler. - Ce que tu as fait été différent Evan. Elliot a voulu me faire mal, tu m’as simplement défendu. Je ne t’en veux pas et personne ne dira rien La linguiste jeta un regard explicite aux personnes qui les regardaient avec curiosité, mais les oublia bien vite lorsqu’Evan se tourna enfin et la prit dans ses bras. La joue humide du jeune homme frôla sa tempe et elle frissonna doucement lorsque son souffle chaud vint caresser son cou et ses cheveux. Elle resserra son étreinte, la main dans son dos se refermant sur le tissu de sa veste alors que celle qui reposait sur sa nuque se faisait plus douce. Elle ferma les yeux, tant pour échapper aux regards inquisiteurs que pour taire la petite voix qui lui soufflait « Il t’aime. Il t’aime . Il t’aime d’un amour vrai » en une douce litanie qui faisait battre son cœur. _________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 2 Mar 2008 - 19:40 | |
| Juste un petit rappel du rating, qui désormais ne s’applique plus seulement pour la violence... Je vous avertis également que ce chapitre est un peu bizarre. Je sais pas ce qu’il m’est passé par la tête, mais j’ai eu beau le tourner dans tous les sens après coup, j’ai pas réussi à faire mieux. Elena ne s’étant pas senti le courage de retourner dans ses quartiers, Evan avait réquisitionné la chambre libre la plus proche de la sienne – récoltant au passage un sourire entendu d’Elizabeth – puis était gentiment allé chercher à son amie des vêtements pour la nuit. Les raisons de ce déménagement temporaire furent plus évidentes pour Evan lorsqu’il fut dans ladite pièce. Rien n’avait été touché depuis qu’Elena y avait été pour la dernière fois battue, et en passant devant la salle de bain, les traces de sang qu’il avait pu voir sur le sol lui avaient donné la nausée. La jeune femme ne sembla remarquer son retour que lorsqu’il lui arracha un sursaut en s’asseyant à ses côtés, prenant entre les siennes la main dont elle redessinait inconsciemment du bout des doigts les traces rouges que la poigne d’Elliot avait imprimé. - Elena ? Est-ce que ça va ? - Tu peux...Tu peux m’aider...à me lever ?, balbutia-t-elle, le regard fixé sur leurs mains liées - Oui, bien sûr Le Major reprit le sac qu’il avait posé au pied du lit, puis aida la jeune femme à se diriger vers la salle de bain, passant un bras autour de sa taille et l’autre serrant sa main avec sans doute plus de fermeté que nécessaire. Tandis qu’il posait le sac sur une étagère, Elena se posta devant l’évier et passa précautionneusement ses doigts sur les plaies de son visage. Evan lui tendit sa brosse à dents et son tube de dentifrice pour la distraire, ce qui lui valut un petit sourire. Sa toilette terminée, le militaire se recula de plusieurs pas et fixa son regard sur les dalles où reposaient les pieds nus de son amie. Néanmoins, lorsqu’il vit sa veste tomber sur cette même partie du sol, puis l’entendit déboucler sa ceinture, il ne put s’empêcher de lever le regard. Une douce chaleur l’envahit lorsque, après que son pantalon soit tombé au sol auprès de ses collègues, il détailla les fines jambes qui tremblaient légèrement sous la fatigue, ainsi que les cuisses et les hanches pleines. Les battements de son cœur devinrent effrénés quand les longs doigts d’Elena s’emparèrent des pans de son sous-vêtement pour révéler ses petites fesses rebondies. Il porta une main devenue moite de ses contemplations à son début d’érection, dont il tenta d’une pression de sa paume de diminuer la chaleur et l’engorgement sanguin qu’il pouvait sentir à travers les tissus. Il désirait tant glisser ses doigts sur cette peau, la couvrir de baisers aussi ardents que le feu qui le faisait brûler de passion, en goûter son odeur et l’imprégner sur ses lèvres, sa langue...La vision de la courbe ronde d’un sein libéré de son fin morceau de dentelle eut raison de lui. Il s’approcha de la jeune femme tel un félin et toucha son omoplate du bout des doigts. Elena sursauta et trembla en même temps et couvrit instinctivement sa poitrine de ses bras. Puis elle resta complètement immobile, mise à part pour les légers soubresauts que les caresses d’Evan lui procuraient. Jouissif de son accord silencieux, le jeune homme poursuivit en dégageant les longs cheveux bruns de son cou. Il y passa rapidement le bout des ongles, avant de finalement y placer ses lèvres, déposant jusqu’au creux de son oreille de courts baisers aussi chatouilleux qu’une plume. - Tu es si belle, souffla-t-il alors que la main qui ne tenait pas ses cheveux descendait caresser ses flans - Ouais, avec mes bleus et mon visage défiguré, j’ai vraiment l’air d’une princesse, haleta sarcastiquement la linguiste - Je te trouvais belle bien avant que tes blessures n’apparaissent, Elena - Comment fais-tu...pour ne pas être écoeuré en me regardant ? - Je n’ai pas de raison de l’être La linguiste se tourna dans ses bras, et, avec une lenteur des plus sensuelles, dégagea ses mains de sa poitrine pour les