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 Ikea [E]

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Sydney
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MessageSujet: Ikea [E]   Mar 17 Avr 2007 - 18:02

Titre : Coincoin : canard un jour, canard toujours. (Vous avez cliqué dessus, vous devez bien le savoir ! )

AuteuSES : Crazy & Syd, aussi connues sous le nom de WhereIsBryan... Le duo de chic (enfin surtout de choc), l'équipe du siècle, deux superauteuses pour vous servir, de retour pour tous les fans de Top Guy, et les inconditionnels de Gad... Et qui sait, peut-être que cette fois, on résoudra le mystère... but where is bryan ?
Si vous avez des informations à ce sujet, nous recueillerons volontiers vos témoignages à l'adresse *que j'ai pas le droit de diffuser mais que vous pouvez obtenir par MP si vous voulez ! *

Genre : Hmm comment dire... C'est un genre bien à nous 8D Plus sérieusement (hum!), disons qu'il y a de l'humour, de l'humour, de l'humour, mais aussi de la romance (vous devinerez jamais qui ) ainsi que de l'action ^^

Résumé : Qu’est-ce qui fait courir John ?

Rating : K+

Disclaimer : L'idée est à nous. La fic est à nous. Le canard est à nous. Les blagues, pourries ou non, sont aussi à nous :D La multitude de personnages que nous avons créés est aussi à nous. Quant au reste, et bien... Ronon est à Crazy, John est à Syd, et c'est tout 8D

Nota : Je sais... Oui, je sais, on est incorrigibles... Oui, je sais, on va encore se faire taper sur les doigts... Oui, je sais, on va encore recevoir des lettres de menaces de mort de la part de tous les fans de Elizabeth Weir, mais... c'est de la faute à Crazy !! 8D

Nota n°2 : Whereisbryan n'est pas un auteur schizophrène, non non, nous sommes bien DEUX AUTEUSES ^^ La première personne qui utilises le pronom "tu" dans les reviews se prend une courge.

Nota n°3 : Warning : Dans cette fic, personne ne tombera dans un filet, et aucune ampoule ne sera changée. Merci de votre compréhension. [Comprendra qui pourra :DD]

Nota n°4 : On ne connaît pas encore le nombre de chapitres final, mais si vous voulez, on peut vous donner une fourchette 8D

Nota n°5 : Remerciements infinis à Gad. Merci à sa Twingo.

Nota n°6 : Y'a Ikea à Lyon ? ^^

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Sydney
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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Mar 17 Avr 2007 - 18:11

Chapitre Premier.



Les premiers rayons de soleil perçaient le ciel d’Atlantica, pénétrant dans la Cité qui, petit à petit, s’illuminait de la présence des Atlantes qui l’habitaient.
Les Hommes se réveillaient à mesure que le soleil montait dans les cieux, et, éblouissant la Création des Ancêtres, l’astre transperça les tours de toutes parts mettant sur pieds les derniers locataires endormis.
Mais l’un d’entre eux persistait à rester au lit...

Rabattant la couverture sur sa tête, John ignora la chaleur dégagée par le faisceau lumineux qui l’intimait de se lever, en poussant un grognement.
Dormir. Il voulait juste dormir.
La veille, les Athosiens avaient organisé une petite soirée, genre invitons tous les êtres vivants sur cette planète pour fêter l’arrivée du printemps. Il fut rassuré de se rendre compte qu’il était seul dans son lit, l’alcool Athosien avait la réputation d’être... aussi enivrant que les demoiselles qui aidaient à sa préparation.
Et il avait fait un pari, un pari stupide, avec McKay, donc oui, évidemment un pari stupide. Il avait juré de ne séduire, ou de fricoter avec aucune autochtone de n’importe quel peuple que ce soit pour les six prochains mois – il se demandait si McKay réalisait l’immensité de la chose ou si l’abstinence lui avait fait perdre la raison... En tous cas, lui, c’est son pari qu’il avait perdu. Tout ça parce que leur dernière mission avait mal tourné, je vous jure... Et dire que si tout s’était bien passé – c'est-à-dire si un vieux Chaman totalement frappé n’avait pas mis de liquide vaisselle dans son café – McKay serait à présent en train de subir le parfait entraînement de tout Marines qui se respecte...
McKay lui avait fait le discours du « Vous me remercierez », tu parles ! Le Chaman aussi lui avait dit ça, ou un truc du genre « L’homme ne sait pas ce qui lui est nécessaire avant de le savoir »... enfin, pour la fin, il n’était pas trop sûr car il commençait à sombrer dans l’inconscience à ce moment là...

Enfin bref, il avait perdu un pari et gagné le droit de rester toute une semaine à l’infirmerie, sous ordre de Beckett – c’était du grand n’importe quoi, il se sentait bien ! Il avait réussi à convaincre le Doc que sa présence était essentielle à la Grande Cérémonie, et puis Teyla garderait un œil sur lui, hein Teyla ?
Pour sûr, elle avait gardé les deux.

Il poussa un long soupir et balayant les couvertures, il tacha de se lever. Il bailla à s’en décrocher la mâchoire et dit pour lui-même en se dirigeant vers la salle de bain :
« Je serais bien resté couché, moi...
- Alors là, t’es pas le seul mon vieux ! s’exclama une voix masculine. »
Il se retourna brusquement, et scruta la pièce du regard à la recherche de l’intrus.
« Qui est là ?! demanda-t-il en se dirigeant lentement vers sa table de nuit – à la recherche de son si précieux Beretta.
- Par ici ! fit la voix.
Il eut beau chercher, il ne voyait rien.
« Où êtes-vous ?
- Je suis là ! »
Pointant l’espace vide de son arme, un sourire s’étira sur ses lèvres et il baissa son arme :
« Quel idiot... »
Tendant la main à son oreille, pour couper court à la discussion quand il ne sentit qu’un vide :
« C’est ta radio que tu cherches ? Je crois que tu l’as laissée tomber par terre, hier soir. »
Démarrant au quart de tour, John releva son arme, tachant de localiser la source de la voix :
« Je suis par là ! Tu ne me vois pas ou quoi ?!
- Où ça ‘par-là’ ?! »
- Mais ici enfin ! Juste en face de toi !
- Il n’y a rien en face de moi !
- Sois sérieux, il y a quelque chose en face de toi !
- A part un mur, je ne vois strictement rien alors où...
- Et bah ! Justement ! »

John cligna des yeux, baissa son arme et resta interdit :
« Okaay, la liqueur athosienne doit avoir des effet à retardement...
- C’est pas l’effet de l’alcool !
- Mais nooon, bien sûr que c’est pas l’effet de l’alcool ! ... Bon sang, je crois que je deviens dingue, il est sept heures du matin et je suis en train de discuter avec un mur qui a la voix de Bruce Willis... »

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Ven 27 Avr 2007 - 20:44

Chapitre Deuxième.