poser sur la veste entrouverte du militaire. Les prunelles d’Evan firent un bref détour sur les aréoles brunes de ses seins avant de les plonger dans celles brillantes d’Elena. Puis il plaça les mains de la jeune femme sur sa fermeture éclair, et ensemble, ils le débarrassèrent de sa veste. Entremêlant leurs doigts, Evan fit passer ceux de son amie sur le tissu de son T-shirt, lui permettant d’y distinguer la forme de ses muscles, ainsi que la chaîne où pendaient ses plaques. Eprise d’une douce fièvre, Elena enlaça le cou d’Evan et se mit du mieux qu’elle le put sur la pointe des pieds pour pouvoir planter ses lèvres sur les siennes. Le Major en fut légèrement surpris, mais nullement déplu. Il lâcha les mains d’Elena, qui enlaçaient toujours son cou, et, tout en savourant ses lèvres au goût mentholé, les glissa vers sa taille, la serrant davantage contre lui. Evan put ainsi sentir avec délectation la poitrine érigée d’Elena se frotter contre son torse, mais cela eut également pour effet de presser son érection contre le ventre de la jeune femme, et de briser leurs étreintes. Elena rougit violemment et se recula de quelques pas, couvrant sa poitrine d’une main alors que l’autre se refermait sur l’évier pour la soutenir. Hautement embarrassé, Evan mit d’infinis secondes à retrouver l’usage de la parole. - Je suis sincèrement désolé Elena ! Je... - Non, c’est moi, j’aurais dû...me débrouiller toute seule - Ecoute, tu as presque fini, alors je vais...je vais t’attendre à côté, d’accord ? - Sage décision, oui Evan s’élança donc vers la chambre, et y fit les cent pas en prenant de grandes inspirations pour calmer son corps encore tremblant de désir. Mais qu’est-ce qu’il leur avait prit ? Elena, de se laisser toucher aussi intimement et de lui rendre ses caresses ? Et lui, d’avoir tout foiré ? Il était en colère contre lui-même pour avoir laissé Elena se rendre compte en même temps que lui de ces nouveaux effets qu’elle lui procurait. Ça avait été si... bon. Et il aurait tellement aimé que cela ne cesse jamais. Mais non, il avait fallu qu’il lui fasse peur en se frottant de trop près à elle. Et il en était réduit à se lamenter une fois de plus sur son sort avec un état de frustration plus grand que celui qui l’avait suivi depuis sa perte de contrôle du matin. Lorsqu’il entendit la porte de la salle de bain s’ouvrir, Evan se précipita sur Elena pour l’aider à marcher jusqu’au lit. Il fut un peu déçu de la voir drapée dans une longue robe de chambre, mais se ravisa rapidement. Il valait mieux pour eux deux qu’elle soit bien vêtue. - Elena... - Non, l’interrompit-elle. Ne dis rien, s’il te plaît. Je ne veux pas en parler...Pas pour le moment du moins - D’accord La jeune femme hocha simplement ses remerciements, puis posa sa tête sur l’épaule d’Evan. Le militaire passa son bras autour d’elle et la serra davantage contre lui, déposant un baiser sur son front au passage. - Je suis fatiguée, murmura-t-elle après quelques minutes de silence - J’imagine. Tu as eu une journée riche en émotion, tu ne peux être qu’épuisée. Allez, allonge-toi. Demain sera sans doute aussi éprouvant qu’aujourd’hui, il faut que tu te reposes pour être d’aplomb Elle avait presque oublié ce détail. Lorsqu’Evan avait libéré Elena de leur étreinte désespéré, après de longues minutes passées à se câliner et à se murmurer des paroles réconfortantes, le comité n’avait pas perdu une minute et avait insisté pour qu’elle passe son entretien le plus rapidement possible. Evan avait été prêt à mettre beaucoup d’ardeur à les rembarrer, mais Elena l’avait stoppé avant la première remarque bien sentie et avait accepté. Elle voulait en finir au plus tôt, et la conclusion de sa confrontation avec Elliot avait eu peu de mal à convaincre le Major. - Tu restes avec moi ?, demanda-t-elle alors qu’Evan la recouvrait de sa couverture - Tu sais, avec mon escorte... - Pff ! Comme si tu allais m’étrangler pendant mon sommeil, bouda-t-elle - Bon...Je reste jusqu’à ce que tu t’endormes, ok ? Elena hocha la tête et se rallongea dans son lit, se couchant sur le côté pour laisser un peu de place au Major. Alors qu’il pressait son torse contre le dos d’Elena, cette dernière attrapa sa main et la passa autour de sa taille, la posant sur la petite bosse de son ventre, qu’il parvenait à sentir à travers l’épaisseur des tissus. Evan ne put empêcher un sourire béat de se former sur son visage, et se pencha légèrement pour voir les lèvres d’Elena elles aussi souriantes. Les légères caresses qu’il donna au ventre d’Elena les guidèrent tous les deux vers un sommeil plus que mérité. Je sais, j’embrouille encore plus leurs esprits déjà bien torturés, et sans doute les vôtres par la même, mais j’espère que je ne vous ai pas trop traumatisé ou frustré ^^_________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 22 Juin 2008 - 17:53 | |