John se passa la main dans les cheveux, les ébouriffants un peu plus qu’ils ne l’étaient, avec la ferme impression de nager soit en plein rêve soit en pleine hallucination. Ouais enfin, tant qu’à nager en plein rêve, il aurait préféré que ce soit aux côtés d’une jolie fille en maillot de bain… Hum, bref… John se mit à rire tout seul et continua de parler tout haut, sans réellement s’en rendre compte.
« Oh, super, tu te mets à avoir ce genre de pensée même en étant à côté de la plaque, tu t’arranges pas mon vieux ! »
La même voix masculine que précédemment se fit entendre, suave et profonde :
« Ca jte l’fais pas dire !
- Ah ouais, et moi j’en vois de toutes les couleurs de mon côté mon gars, faut dire que t’as le rythme quand tu…
- Mais arrête, tais-toi idiot ! Et j’t’ai déjà dit de pas te mêler de mes conversations !
- Pfff quel chieur ce mur alors
! »
Le silence se fit un instant, notre cher colonel se tourna tour à tour vers son lit et le mur. Le mur soupira.
Non, pensa John, irrité, non ce n’est pas le mur qui soupire, un mur ne soupire pas ! Il reprit son arme balaya la pièce d’un air menaçant :
« Ok, ça suffit là. C’est bien, c’est très drôle mais ça suffit. Qui que vous soyez, vous sortez de votre planque ou je tire ! –il éleva la voix- McKay si c’est encore une de vos inventions à la noix je vous jure que vous allez le faire cet entraînement militaire ! »
Nouveau soupir dans la pièce, voix fatiguée mais résignée :
« Il n’y a personne dans la pièce, John. A part moi, lui… »
John effectua un splendide volte-face glissé coupé digne de Philippe Candeloro et se replaça face au mur :
« Bon sang, qui est là ? Qui-est-là ?
- Mais c’est moi ! Un mur, mur ! m-u-r ! T’as jamais vu un mur de ta vie ou quoi ?
- Disons qu’en général les murs que je croise ne me font pas la conversation !
- Et alors ? Pourquoi pas ? »

Je rêve. Non mais je rêve. Je suis en train de parler à un mur. Parler-à-un-mur.
Il s’approcha avec méfiance du mur et le tapota doucement, histoire de s’assurer que… que quoi au juste ? Que ce n’était pas un mur en guimauve ? Que…
« Arrête tu me chatouilles ! STOOOOOOOP !! »
Le hurlement retentit si fort que John recula d’un mouvement trop brusque, s’emmêla les pieds, trébucha et atterrit sur le sol.
« Aïe mais ça va pas ! Tu pourrais pas tomber moins fort non ?! »
Il se releva sur le champ, glissa, reprit son arme et se réfugia au fond de la pièce où il s’appuya contre le mur. Doux murmure dans son oreille :
« Ah oui le sol est parfois un peu grincheux. Écoute, John, il faut qu’on parle… »
Sheppard sursauta et se décolla du mur, sérieusement agacé, alarmé, tendu :
« Mais c’est pas vrai ça, vous allez pas bientôt la fermer ? C’est quoi cette histoire de dingue là ? »
Sans réfléchir, il pointa son arme sur le mur :
« Expliquez-moi ce qui se passe dans cette chambre ou je vous descend, qui que vous soyez !
- Tu vas vraiment tirer sur un mur sans défense ?
- Un mur sans… Ok, oui, si à trois vous n’avez pas parlé, je tire. Un. Deux…
- Ok, ok, très bien Colonel Sheppard. Vous voulez la vérité ? C’est que les objets de cette Cité ont une âme. Une âme, un esprit, des sentiments. Ils parlent, ils rient, ils s’énervent.
- Aaaah oui mais bien sur, je me demande pourquoi ne n’y ai pas pensé plus tôt !
- Je suis très sérieux.
- Je suis soit très saoul, soit très fatigué.
- Très bien, vous ne voulez pas me croire. Tant pis, je continue. Aucun humain ne peut nous entendre. Jamais. Sauf, parfois, dans des cas rares. Comme aujourd’hui. »
John ferma les yeux, serra les dents. Le… mur poursuivit :
- Je sais plein de choses tu sais. Je connais tes amis. Les gens que tu n’apprécies pas. Tes joies. Tes peines. Le soir quand tu…
- Mais c’est pas bientôt fini ! »
Il en avait marre de cette histoire, marre de cette conversation sans queue ni tête, marre d’être là, à 7h du matin en caleçon, son Beretta à la main en train de discuter avec un mur ! Il voulait se réveiller, ou se rendormir, mais retrouver une situation normale… Il chercha à planter son regard dans les yeux du mur mais ne lui en trouva pas, il se contenta donc de le fixer d’un œil méchant :
« Je ne sais pas qui vous êtes, ce que vous êtes, mais ça devient franchement pénible tout ça. Je veux bien croire qu’il se passe des choses bizarres parfois ici, mais de là à admettre que les objets parlent, sans moi. Alors vous vous démerdez comme vous voulez mais je veux que tout soit redevenu normal dans les trois prochaines secondes !
- Mais je ne peux pas ! J’y suis pour rien moi si tu nous entends !
- Bon ok, j’en ai marre. Faites comme vous voulez, moi j’ai des choses à faire. »

John se rendit dans la salle de bain, dans l’espoir d’être tranquille… Espoir vain, il s’en rendit compte une fois arrivé devant le lavabo qu’il alluma avec force. Une voix masculine elle aussi mais légèrement arriérée* s’éleva :
« Ohoh, on est de mauvaise humeur ce matin ! On s’est levé du pied gauche peut-être ? »
John fit un bond, recula, tandis que la voix poursuivit :
« Hey, pas de panique ? J’dis ça comme ça moi hein ! Tu sais, tu devrais changer de mousse à raser, parce que… Aïe mais qu’est-ce que tu fais ?! »
Sheppard, ne sachant que faire avait opté pour une « agression serviettale ». Effectivement, pris d’un brusque élan d’épuisement désespéré ou de désespoir épuisé, il avait saisit la serviette de douche la plus proche et s’employait à frapper furieusement le robinet :
« Ca commence à bien faire ! Taisez-vous, taisez-vous tous ! »
Il continua d’agiter la serviette un moment puis, se rendant soudainement compte que frapper un robinet d’eau avec une serviette était un acte profondément stupide et anormal, il s’arrêta. Silence complet dans la pièce, il n’osait y croire. Il était sur le point de conclure qu’il venait de rêver, lorsque la voix reprit d’un ton courroucé :
« C’est bon, t’es calmé ? Ca fait du bien de passer ses nerfs sur un pauvre robinet qui n’a rien demandé et qui t’as juste conseillé de changer de mousse à raser ? »
Ok… John ferma les yeux. Rien de tout ceci n’était réel. Ok ? Les murs ne parlent pas, ni les lits, ni les robinets… Ok. Il rouvrit les yeux, décidé à les ignorer.
Il prit sa douche en vitesse, s’habilla prestement, et happa sa radio qu’il rebrancha rapidement. Il sortit de la pièce d’un pas vif, ignorant volontairement le « Bon eh bien à plus tard ! » jovial de son mur.

__________________________

* Une voix masculine elle aussi mais légèrement arriérée : j’ignore si le terme « voix arriérée » existe vraiment mais bon, j’aime bien. Comprenne qui pourra hein !

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Mer 2 Mai 2007 - 15:08

Chapitre Troisième.




John se baladait dans les couloirs de la Cité, un peu perturbé par son réveil. Une fois sa douche prise, il n’avait rien entendu d’étrange. Il s’était donc rassuré, se disant qu’il avait sûrement rêvé. Il passait devant des laboratoires quand il entendit une discussion plutôt vive dans l’un d’entre eux. Une voix féminine particulièrement aiguë s’élevait plus que les autres :

« J’en ai assez ! Il faut que ça cesse !
- Oh je t’en prie, Gisèle, calme-toi. On en a déjà parlé de toutes façons... fit une voix masculine.
- Et alors ? Je ne peux pas continuer ainsi !
- Qu’est-ce que tu proposes ?
- On doit se révolter !
- Non mais tu plaisantes ?
» contesta une autre voix de femme plus posée. « Les Anciens nous ont créés pour les servir, pas pour les mettre à la Porte, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots. »
De plus en plus intrigué par cette conversation, John pénétra dans le laboratoire.
« Oui, bien sûr ! Ca se voit que vous n’avez pas à faire au Dr Kavanagh tous les jours vous ! »
Sheppard sourit à cette réplique mais son sourire disparut bien vite quand il constata que la pièce était vide. Il vit alors une chaise tourner sur elle-même, et dire de la même voix aiguë qu’entendue plus tôt :
« Qu’est-ce qu’il a l’Atlante ? Il veut notre photo ? Il a craqué son slip ou quoi ?! »


¤¤¤



Inutile de préciser que notre colonel préféré** était de fort mauvaise humeur lorsqu’il rencontra le premier être humain de la journée, qui n’était autre qu’Elisabeth Weir, hmm quelle douce surprise. Ahem, ahem...*** Bref, sa supérieure ne semblait pas de meilleure humeur que lui à en juger ses lèvres pincées et son regard noir. Trop d’la mort qui tue dirait le fils du frère de la tante de sa cousine. Mais elle avait sans doute pu prendre une douche, elle, une longue douche, du genre ‘je reste au moins une heure sous l’eau parce qu’à Pégase on paie pas de facture’, le genre de douche que John adorait, et sans lesquelles une bonne journée ne pouvait commencer et... et elle, elle, elle était là à le narguer parce que Madame avait pu prendre une douche tranquille !! Alors non, aujourd’hui, il était hors de question d’être de bonne humeur !!
Ce fut donc ces deux merveilleuses personnes qui se rencontrèrent dans un des multiples couloirs de la Cité d’Atlantis, et ce fut Weir qui interpella le colonel d’une voix agacée en le voyant sur le pas de la porte :
« Colonel Sheppard ! Où étiez-vous, ça fait trente minutes que j’essaye de vous joindre par radio ! »
Aouch, pensa Sheppard, j’ai discuté si longtemps avec mon mur ? Il sourit à cette pensée totalement dénuée de sens, ce qui n’échappa pas à sa supérieure :
« Franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle !
- Oh rien, je pensais à mon mur, désolé.
- Pardon ?
- Euh non rien, rien oubliez ça, qu’est-ce que vous vouliez ? »
Weir le scruta un instant, juste histoire de s’assurer qu’il n’y avait rien qui clochait dans son regard. Elle soupira.
« On a besoin de vous. Venez, je vais vous expliquer. »
John lui emboîta le pas, heureux d’avoir entendu ces paroles. Ca lui permettrait de chasser cette histoire ridicule d’objets parlants. Il ne devait vraiment pas être réveillé ce matin, pour avoir imaginé des choses pareilles.


¤¤¤


« L’équipe du Major Lorne pense avoir trouvé un site Beta convenable.
- Un site Beta ? Pourquoi on aurait besoin d’un site Beta ?
- Si un problème se présentait sur le site Alpha, il faudrait bien l’évacuer quelque part.
- Oh, je vois. On a une planète pour évacuer le site Beta ? »
Weir le regarda, interloquée et il continua d’un sourire malicieux :
« Juste au cas où ! »

Elle lui lança un regard noir avant d’entrer dans la salle de réunion où l’équipe de Lorne était au complet.
« Bien, nous allons pouvoir commencer messieurs. »
Le scientifique de l’équipe commença son exposé :
« M4T-834 est une planète qui ressemble beaucoup à la Terre. Elle possède une Lune, qui influe sur son climat tout comme la nôtre ; elle fait sa révolution en environ 370 jours...
- Ce briefing est d’un ennui... » murmura une voix féminine.
John sorti le nez de son dossier et haussa un sourcil, regardant autour de lui qui avait osé faire une remarque pareille. Cherchant encore, il se rendit compte qu'aucune des personnes présentes dans la pièce ne semblait avoir entendu ça...
« Ouais, je te le fais pas dire... » acquiesça une voix d’homme.
Oh non... pensa-t-il. Ne me dites pas que...

« Sheppard a pas vraiment l’air concentré !
- Et son année est divisée en quatre saisons semblables aux saisons terriennes. Les températures n’ont donc rien d’extrême...
- Tu m’étonnes, le pauvre. »
Il jetait des regards paniqués dans toutes les directions, très ennuyé de la non-réaction de ses collègues.
« Il a pas de synthol en plus !
- D’après nos relevés...
- Arg, la chaise, tu devrais arrêter de côtoyer des humains !
- Nous ne courrons aucun risque...
- Ah oui ? Et je fais ça comment ? Je roule jusqu’à la Porte pour qu’elle m’envoie sur une île déserte ? ... T’as de ses idées, je te jure !
- Au niveau climatique...
- Arrête, on dirait que tu deviens comme eux !
- Et alors ? J’adooore la culture Terrienne ! Elle est très intéressante, variée, et en plus de ça leur bouffe est succulente !