| Evan appuya légèrement une dernière fois sur les bords du pansement qu’il venait de mettre à l’œil d’Elena, s’assurant qu’il était bien positionné et scotché, avant de ranger correctement le matériel médical fourni par Carson qu’il avait éparpillé sur le lit. Lorsqu’il revint de la salle de bain, Elena lui faisait dos et zippait sa veste. Il la prit doucement par les épaules pour serrer son petit corps frêle contre son torse robuste et embrassa sa tempe avec délicatesse. Les cheveux de la jeune femme, rassemblés dans une pince, étaient encore un peu humides de sa douche et sentaient bons les fleurs. Evan pencha la tête sur son cou, son souffle chaud faisant voleter les petites mèches brunes qui s’y trouvaient, et lorsqu’il inspira, il put sentir l’odeur fruitée et sucrée du parfum d’Elena. La linguiste pencha doucement la tête sur le côté, offrant sa nuque au militaire et par là-même, la permission de l’explorer. Evan eut un léger sourire, avant de déposer ses lèvres sur sa carotide, l’embrassant juste le temps nécessaire pour sentir son pouls. Si son baiser n’avait en rien la note érotique que ceux qu’hier soir avaient offert, il n’en était pas moins sensuel et fit frissonner la jeune femme de la même façon. Evan réitéra donc son geste, embrassant cette fois la mâchoire d’Elena. Puis, après l’avoir embrassé derrière l’oreille, il sentit sa petite main prendre la sienne, et elle se retourna dans ses bras. - Je suis prête, murmura Elena - Tu es sûre ? - Il le faut bien Elena le gratifia d’un sourire rempli d’un réconfort dont elle avait besoin et qu’il s’empressa de lui apporter en la prenant dans ses bras et en lui offrant un énième baiser. - Tu as tout ce qu’il te faut ? Tes vitamines... ? - Oui - Bien...Alors on peut y aller La jeune femme glissa sa main dans celle que lui tendit très élégamment Evan avant de se mettre en marche. Dans le couloir, les deux Marines qui constituaient l’escorte du Major les saluèrent et les suivirent jusqu’à la salle d’interrogatoire. Elena fut ravie de constater que, bien qu’ils aient pris leur temps, ils étaient tout de même à l’heure, certains membres de la délégation étant encore absents. Evan aida la jeune femme à s’asseoir sur la chaise que leur indiqua Richard Woolsey, puis rapprocha d’Elena le pichet d’eau qu’on venait de mettre à sa disposition avant de s’agenouiller auprès d’elle, alors que la salle se remplissait des hommes jusque là manquants. - Tu te souviens de ce qu’on a dit ce matin, rappela le jeune homme en prenant les mains d’Elena entre les siennes. Réponds simplement et franchement à leurs questions, et si tu as besoin d’un break ou de quoi que ce soit, n’attends pas pour le demander Elena hocha silencieusement la tête et Evan lâcha une de ses mains pour pouvoir sortir d’une poche de sa veste une barre énergétique aux fruits et la poser avec l’eau et sa boîte de vitamines sur la table. - Je serais juste derrière la porte en cas de souci, ok ? - Ok Evan offrit un sourire encourageant à la jeune femme et lui donna un dernier baiser sur le front avant de sortir de la salle. Elena se rassit correctement sur sa chaise et rassembla le peu de courage que les attentions d’Evan lui avaient apporté pour faire face à la délégation. Richard Woolsey prit rapidement la parole, après s’être assuré que tous ses collègues avaient leur fourniture en main. - Bien, Dr Thomas. Avant que nous ne commencions cet entretien, je tiens à attirer votre attention sur quelques petits points. Tout d’abord, nous allons enregistrer cet interrogatoire, comme pour tous les autres que nous avons et allons mener, grâce à cette caméra et au micro que nous venons de vous installer. Bien qu’il ne vous soit pas nécessaire de fixer la caméra, je vous demanderais cependant de parler d’une voix distincte. Je rassure cependant, cette vidéo restera strictement dans le cadre de ce procès. D’autre part, nous avons obtenu des Drs Beckett et Heightmeyer des copies des comptes-rendus de tous vos rendez-vous depuis votre arrivée sur Atlantis, certaines de nos questions y feront référence. Et enfin, bien que nous ayons déjà interrogé le Sergent Cardin, nous allons mener cet entretien, pour plus d’impartialité, sans en tenir compte. Avez-vous des questions ou des remarques ? - Euh...Non, je n’ai rien à ajouté Le bureaucrate hocha la tête et ouvrit un bloc-notes. Puis il prit un stylo et se pencha en avant, laissant ses avant-bras poser sur la table. - Nous allons commencer par vous, Docteur. Dites-nous où vous êtes née, dans quelle situation familiale... - Ma mère a déménagé du Texas, où elle et mes deux sœurs aînées sont nées, lorsque son compagnon est décédé. Elle s’est brièvement installée à Bâton-Rouge, où elle a rencontré et épousé mon père, avant de partir pour Pollock (5), où je suis née. Mon père a été tué au cours d’un braquage de banque quand j’avais 17 mois - Un braquage de banque ? - Oh non, mon père n’était pas un criminel ! Il sortait de son travail, et il voulait profiter que c’était sur son chemin pour retirer de l’argent. On devait