- Ni au niveau sismique d’ailleurs.
- Chaise, je te rappelle que nous, objets du mobilier, nous ne mangeons pas !
- Bah je sais mais... C’est la poubelle du mess qui me l’a dit alors...
»
John manqua de s’étouffer en entendant ça. Les autres étaient totalement concentrés sur le rapport du Docteur ilnesavaitquoi, enfin à part Lorne qui cachait son ennui derrière son masque de sérieux, comme d’habitude, mais qui ne semblait pas pour autant être dans le même cas que lui.
« Il n’y a aucun volcan en activité sur le continent qui abrite la porte...
- Oh, génial, tu as raison, reparlons de ta superbe poubelle du mess !
- Et d’après...
- Chérie, prends pas la mouche comme ça enfin !
- Prendre la mouche ?! Non mais tu veux me dire ce que tu lui trouves à cette poubelle ?!! Tout ça parce que Madame fait le tri sélectif, non mais n’importe quoi !
»
Sheppard n’en croyait pas ses oreilles. Est-ce qu’il était en train d’assister à une scène de ménage mobilière ?
« Une étude des plaques tectoniques...
- Bon écoute, on va pas reparler de ça...
- Ce que le Dr Heyes veut dire, coupa Lorne...
- Hey ! C’est toi qui a lancé le sujet, alors reparlons-en !
- C’est que cette planète ne comporte aucun danger pour la vie humaine,
- Arf, oui, je sais, mais on est en plein briefing là et...
- On n'a repéré aucune population installée sur le territoire,
- Oui, c’est ça, défile-toi, comme toujours ! »
John ferma les yeux en se maudissant... Il n’aurait pas dû se lever ce matin là, il le savait...
« ...et la vie animale n’est pas dangereuse.
- Mais non enfiiin... Tu sais bien que t’es la table la plus sexy de toute cette galaxie ? »

Stop !
« La planète possède un réseau de grottes...
- ... Et des autres ?
- ...qui forment un abri naturel,
- De tout l’univers ! »

Stop ! Stop ! Stop !!!
« Ca pourra nous être utile en cas d’attaque...
- J’ai partagé 10 000 années de ma vie avec toi...
- C’est le site idéal pour monter un campement durable.
- Et j’en partagerai encore 10 000 avec le même amour pour toi ! »

Stooooooooop !!!!!
« ... Vraiment ?
- Oui !
- Tu sais que t’es la chaise la plus gentleman que j’ai jamais rencontrée ?
- C’est pour ça que tu m’aimes !
- Je me rappelle encore la 1ère fois que je t’ai vu...

- Ah oui, et, on a failli oublié : on a repéré de magnifiques cascades à quelques kilomètres de la porte, et...
- Mon cœur faisait boumbadaboum-boumbadaboum et mes pieds en tremblaient tellement je me sentais...
- Ca suffit !!!! cria John en se levant de sa chaise.
- Euh... Mon Colonel, est-ce que ça va ? »
John regarda les cinq personnes de l’assemblée qui le fixaient d’un air étrange, et bafouilla un :
« Euh... Je... Je dois y aller, il faut que j’y aille ! en quittant la salle.
- Colonel Sheppard !! » appela Weir, sans succès. « John !! »



____________________________________________

Notes par Crazy :
** notre colonel préféré : oui alors ça, ça dépend des points de vue. Personnellement je suis plutôt beaucoup Jack O’Neill, mais bon, la phrase plaira à Syd

*** Non, ce n’est pas une impression, je me moque bien complètement de Weir… Désolée, j’ai pas résisté…

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Sam 12 Mai 2007 - 18:03

Chapitre Quatrième.



John était pratiquement parti en courant de la salle de réunion. Il entra dans le téléporteur, et appuya au hasard sur une des zones de la Cité éloignée du centre en s’adossant contre le mur. Il ferma les yeux, et finit par s’asseoir à même le sol pendant que les portes se rouvraient. Il plia les jambes, ramenant les genoux contre lui et murmura :
« Je suis en train de devenir dingue... »
Prenant sa tête dans ses mains, il resta à écouter le silence quelques instants, avant qu’une douce voix féminine lui dise :
« Et bien alors, il ne faut pas te mettre dans cet état là mon ptit ! Quoi qu’il t’arrive, rien n’est jamais perdu ! Crois-en une téléporteuse agée de plus de 10 000 ans qui a essuyé de nombreuses batailles ! »
Un rire ironique lui échappa :
« Non bien sûr, je devrais être ravi de perdre la tête...
- Qui a dit que tu perdais la tête ?
- Je suis en train de discuter avec un téléporteur !
- UnE téléporteuse, s’il te plaît ! Et puis, quel est le problème à ça ? Oui, je sais, en général, tu préfères les jolies blondinettes mais...
- Mais c’est quoi cette histoire entre moi et les blondes ?
- Ah, ça, ça ne me regarde pas tu sais !
- Non, je veux dire, tout le monde semble persuadé que je n’aime que les blondes, c’est faux !
- Aaah... Donne-moi des noms alors !
- Et bien, il y a... »
John s’arrêta en plein milieu de sa phrase et soupira.
« Oh je t’en prie, on commença à peine à devenir amis ! Ne baisse pas les bras !
- Si j’ai bien compris, je ne peux pas vous ignorer, c’est ça ? »
Il put entendre la chose faire une grimace en disant :
« Difficilement !
- Alors... Je fais quoi, je vais voir Beckett et je lui dis que je deviens dingue ?
- Tu sais, j’en ai croisé beaucoup des hommes... enfin je veux dire... sans arrières pensées ! Bref, les humains je les connais bien et... Je dirais qu’un homme qui affirme être fou ne l’est pas, ça parait logique, s’il dit qu’il est fou ça signifie qu’il est réaliste, donc qu’il n’est pas fou et... Enfin bref...
- C’était sensé m’aider ?
- Ah, oui, je sais, je ne suis pas une bonne psychologue... Tu devrais parler avec le Mur, il pourra t’expliquer certaines choses.
- Non mais vous vous rendez compte que les simples mots « parler avec un mur » sont totalement irréalistes ?
- Parce que « mini vaisseau spatial lisant dans les pensées », ça ne l’est pas ? »
John soupira encore... Après tout... et si elle disait vrai ? ...
Il était pratiquement sur d’avoir entendu cette chose sourire...


¤¤¤



John sortit d’un pas pressé du téléporteur et pénétra en trombe dans sa chambre, où il se planta au milieu de la pièce. Il se tourna vers le mur en face de son lit :
« Ok, il se passe des trucs bizarres. C’est bon, je te crois, je suis pas en plein rêve. Explique-moi tout, mais vite ! »
Il attendit une réponse, mais le mur resta silencieux. Profondément agacé, John insista :
« Très drôle. Vraiment c’est très drôle. Écoutez, écoute, je suis fatigué, je viens de me passer une heure enfermé dans une salle avec d’un côté un hurluberlu en train de tenir le débriefing le plus ennuyeux de l’année et d’un autre une scène de ménage entre… Nan, j’ose même pas dire entre quoi et quoi… Alors vous qui aimez parler, eh ben parlez ! »
Nouveau silence. Puis un petit ricanement merveilleusement abruti ce fit entendre, suivit d’une petite voix tout aussi irritante :
« Le mur n’est pas ici pour le moment, il n’a pas que toi dans sa vie tu sais. »
John se retourna et fouilla la pièce du regard, à la recherche de l’objet pouvant être l’heureux propriétaire de cette superbe voix croisée Mimi la Souris-Fantômette multifonctions, utilisable de jour comme de nuit, mode spécial raillerie inclus.
« Non plus à gauche idiot, oui par là, c’est bien, brave gars va. »
Sheppard s’arrêta net et plissa les yeux. Oui, c’était bien la grande tapisserie accrochée tout au fond de la pièce qui parlait. Cette tapisserie qu’il avait voulu changer de place à son arrivée, mais il semblerait que les Anciens étaient équipés d’autre chose que de la colle Uhu… Super, déjà qu’il la trouvait moche, en plus il fallait qu’elle soit désagréable. Il espérait au moins que ces foutus objets n’avaient pas la capacité de lire dans ses pensées, sinon il n’était pas sorti de l’auberge. Il s’approcha de quelques pas de la tapisserie :
« C’est vous qui avez parlé ?
- Évidemment que c’est moi idiot !
- Ok, génial… Qu’est-ce que vous disiez au sujet du mur ?
- Qu’il est parti ailleurs.
- Ah oui ? Et c’est quoi là tout autour de moi, du papier mâché ? »
* Soupir exaspéré de la tapisserie *
« Mais non, c’est le mur ! Seulement figure-toi qu’il ne peut pas surveiller deux endroits à la fois, tu piges ?
- Il faut que je lui parle. Comment on fait pour l’appeler ?
- On… et puis non, pourquoi je t’aiderais après tout ? Tu m’as toujours ignorée jusque là, je vois pas pourquoi je t’aiderais.
- Bon sang mais c’est pas vrai ça !
- … Je ne dirai rien. »
John saisit brusquement un coin de la tapisserie et se mit à la secouer, espérant que ça suffirait à la faire parler. Cette histoire commençait à sérieusement lui taper sur les nerfs. La petite voix, se refis entendre, bousculée :
« Ce… n’estpaspar… la… laviolence… que tu… obtiendras… qu-quelqueque… chosedemoi… »
Le colonel continua de la secouer un peu avec un énervement croissant lorsqu’une vois familière, vraiment familière s’éleva cette fois derrière lui :
« Colonel Sheppard ?! »
L’intéressé stoppa net ses secousses et fit volte-face. Teyla le regardait, intriguée. Gêné, il se passa la main dans ses cheveux :
« Hum oui ?
- Vous… vous avez un problème avec la tapisserie ?
- Hein ? Nan nan, enfin oui mais c’est bon c’est réglé. Je… Vous vouliez quoi ?
- … J’aurais besoin d’un pilote pour m’emmener sur le continent. Vous pouvez ?
- Avec plaisir ! », répondit John, soulagé d’avoir enfin une raison pour quitter la Cité.

Il quitta la pièce d’un pas pressé, suivi de Teyla, légèrement inquiète mais ravie de cette petite excursion continentale.

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Ven 18 Mai 2007 - 18:36

Ames sensibles, s'abstenir


Chapitre Cinquième.