tous aller à la fête foraine lorsqu’il rentrerait - 17 mois, c’est très jeune. Avez-vous des souvenirs de votre père ? - Pas vraiment. Je les ai surtout acquis en regardant des photos et des vidéos et en parlant avec ma mère et mes sœurs. J’ai beaucoup plus de souvenirs avec mon père adoptif - Votre mère s’est remariée ? - Oui. Elle a rencontré mon père...mon père adoptif, lorsque j’avais 4 ans. Ils se sont mariés quelques mois plus tard, et il nous a adoptés, moi et mes sœurs, peu après la naissance de mes petites sœurs - Vous êtes donc issue d’une famille nombreuse et recomposée. Quelles étaient vos relations avec vos sœurs, vos parents ? - Il y avait des hauts et des bas, comme dans toutes les familles. On se disputait très souvent avec mes sœurs, mais cela ne nous empêchait pas d’être très soudées quand on avait nos petits soucis - Et avec vos parents ? Comment avez-vous pris l’arrivée de votre père adoptif ? - Mon père est le seul homme avec qui je n’ai jamais eu de problèmes relationnels. Nous nous sommes dès le départ très bien entendu, et nous avons développé une relation privilégiée. Je l’admire énormément - Cela n’a-t-il pas créé de jalousie au sein de votre famille ? - Non, absolument pas. Si je m’entendais mieux avec mon père, et me confier plus facilement à lui, il n’en négligeait pas pour autant le reste de sa famille, et il est arrivé des moments où c’est aux autres femmes de la maison que je me suis confiée - Vous avez mentionné de nombreuses fois des « soucis ». Pouvez-vous nous expliquer quel genre de « soucis » vous avez eu à affronter dans votre enfance ? - Des soucis qui ne se sont pas arrêtés au début de l’adolescence, ni même dans mon entrée dans le monde des adultes. Des soucis en partie dus à mon caractère, que j’ai bâti suite aux nombreuses remarques sur mon apparence physique - Que leur reprochait-on ? - Mes petits camarades n’aimaient pas particulièrement les petites filles en surpoids. On m’insultait, parfois même on me bousculait. Mais quand j’ai essayé qu’on retienne autre chose de moi que mes rondeurs, on s’est mis à me traiter de lèche-bottes, parce que je travaillais très bien et que j’avais de bons résultats scolaires - Vous n’aviez pas d’amis ? - Non. Les premières fois où j’ai tenté de m’en faire, on ne m’a accepté que pour mieux se moquer de moi par la suite. J’ai donc vite renoncé à m’en faire d’autres. Mais j’ai ma famille, et elle me suffit parfaitement (5) Cette ville existe vraiment !J’ai eu énormément de mal avec ce chapitre, et je le trouve affreux !Je ne sais pas trop comment se déroule un procès normal, alors ça n’a pas été facile d’en organiser un façon ‘Atlante’. Il contient pas mal de choses sur le passé d’Elena que j’avais déjà dévoilé lorsqu’elle en a parlé avec Evan, mais comme je ne voulais pas trop en dire non plus, je trouve que j’ai été brouillon dans mes dialogues... J’espère que vous aurez quand même apprécié..._________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 15 Mar 2009 - 22:48 | |
| Non, non, vous ne rêvez pas, voici enfin un nouveau chapitre de votre fic préférée !
Je tiens à m’excuser pour cette trop longue attente. J’avais perdu de tout : mon temps, mon inspiration, et pire que tout, mon envie d’écrire. J’ai fini par retrouver tout ça, grâce notamment à Syd et Clio, que je remercie encore une fois !
Excusez également la longueur de ce nouveau chapitre, mais je voulais absolument le couper là où il est arrêté. J'espère que vous apprécierez quand même ! Et promis, le suivant sera plus long et ne mettra pas plus d’un an à vous parvenir !----- - Bien, Dr Thomas. Racontez-nous à présent dans quelles circonstances vous avez connu le Sergent Cardin Ca y était. Les choses sérieuses allaient commencer, comme on dit. Ils allaient enfin parler du moment qui avait fait tourner sa vie en un véritable enfer. Ses mains se mirent à trembler...Ou bien est-ce qu’elle le remarquait seulement maintenant ? Une chose était sûre, c’était définitivement dû à l’extrême nervosité à laquelle elle était sujette. Elle avait toujours été comme ça quand elle était stressée, ce n’est sûrement pas aujourd’hui que ça allait changer. Et eux qui attendaient sa réponse, toujours aussi pendus à ses lèvres et prêts à noter soigneusement chaque mot qu’elles déverseraient... Elle passa ses mains moites et tremblantes sur ses cuisses, puis remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant de se racler doucement la gorge. - Nous nous sommes rencontrés à bord du Dédale, il y a...près de huit mois maintenant. Nous venions d’être affectés sur Atlantis tous les deux - Et comment cela s’est-il passé exactement ?, demanda le Colonel Miles, sans même un regard pour la linguiste - Eh bien, c’était au mess. Je dînais, et il s’est assis à ma table - Plutôt direct comme entrée en matière, nota l’Agent Garrity avec un sourire - Oui, en effet, sourit Elena à son tour. Surtout que le mess n’était pas plein, il y avait de la place ailleurs. C’est pour ça que je me suis sentie...envahie, et que j’ai tout fait pour couper court à cette « discussion » - Quelqu’un s’assoit à votre table et vous vous sentez « envahie » ?, railla le Colonel Miles - Un inconnu s’assoit délibérément à la table que j’occupe alors qu’il y en a d’autres de libre, alors oui, Colonel, je me suis un peu sentie envahie - Et peut-on savoir de quoi vous avez parlé ? - Il voulait savoir, je cite, ce qu’une aussi jolie jeune femme faisait seule au mess à une heure aussi tardive. Ça n’a pas aidé son cas, au contraire - Comment ça ? - Ce n’est pas tous les jours qu’on me fait des compliments, surtout de ce genre. Alors que ce soit de la bouche d’un inconnu, ça m’a agacé. Et il a dû s’en rendre compte car il a changé de tactique pour une moins directe, si je puis dire - Laquelle ? - Il m’a simplement demandé comment j’avais été recrutée. Je lui ai répondu par pure politesse avant de m’excuser pour la nuit - Ça a donc été plutôt court, comme rencontre - Plutôt oui. Mais mon ton plutôt froid n’a en rien découragé Elliot - Il a cherché à vous revoir ? - Oui. Quelques jours plus tard, alors que j’entrais au mess pour dîner, je l’ai trouvé assis à cette même table. Et quand il m’a vue, il m’a invitée à le rejoindre - Vous avez accepté ? - Oui - Pourquoi ? - Il avait l’air gentil, répondit la jeune femme avec un haussement d’épaules - Pourtant, vous venez de nous dire qu’il vous avait ‘envahie’ - J’ai dit que j’avais trouvé sa façon de m’aborder un peu lourde. Mais à part ça, bien que je trouve que s’asseoir avec quelqu’un qu’on ne connaît pas sans lui demander la permission est fort impoli, il était plutôt...oui, gentil, et drôle - Et comment s’est passé ce dîner ? - Mieux que le premier. Il a commencé par s’excuser de la maladresse dont il avait fait preuve la fois d’avant, et on a parlé de choses et d’autres, je ne me souviens plus vraiment de quoi - On peut dire que c’est effectivement une amélioration. Vous avez donc continué à vous fréquenter ? - Oui. Enfin, après ça, nous étions sur Atlantis, et on ne s’est pas vu très régulièrement avant que ça ne devienne...sérieux - Ce qui fut ? - Euh...Quand on s’est embrassés pour la première fois. Environ un mois après notre arrivée - Et après ça ? - Après notre baiser ? - Oui - Et bien, nous avons poursuivi notre relation, je ne vois quoi dire d’autre - Vous viviez ensemble, non ? - Effectivement. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que les choses ont commencé à se détériorer. En fait, c’est comme si, petit à petit, Elliot s’était forgé une nouvelle personnalité. Aujourd’hui, je peux dire que c’est la personnalité que j’avais appris à aimer qui était en réalité la fausse, et qu’il me faisait découvrir le vrai Elliot Cardin - C’est à ce moment là que le Sergent a commencé à se montrer violent ? _________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Lun 23 Mar 2009 - 22:15 | |
| J'avais prévu de poster hier, seulement j'ai rencontré quelques problèmes, sur lesquels je ne vais pas m'étendre car ça ne vous intéresse sûrement pas ! lol Voici donc, avec un peu de retard, un nouveau chapitre d'Attraction. Bonne lecture !----- - Oui, souffla Elena les larmes aux yeux, avant de se racler la gorge et de répéter sa réponse d’une voix plus vive - Et dans quelles circonstances, exactement ? - Il s’est montré brutal pour la première fois au cours d’une dispute que je qualifierais aujourd’hui de ridicule - Pourquoi ? - Et bien, il est rentré un soir très agacé, et quand je lui ai demandé ce qui n’allait pas, il m’a dit que ça ne me regardait pas. Je n’ai donc pas insisté. Mais la seconde suivante, il me prenait par le bras et me faisait faire le tour de nos quartiers pour m’expliquer en quoi nous vivions dans une porcherie. Nos quartiers étaient envahis de cartons car nous venions d’emménager ensemble, et aucun de nous n’avait eu le temps de faire le lit le matin même, mais de là à les qualifier de « porcherie », j’ai trouvé ça exagéré. Je lui ai dit que j’avais l’intention de profiter de ma journée de repos le week-end même pour faire le ménage, mais il a insisté pour que je le fasse dans la minute. J’ai eu le malheur de lui répliquer que s’il y tenait à ce point, ça ne lui ferait pas de mal de ranger avec moi, et que ça calmerait sûrement sa mauvaise humeur en même temps. Il n’a vraiment pas apprécié que je lui réponde, et...et il m’a giflée - Comment avez-vous réagi ? - Je n’en ai pas vraiment eu le temps, car il s’est empressé de s’excuser, et pour sa mauvaise humeur, et pour son geste - Et vous lui avez pardonné ? - Oui - Pourquoi ? - Parce qu’il avait l’air sincèrement désolé. Et qu’à ce moment là, je ne le pensais pas capable de me faire du mal à nouveau. Mais nous avons déjà établi que je ne le connaissais pas en réalité...et que c’est un très bon comédien, car il savait parfaitement bien ce qu’il faisait, et qu’il a recommencé - Quand ? - Quelques semaines