Les deux amants coéquipiers grimpèrent peu de temps après à bord du Jumper, John ayant soigneusement évité d’écouter tous les objets chuchotant à son passage. Il s’installa, Teyla prit place à côté de lui et ils décollèrent. John ferma un instant les yeux, appréciant le silence. Teyla l’observa :
« Est-ce que ça va Colonel ?
- Un peu fatigué, mais ça va.
- Tout à l’heure au briefing…
- J’ai eu un problème.
- Je crois qu’on avait remarqué… »
John se contenta de sourire et elle fit de même. Ils se turent un moment. Soudain, une voix masculine se fit entendre :
« Hey, essaye de rouler droit tu veux ? Vaut mieux pas que tu t’écrases dans l’océan avec la femme de tes rêves. Ce serait comme on dit, un amour qui tombe à l’eau ! »
John sursauta et le Jumper fit un brusque écart, Teyla s’agrippa de force à son siège et n’ouvrit la bouche qu’une fois que le Jumper eut retrouvé une trajectoire normale.
« Colonel qu’est-ce qu’il…
- Héhé il a eu peur ! J’t’ai bien eu hein ?
- Rien, juste une petite secousse due à… au vent.
- Au vent ? Mais oui c’est cela !
- Mais taisez-vous ! » s’écria John agacé.
Teyla ne le quittait pas des yeux, pas vraiment rassurée :
« Mais je n’ai rien dit…
- Ce n’est pas à vous que je parlais.
- Elle va te prendre pour un dingue, elle va te prendre pour un dingue ! »
Teyla resta silencieuse un instant, le temps de jeter à coup d’œil dans l’appareil.
« John… Il n’y a que vous et moi…
- Je voulais dire que je parlais à moi-même.
- Bien... »
John tenta de se concentrer mais la même voix poursuivit la conversation d’un ton attendri :
« Ahlala, tu l’aimes hein Teyla ? Ca te fait plaisir d’être seul avec elle, dans ce Jumper. Tu imagines si un jour, elle décidait qu’il était temps d’aller plus loin. Elle se tiendrait là, debout, avec son petit tee-shirt moulant et son pantalon délicieusement près du corps. »
John serra les dents, essaya de porter toute son attention sur l’étendue de ciel bleu qui s’offrait à lui.
« Ce pantalon qui lui arrive juste en bas du dos… Et tu l’imagines le soir, quand elle prend sa douche. Qu’elle enlève son mignon haut. Oh, un petit grain de beauté sur son épaule ! Très joli soutien-gorge blanc, qui contraste avec sa peau matte… »
John se racla la gorge, crispa ses mains sur les commandes.
« Hop elle continue, ah, le bouton du pantalon résiste un peu… Mais c’est bon, fine culotte assortie au soutien-gorge, tout est de très bon goût. Évidemment elle ne va pas les garder pour se doucher. Elle passe les mains derrière son dos, cherche l’agrafe… Et voilà, très jolie poi…
- Ahem !!! » fit John, râlement viril, genre « j’ai un mollard de coincé dans la gorge » des motards aux cheveux longs qui sentent la sueur et la bière. Il se sentit rougir et il lui semblait que la température dans le Jumper avait grimpé de quelques degré. La trajectoire de l’appareil dévia légèrement, tandis que la gentille voix continuait :
« Bon, ne reste plus que la culotte. Elle glisse ses mains sur les côtés et… hop ! »
Cette fois, le Jumper piqua littéralement du nez et le colonel redressa l’appareil de justesse sous l’œil définitivement alarmé de Teyla. John avait les mains moites, son tee-shirt lui collait légèrement à la peau, il n’osait tourner la tête en direction de sa… passagère. Il serrait tellement les dents qu’il lui paraissait les entendre craquer.
« Ohoh, je vois qu’elle ne te laisse pas indifférent. Elle est totalement nue, elle va sous le douche, l’eau coule sur son corps brun…
- Ca suffit ! Vous allez la fermer oui ?! » John avait crié et par la même occasion frappé le tableau de commandes, ce qui se révéla être une mauvaise idée puisqu’il se tordit le petit doigt. Teyla n’osait pas parler ni regarder franchement John. Le silence complet se fit dans le Jumper pendant un moment. La voix s’était tue. Le continent approchait, John tenta d’amorcer une descente mais l’appareil continua de tracer une ligne parfaitement droite dans le ciel.
« Taratata. Elle te fait de l’effet, ça je l’ai vu. Mais on ne descendra pas tant que tu n’auras pas avoué tout haut que tu l’aimes. Et ça t’apprendra à me frapper. »
John renouvela sa tentative pour faire descendre le Jumper, qui n’eut aucune réaction.
« Aller, j’attends. C’est pas dur à dire quand même. Je l’aime. Aller, dis-le. »
Il redoubla d’effort de concentration, mais sans cesse l’image de Teyla en train de… Et l’eau qui… sur…
« T’attends quoi pour le dire ? Qu’on ai fait le tour de la Galaxie de Pégase ? Qu’on soit revenu sur Terre ? Qu’on s’écrase au milieu d’une planète de singes bleus dansant la Macarena ? »
John se taisait toujours, de plus en plus en plus crispé, tandis que Teyla regardait le continent qui défilait sous eux.
« Colonel Sheppard, je… On n’atterrit pas au même endroit que d’habitude ?
- Si. Enfin non. Je… Il était trop mouillé. Je veux dire pas assez pratique. On va en essayer un autre.
- D’accord… »
« Dis-le. Dis-le. Dis-le.
- Je ne dirai rien du tout !
- Bien Colonel, je demandais juste, s’empressa de répondre Teyla, surprise par son ton agressif.
- Désolé, ce n’est pas à vous que je parlais… je… repensais à une autre conversation.
- Je vois…
- Dis-le, dis-le, dis-le. »
John comprit qu’à ce rythme là ils n’atterriraient jamais. Il se rapprocha légèrement du tableau de commandes et murmura :
« Oui je l’aime. Voilà ça te va ?
- Dis-le plus fort !
- Je l’ai dit, alors descends !
- Plus fort ! »
Teyla observait discrètement John penché en avant, murmurant tout bas des mots dont elle ne parvenait pas à entendre le sens. Il lui semblait qu’il… Oui, qu’il parlait au Jumper… Non, non, c’était ridicule. Elle reporta son attention sur le continent qui continuait de défiler en bas. Son coéquipier se releva brusquement :
« Oui je l’aime ! Maintenant descends, bordel ! »
Et chose incroyable, le Jumper entama une parfaite descente.

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Ven 25 Mai 2007 - 18:30

Chapitre Sixème.




John venait d'entendre quelque chose... Quelque chose de... plutôt étrange, voyez-vous. Il avait cru s'entendre crier qu'il aimait Teyla... et devant elle en plus ! Hey, c'était vraiment ridicule hein, stupide aussi, non, ça ne pouvait pas être possible enfin... Vous l'imaginez sérieusement crier qu'il aime Teyla, à son Jumper de surcroît ? Non, franchement, ridicule comme idée, il se marrait bien d'avoir put imaginer une chose aussi stupide, hein Teyla ?
Teyla ? ... Hum... Et bien... Teyla semblait... hm perplexe, et peut-être aussi un peu inquiète et... John tira un sourire qui se voulait réconfortant, en se demandant si ça passerait - et si elle aussi avait entendu ce petit... détail...
Sa langue avait forcément fourché, c'était sûr, quoi qu'il devrait éviter de penser langue en regardant Teyla... parce que, il devait bien l'avouer, le dialecte athosien avait quelque chose de... d'intéressant...

« John... Êtes-vous sûr que tout va bien ? »
Le dit colonel tenta de reprendre ses moyens, inspirant profondément, et essayant de dire d'une voix sûre :
« Oui, oui, ça va je... »
Sa voix était enraillée, ou plutôt, lui, avait totalement déraillé... Il ne savait pas trop si c'était parce qu'il venait de s'éclater les cordes vocales contre un Jumper, si c'était parce qu'il était anxieux de la réaction de Teyla, ou s'il était tout simplement encore sous le coup de l'émotion, et des brûlantes sueurs froides générées par la fameuse douche... Yep, s'il n'avait pas pu en profiter ce matin, celle-ci il avait pleinement pu la savourer.... Il se racla la gorge une fois de plus, et dit simplement :
« Je vous assure que tout va très bien Teyla !
- Bien... Est-ce que... Est-ce que je peux vous demander de qui vous parliez ? Enfin je veux dire...
- De qui je... Euh, personne, c'est juste que je... Hum voyez-vous, on... Euh... McKay et moi... Enfin je veux dire, non, pas McKay et moi mais euh... Disons que... »
Arrrg ! Non mais il était dingue ou quoi ? Bon sang, de l'eau avait dû glisser jusqu'au cerveau pendant cette douche, ou alors c'était la chaleur qui lui avait dilaté les neurones, mais en tous cas, relier le mot de « McKay » au sien juste après avoir révéler un amour secret à un Jumper, c'était vraiment pas l'idée du siècle !!

« Hum, enfin ce que je veux dire, c'est que... Voilà... Sur Terre... c'est... c'est bientôt Noël ! » finit-il par lâcher, se disant que sur Terre le printemps venait juste de pointer le bout de son nez.
Voyant Teyla hausser un sourcil, il se dit qu'il n'était pas sorti de l'auberge... Il savait combien la jeune femme adorait en apprendre toujours plus des coutumes terriennes, et là, il était, vraiment, vraiment mal, pour trouver une quelconque excuse crédible ayant un lien entre une déclaration d'amour, un Jumper et un vieux barbu...
« Le Docteur Weir m'a déjà parlé de cette célébration. Cela semble important dans votre monde.
- Oui, oui, en effet ça l'est... Et euh... A la période de Noël, il y a... De la neige, oui plein de neige, et... Et bien voyez vous, ça rend... ça rend la ville plutôt glissante, et... humide... fraîche... mouillée... magnifique... très agréable, oui, très agréable à regarder et... vraiment très... et ses petites c... Enfin ce que je veux dire ! C'est que... Hum et bien... Cette fête se célèbre... Elle se célèbre de très, très différentes manières voyez-vous et euh... Et bien... Et bien avec McKay, on a décidé de la célébrer aussi, à notre manière...
- C'est à dire ?
- Hum... Et bien, vous voyez, je voudrais pas gâcher la surprise, hum... »

Okaay, l'heure était grave, il devait trouver un mensonge, un bon gros mensonge, compliqué et crédible, pour expliquer comment il pouvait avoir littéralement hurlé son amour à lui tout seul, et tout ça en évitant de déraper sur le terrain glissant dont... dont la douche avait laissé des traces, très fraîches...
« Il s'agit de... D'un... D'une, d'une pièce de théâtre, oui voilà, une pièce, de théâtre, et on va... on va jouer une pièce, et c'est... C'est une histoire plutôt compliquée en fait, mais j'ai... Oui, j'avais promis à McKay de réviser mon texte, et comme je l'ai pas fait, et bien... Vous connaissez McKay, comme il est...
- Vraiment ? C'est... Je trouve que c'est une bonne idée, qui sait, cela pourrait resserrer les liens entre les membres...
- Oui, oui c'est ça, tout à fait, c'est pour... se serrer... tisser des liens... s'attacher... les uns aux autres, enfin, entre membres, oui, je veux dire, les membres de l'expédition, c'est ça, tout à fait ça ! »

Teyla trouvait tout cela un peu étrange, et disons, bien compliqué, mais tâcha de se dire que même si les Terriens avaient des coutumes un tant soit peu spéciales, leur culture et leurs habitants n'en étaient pas moins... intéressants.


¤¤¤



Ils finirent par descendre du Jumper, silencieusement. Teyla était intriguée par le comportement étrange de son coéquipier, mais n’osa pas poser de question. Ils s’étaient posés dans une petite clairière que la jeune femme n’avait jamais vue auparavant. Elle se tourna vers John qui, lui semblait-elle, évita soigneusement son regard.
« Où sommes nous ?
- Très bonne question ! »
Devant l’air étonné de sa partenaire, John rattrapa sa bourde :
« Je plaisante. Nous sommes… Pas très loin du village… »
Bon sang, il n’avait aucune idée de l’endroit où… hum, le Jumper les avait déposés. Il fit un tour sur lui même en essayant de garder une attitude décontractée, mais il ne reconnu rien de familier. Génial… Il ne voyait qu’une solution…
« Ne bougez pas, je vais rechercher quelque chose dans le Jumper et on y va. Attendez-moi là. »
Il repartit dans le Jumper sous le regard de Teyla, qui commençait à s’impatienter. Elle qui s’imaginait faire une petite virée tranquille aux côtés du Colonel le plus sexy de la Cité en discutant de tout et de rien…
Rentré dans l’appareil, John veilla à fermer la porte et se pencha vers le tableau de commandes :
« Bon écoute, tu vas m’expliquer où on est parce que là, on va avoir un sérieux problème…
- Je croyais que tu aimais passer du temps seul avec la petite Athosienne ? Quoi de mieux qu’une promenade dans la forêt pour tisser des liens ?
- C’est ça, fous-toi de moi ! Tu vas me dire exactement comment aller au village, sinon je te jure qu’à la prochaine bataille Wraiths tu seras sur la première ligne ! »
La menace sembla fonctionner car le vaisseau tressaillit. Non, non un vaisseau ne tressaillit pas John, voyons.
- Alors ?
- Ok, ok… Toujours à l’ouest. »
John quitta son ami d’un pas tendu et rejoignit Teyla. Apparemment en ce moment, il n’y avait pas que le village qui était à l’ouest…


Ils se mirent en marche, lui et Teyla, toujours en silence.
Il cherchait désespérément quelque chose à dire, histoire de détendre l'atmosphère, mais rien ne lui venait. Un silence incroyablement pesant s'était installé entre les deux coéquipiers, et John était en pleine contemplation de ses chaussures, quand Teyla s'arrêta soudainement.
« Qu'y-a-t-il ?
- Ce n'est pas la bonne direction, dit-elle en observant l'horizon.
- Comment ça, pas la bonne direction ?
- Regardez autour de vous, on tourne en rond. »
Elle tourna sur elle-même dans un soupir exaspéré, en cherchant quelque chose pour se repérer, mais la seule chose qu'elle voyait, c'était que l'herbe dans laquelle ils marchaient avait déjà été piétinée par les boots de l'USAir Force.
« Vous aviez dit, vers l'ouest !
- Et bah, on marche vers l'ouest ! Regardez, le soleil est là, donc l'ouest c'est vers là, non ? Essaya-t-il d'un air assuré, en se postant devant elle.
- Vous êtes perdu, n'est-ce pas ?
- Non !
- Si, vous l'êtes !
- Bien sûr que non !
- Alors, où est le village ? »

John déglutit, et regarda autour de lui il se passa une main dans les cheveux. Bon, ok, il était perdu. Et alors ?!!
Bon sang, il était pommé en plein milieu de nulle part avec Teyla, et il ne fallait absolument pas qu'il l'admette, parce que... Parce que, c'était comme ça, point ! Non, vraiment, il fallait qu'il se rattrape parce que sinon, zou, finies les petites balades avec Teyla ! La jeune femme se racla la gorge, comme pour lui signaler qu'elle était toujours là, quand Sheppard entendit quelque chose. Se mettant instinctivement devant elle, il demanda :
« Vous avez entendu ça ?
- Entendu quoi ?
- Schhh... ordonna-t-il, sur ses gardes.
- Bon, écoutez, si nous sommes perdus, c'est pas grave, admettez-le, et on va trouver un moyen de se remettre en route !
- Ouh, mais on dirait que la petite dame s'impatiente... »