plus tard, après m’avoir demandé en mariage. Il a commencé à se montrer jaloux - De qui ? - De mes collègues. Au masculin- Pourriez-vous développer ? - Et bien, un soir alors que je lui racontais ma journée, il s’est mis à me poser tout un tas de questions sur eux. Apparemment, il était passé me voir dans la journée, et il n’a pas apprécié du tout ce qu’il a vu - Et qu’a-t-il vu, au juste ? - Certainement rien de plus que moi en train de travailler !, s’indigna Elena. Il avait dû nous surprendre en train de rire, mais sûrement pas à faire autre chose...d’inadéquat ! S’il était jaloux, c’est sûrement parce qu’au fil des semaines, je me suis intégrée et je m’entendais très bien avec mes collègues. Je n’y suis pour rien moi si j’ai été affectée avec trois hommes, et s’il s’avère que deux d’entre eux ont à peu près mon âge - Qu’est-ce que sa jalousie lui a fait faire ? - Il a exigé que je change de bureau, que j’en prenne un pour moi toute seule. Ce qui était évidemment hors de question - Pourquoi ? - Parce qu’on doit travailler à plusieurs. Très souvent, les textes qu’on nous ramène doivent être étudiés dans les plus brefs délais, et seul, ça mettrait des mois. D’autant plus que ça aurait été très impoli envers mes collègues - Comment le Sergent a pris votre refus ? - Mal. Très mal. Il ne s’est pas contenté de me secouer un peu et de me gifler, cette fois-là. Il ne m’a pas demandé pardon non plus, parce que pour lui, je l’avais mérité. A partir de là, il m’a pourri l’existence - Comment cela ? - Si quelqu’un s’approchait d’un peu trop près de moi, ou me disait simplement bonjour, si je rentrais un peu tard, il m’accusait de le tromper et me « passer l’envie d’aller voir ailleurs ». Quand je tardais trop à lui répondre, ou si je répondais l’inverse de ce qu’il voulait entendre, j’avais le droit aux humiliations et aux coups... - Pourquoi être restée avec lui si vous ne supportiez pas la façon dont il vous traitait ? - Parce que j’en ai été incapable. Je n’aurais pas supporté de le quitter, parce que je l’aimais. Je sais, vous devez penser que je suis folle d’avoir pu aimer un homme pareil, mais j’étais devenue...dépendante de lui ; je ne saurais comment vous l’expliquer autrement. J’étais seule, car j’ai dû couper les liens que j’avais créés avec les gens que je côtoyais par peur qu’ils ne se posent des questions et ne découvrent la vérité - N’auraient-ils pas pu vous aider si ça avait été le cas ? - Même s’ils m’avaient crue, que voulez-vous qu’ils y fassent ? Ce sont des civils, tout comme moi, ils ne savent pas se défendre. Et Elliot s’arrangeait au maximum pour que mes blessures passent pour des accidents, de telle sorte qu’il puisse toujours nier - Vous pouviez toujours porter plainte. Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? - Parce qu’il me répétait sans arrêt que si j’en parlais, ce qu’il me faisait passerait pour une promenade de santé. J’avais peur, et j’avais raison. Parce qu’il a tenu parole. La dernière fois qu’il m’a frappé a bien failli être la dernière - Pourtant, nous sommes ici. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? - Le Major Lorne Vous allez sans doute penser que je n’ai fait qu’effleurer ce qu’Elliot a fait subir à Elena, et vous auriez raison, mais sachez que c’est par choix ^^_________________  Ban by VLU ! |
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 | Sujet: Re: Attraction [E] Mer 8 Avr 2009 - 15:26 | |
| - Le Major Lorne, répéta le Colonel Miles avec un mépris évident dans la voix. Expliquez-nous donc tout depuis le début. - Bien. Par quoi voulez-vous que je commence ? - Votre rencontre avec le Major ? - C’était il y a un mois de ça, au cours d’un débriefing pour une mission. - Vous avez rencontré le Major pour la première fois pour le travail ? - Oui. Pourquoi ? - C’est l’équipier du Sergent... - Oh, je vois où vous voulez en venir, répliqua Elena. Elliot ne m’a jamais présentée à ses collègues. Il m’a bien parlé d’eux une ou deux fois, mais je ne les avais jamais vus avant ce briefing. - En quoi consistait cette mission ? - C’était une mission d’exploration. Et l’équipe du Major était en charge de notre sécurité. Elena eut envie de rire à ses paroles, se souvenant de la tête qu’Evan avait tirée quand elle s’était éloignée un peu trop loin du groupe. Mais elle se souvint aussi de celle qu’il avait faite la nuit même, et son début de sourire disparut aussitôt. - Et que s’est-il passé ?, poursuivit Richard Woolsey - Un des natifs m’a fait du gringue, ce qu’Elliot n’a évidemment pas apprécié. Il m’a agrippé le poignet un peu trop fort en essayant de m’éloigner de lui. - Et le Major Lorne vous a défendu ? - Non. Elliot m’a lâchée dès qu’il s’est aperçu qu’on l’observait, il n’y avait donc pas de quoi s’affoler. Enfin, je devrais dire que ça n’a pas affolé les autres. - Comment ça ? - Evan a été déstabilisé et intrigué de voir ça. - Intrigué, dites-vous ? Il vous a questionné ? - Oui. - Et vous lui avez répondu ? - Il a commencé à avoir des soupçons, alors je lui ai dit que j’étais fiancée, pensant que ça lui ferait lâcher l’affaire. - Mais ça n’a pas été le cas. - Non. C’est même tout le contraire qui s’est produit. - Développez. - Je l’ai dit à Elliot, qui l’a très mal pris. - Le Major vous a surpris en pleine dispute ? - Il ne nous a pas « surpris » à proprement parler, il nous a juste entendus. Et quand il a vu dans quel état Elliot m’avait mise...Ses soupçons ont été confirmés. - Avez-vous essayé de les infirmer ? - Oui, mais j’ai fini par me rendre compte que c’était inutile, car il avait les évidences sous les yeux, et je n’étais pas en état de le contredire plus longtemps. - Quelle a été la réaction du Major face à cette...confirmation ? - Il a voulu tout dire. Et jusqu’à il y a quelques jours, j’aurais pu dire que j’avais réussi à l’en dissuader, seulement il s’avère qu’il avait tout compte fait mis le Colonel Sheppard et le Dr Weir dans la confidence. - Vous auriez préféré qu’il garde cela pour lui ? - Ce que je préfère n’a pas d’importance, je pense. - Mais nous voudrions tout de même l’entendre. - J’aurais préféré qu’Evan ne me mente pas. - Il avait vraisemblablement de bonnes raisons pour le faire, non ? - Vraisemblablement, oui, répondit sèchement Elena. - Bien. Le Major vous a donc fait croire qu’il n’avait rien dit. Mais il n’en est pas resté là, n’est-ce pas ? - Non, en effet. - Qu’a-t-il fait, exactement ? - Il a tout simplement essayé de me protéger. - Et de quelle façon ? - Nous sommes vite devenus amis, donc nous passions pas mal de temps ensemble. - « Amis » ? Vous nous avez pourtant dit que vous aviez dû couper les ponts avec vos collègues. Le Sergent n’a-t-il rien vu, rien dit ? - Bien sûr que si, il en a même ‘discuté’ avec moi à plusieurs reprises. - Il vous a forcé à ne plus voir le Major, comme avec vos collègues ? - Oui. Du moins, il a essayé. - Vous ne l’avez pas fait ? - Non. - Pourquoi ? - Parce que ce qui différencie Evan de mes collègues, c’est qu’avec lui, je n’ai pas eu à avoir peur qu’il ne me croit pas si je lui disais ce qu’il se passait au sein de mon couple ; il a vu les séquelles de lui-même. - Et pourquoi le Major a-t-il ignoré l’avis du Sergent ? N’avait-il pas conscience qu’il vous mettait ainsi dans une position...délicate ? - Vous voulez dire, plus délicate que celle dans laquelle j’étais déjà ? De toute façon, Evan n’avait pas peur d’Elliot. - Pourquoi le Major a-t-il décidé de vous aider, à votre avis ? - Parce que c’est dans son caractère, répondit Elena avec un sourire. - Vous voulez parlez du fait qu’il soit militaire ? - Oh non, je ne vous parle pas du militaire, mais de l’homme. Evan est quelqu’un de bien. - Vous semblez être très proche du Major. - Oui. Comme je vous l’ai déjà dit, c’est mon ami. - Il a l’air d’être plus qu’un simple ami. - C’est vrai, il est mon meilleur ami. Mais rien de plus. - Vraiment ? N’est-il pas vrai, Docteur, que le Major éprouve plus que de l’amitié pour vous ? Elena tourna la tête vers Jed Garrity, mais celui-ci sembla aussi surpris qu’elle par la question du Colonel Miles. Tout comme les autres hommes présents d’ailleurs. Soulagée de constater que l’homme du C.I.S. avait gardé pour lui ce qu’il avait vu à l’infirmerie, la jeune femme tenta de calmer les battements de son cœur, effréné par la crainte. Evan lui avait dit de ne pas cacher ce fait si elle devait en parler, mais elle ne pouvait s’empêcher de se poser des questions : est-ce que quelqu’un d’autre avait assisté à leur baiser sans qu’elle s’en aperçoive, et aurait tout raconté au Colonel ? Ou est-ce qu’il voulait juste la tester ? Peut-être pour confirmer les propos d’Elliot ? - Je croyais que vous ne tiendriez pas compte pour cet interrogatoire de ce qu’Elliot vous a dit ? - C’est ce dont nous avions convenu, en effet, confirma Woolsey en jetant un regard furieux à son collègue. - Je trouve simplement la fermeté des réponses du Dr Thomas suspecte, expliqua le Colonel, son regard fixé sur Elena. - Avez-vous quelque chose à répondre à cela, Docteur ? Tous les visages étaient tournés vers Elena, qui sentit le sien devenir rouge. Elle n’avait d’autre choix que de dire la vérité, mais au moins, elle avait la réponse à ses questions. - Je n’ai fait que dire la vérité. - La réponse à ma question est donc non ? - Non, la réponse est oui. Il est vrai qu’Evan est tombé amoureux de moi. Mais ça s’est fait progressivement, et récemment. Et s’il ne m’avait rien dit, je ne l’aurais jamais deviné – ou même su –, car il n’a jamais rien entrepris à mon égard. _________________  Ban by VLU ! |
|  | | Flygirl Asgard


Nombre de messages: 2282 Age: 21 Localisation: Un peu partout mais pas là où il faudrait Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: Attraction [E] Dim 20 Sep 2009 - 22:51 | |
| Bon, je ne m'attends pas à une multitude de commentaires étant donné le délai inexcusable, mais voici un nouveau chapitre !
Bonne lecture !Evan contempla un instant le temps calme et ensoleillé dans lequel baignait la cité, avant de pousser un soupir rageur. Il était treize heures passé, et la salle où se tenait l’interrogatoire d’Elena restait désespérément fermée. Ils voulaient la pousser à bout ou quoi ? La jeune femme était sortie à deux reprises, la dernière fois étant il y a plus de deux heures, et il lui avait trouvé le teint pale. Elle lui avait marmonné qu’elle allait bien, mais ça ne l’avait pas du tout rassuré, et il s’inquiétait d’autant plus que lui-même commençait à fatiguer. Après un autre soupir, Evan se glissa le long du mur pour s’asseoir à même le sol. Il vit du coin de l’œil que les Marines qui l’accompagnaient trouvaient apparemment de quoi passer le temps en s’amusant de son impatience. Lui ne trouvait rien de drôle là-dedans et leur lança un regard noir pour leur faire savoir. Les deux hommes se mirent à regarder un peu partout en évitant soigneusement sa direction, mais il les ignora, pressant les paumes de ses mains sur ses yeux. Il fallait qu’il reste calme. L’interrogatoire allait se terminer d’une minute à l’autre, il en était persuadé, et ce n’était pas en étant énervé qu’il aiderait Elena. Il sortit donc son MP3 d’une des poches de son pantalon, et se laissa bercer par la musique, les yeux fermés et la tête reposant contre le mur. Si son impatience se dissipa peu à peu, ses pensées, elles, restèrent focalisées sur Elena. Elena et ses yeux remplis de tristesse, de regrets, de honte. Il détestait voir ce regard chez son amie, et détestait tout autant, si ce n’est plus, les hommes qui avaient forcé ces sentiments. Il avait bien essayé de la distraire pour les lui faire oublier, mais elle qui riait si facilement à ses blagues stupides ne leur avait adressées qu’un maigre sourire, plus courtois qu’autre chose. Il se rappela soudainement du sourire espiègle qu’elle lui avait offert hier soir, alors qu’elle glissait ses mains délicates sur son t-shirt. Il l’avait tant aimé, ce sourire, et ce moment...Un frisson le parcourut. Son corps se souvenait si bien ; il pouvait encore sentir la douceur de la peau d’Elena sous ses doigts, ses mains s’agripper à son cou et ses lèvres tremblantes sous les siennes...Elena avait visiblement ressenti un peu de honte en se rendant compte de ce qu’ils faisaient, et lui s’en voulait d’avoir profité ainsi d’elle ; mais il préférait qu’elle culpabilise de s’être laissé aller dans ses bras plutôt que de ce qu’il s’était passé avec Cardin. Evan fut tiré de ses pensées lorsque la porte devant laquelle il était assis depuis des heures s’ouvrit enfin. Il se dépêcha de ranger son baladeur, et se mit debout si vite que des étoiles apparurent devant ses yeux. Mais malgré cela, et les fourmis qui parcouraient ses fesses, il parvint jusqu’à Elena. La jeune femme lui lança un regard inquiet et posa une main sur son avant-bras. - Est-ce que ça va ? - Oui. Pourquoi ? - Tu es tout rouge, Evan. Il porta une main à ses joues, et constata qu’elles étaient chaudes. Repenser au moment intime qu’il avait partagé avec son amie avait apparemment eu des fortes répercussions qu’il n’avait pas remarquées. Heureusement, seules ses joues en feu en étaient un signe évident. - C’est rien, ne t’inquiète pas. Est-ce que toi ça va ? - Oui, répondit Elena avec un faible sourire. Je suis un peu fatiguée, mais j’ai surtout très faim. - Tu n’es pas la seule !, dit Evan en frottant son ventre de la main. Tu veux aller au mess ou... - Major Lorne ? Evan retint à peine un soupir d’agacement et se tourna vers l’homme qui l’avait interrompu. - Que puis-je faire pour vous, Mr Woolsey ?, demanda-t-il avec un sourire forcé. - Je voulais juste vous informer que nous vous attendrons demain matin pour votre interrogatoire. - Je serais à l’heure. Visiblement satisfait par cette réponse, le bureaucrate souhaita aux deux jeunes gens une bonne fin de journée et s’éloigna, sous le regard plissé d’énervement d’Evan. Une fois qu’il fut complètement éloigné, le Major reporta son attention sur Elena, qui frottait son visage fatigué. Il caressa brièvement son épaule et lui sourit. - Bon, je disais donc, tu veux aller au mess tout de suite, ou tu préfères passer par tes quartiers avant ? - Le mess. Si je m’approche d’un lit maintenant, je vais m’y endormir à coup sûr. - Alors c’est parti !, s’exclama Evan tout en offrant son bras à son amie. ----- Evan regarda Elena s’allonger sur son lit, avec des mouvements rendus lents par la fatigue. Il s’assit à côté d’elle et lui retira ses chaussures, ce qui lui valut un sourire amusé. L’humeur de la linguiste s’était nettement améliorée depuis que son interrogatoire était terminé, et que son estomac était rempli. Il y avait certains moments où elle se perdait dans ses pensées, et où ses yeux devenaient sombres, mais elle ne marmonnait plus, et lui souriait franchement. Il se sentait mieux lui aussi du coup. Il se rapprocha un peu plus d’elle dans l’intention de lui caresser les cheveux, le visage, peu importe, il voulait juste la toucher ; mais Elena lui attrapa le poignet avant que sa main ne puisse atteindre quelconque destination. Aidée de son autre main, elle s’assit. - Tu es bien tactile, aujourd’hui. - Pas plus qu’hier soir, répliqua Evan avec un sourire taquin. La jeune femme lui lança un regard réprobateur, avant de lâcher son poignet pour passer sa main sur son visage avec un soupir. - Ecoute, je t’ai dit qu’on parlerait, et on le fera. Mais pour le moment, tout est encore...bousculé dans ma tête, et même si j’apprécie énormément que tu veilles sur moi, ça ne m’aide pas que tu sois aussi...démonstratif. Je sais que ce que je te demande n’est pas juste de ma part, mais ça le serait encore moins si je te disais des choses dont je ne suis pas sûre. Tu comprends ? - Oui, répondit simplement Evan, dont l’estomac s’était logé dans la gorge. Prends tout le temps dont tu as besoin. Et quand le moment sera venu, fais-moi signe, rajouta-t-il après réflexion. Elena hocha la tête, avant de lui dire merci. Après quelques secondes de silence, sa fatigue se rappela à elle lorsqu’elle fut prise d’un bâillement. Evan comprit qu’il était l’heure pour lui de quitter la jeune femme. Ce qu’il fit après quelques derniers mots, le cœur lourd. _________________  Ban by VLU ! |
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