Sheppard leva la tête vers l'endroit d'où provenait la voix - à savoir, dans les airs, sous le regard intrigué de Teyla.
« Héhé ! Je me suis dit, pourquoi seriez-vous les seuls à profiter d'une petite ballade, hein ?
- Fichu Jumper et son mode invisible ! Marmonna-t-il.
- John ? Vous êtes sûr que ça va ?
- Voudrais-tu un petit coup de main, du genre savoir où tu es, savoir où tu vas, tout ça tout ça ? Lui lança le vaisseau.
Foutu bestiole, il ne perdait rien pour attendre se dit Sheppard.
« Oui, Teyla, ça va, on va se remettre en route, y'a pas de problème. J'avais cru entendre quelque chose, mais c'était sûrement qu'un animal...
- Ou ton inconscient qui te hurlait de lui déclarer ta flamme ! Je dois dire que tout à l'heure, tu t'en es pas mal sorti !
- Très bien. Alors je vous suis !
- D'accord... Vous me suivez... D'accord... Euh... Bon, et bien...
- Va tout droit pour deux cents mètres.
- Et bien c'est parti ! On se suit ! » lança-t-il d'un air qui se voulait jovial, face à une Teyla qui commençait à s'inquiéter.

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 28 Mai 2007 - 16:41

Note préalable : Je tiens à rappeler à un certain nombre de terroristes de la fanfiction (qui se reconnaitront !!) que nous ne CEDONS PAS au chantage. On avait juste envie de poster. Comme ça. C'était impulsif.
...
Puis, Crazy a dit : Comme c'est l'anniv de Zoubi, et qu'elle a demandé une suite...

Hm. Mais c'est la dernière fois.
[Comment ça je suis pas crédiiiiiiible ?!!]

Hein ? Quoi ?
Vous voulez... ? La suite ?!
Ah d'accord.
Ben descendez la page et arrêtez de me lire ! Mdr

:DD




________________________________________________________________________________________________________



Chapitre Septième.




« I feel good ! Talalinlalinlalin ! I knew that I wouldn't of... Talalilalinlalin ! Oh I feeeeeel gooood ! Talalinlalinlalin !! So goood ! So gooooood ! Oh I got yooouuu ! Ta ta ta tin tiiiin ! »
Dix-sept minutes. Dix-sept minutes que cet imbécile de Jumper chantait - enfin plutôt massacrait cette chanson à tue-tête. Tue-tête, oui, c'était le cas de le dire. John avait l'impression de péter un câble ! Et dire qu'il était venu sur le continent pour s'isoler de toute technologie ancienne !

« Wo, I feeeeel niiiice ! Talalinlalinlalin ! Like sugar and spiiice ! Talalinlalinlaliiiin ! »
Sheppard soupira, essayant de garder son calme, alors que Teyla tâchait de lui expliquer comment se passait la Cérémonie du Inya... - Linga... - Alianga --- Bref, la cérémonie qui fêtait l'arrivée du printemps.

« Au milieu du cercle, on prépare un feu, qui symbolise la chaleur à venir, et celle que les Ancêtres nous ont accordée pour survivre à l'hiver.
- I feeeeel niice ! Talalinlalinlalin ! Like sugar and spiiiiice !
- Ensuite, on récite les écrits sacrés, remerciant ceux qui nous ont offert leur protection.
- Oh so nice ! So niiiiiice !! I got yooooou !!
- Puis, on porte en offrande le premier fruit de notre récolte, en souhaitant que nombreux seront ceux qui suivront.
- Alleeeez, Johnny ! Fais moi entendre ta jolie voix ! T'aime pas cette chanson ? Tu sens pas ton body emporté par son rythme déchaîné ? Alleeez quoi, move ton flex dans la wive !
- Cette année, je pense que la récolte sera bonne. La terre est prometteuse... »
Move ton flex ? C'était sensé vouloir dire quoi ça ?! Bon sang, il espérait vraiment que tout ça n'était pas une hallucination, sinon il était vraiment, mais alors vraiment atteint !

« Si ma conversation ne vous intéresse pas, vous pouvez le dire... » fit Teyla, qui tentait de meubler la conversation depuis plusieurs minutes, apparemment sans succès.
Le Colonel lui semblait étrange, jamais elle ne l'avait vu comme ça. Mais en plus d'être étrange, il en devenait agaçant...
« Quoi ?! Mais si, bien sûr que votre conversation m'intéresse !
- Vraiment ?
- Oui, je... je... »
Deux choix s'offraient à lui. Petit un, il s'enfonçait dans un mensonge de plus, risquant encore plus sa peau. Petit deux, il essayait de dire la vérité... enfin, euh, atténuée, quoi...

« Je, je suis désolé Teyla. J'ai un peu les idées ailleurs, c'est malvenu de ma part, je sais, mais c'est plus fort que moi.
- Attention, tu vas me faire pleurer !
- Est-ce que... Vous voulez, en parler ?
- Uh... C'est pas grand chose, en fait, juste... L'impression de... D'être un peu, à côté de mes pompes...
- A côté de vos... ?
- Euh, ça signifie, ... Se sentir différent de d'habitude...
- Je comprends...
- I belieeeeve I can flyyyyy !!! s'éleva une stridente voix jumperienne.
- Raaah ! grogna-t-il.
- Un problème ?
- Arg ! Non, non non c'est juste... Les oreilles qui sifflent, c'est...
- I belieeeeve I can touch the skyyyyyy !!
- C'est harassant...
- Vous devriez en parler à Carson.
- Héhé vous allez jouer au docteur !
- Non, c'est trois fois rien. Je pense qu'on est bientôt arrivés au village, dit-il pour changer de sujet.
- Vous croyez ? sourit-elle.
- Et puis, si c'est encore loin, c'est pas si grave. C'est pas comme si l'endroit était désagréable.
- Je suis d'accord, la vue est plutôt belle.
- Woow ! Ca, c'est ce que j'appelle se faire draguer, mon vieux !
- Je dois bien dire que sur Terre... C'est pas les paysages qui manquent. Mais des comme celui-ci...
- Non mais ça va, j'espère que je dérange personne là ! Non mais je vous jure, si ça continue, ils vont nous faire un ptit, là, sur le champ !
- La Terre ne vous manque pas ?
- Je trouve cette galaxie plus attrayante.
- Heeey non mais... Mais non quoi ! Mais oubliez moi aussi pendant que vous y êtes ! Vous voulez peut-être que je sorte les violons !
- C'est pas une mauvaise idée !!
- Qu'est-ce qui n'est pas une mauvaise idée ? Demanda Teyla.
- Euh... Cette virée sur le continent. Ca fait du bien de respirer l'air frais, sans risquer que les Wraiths ne nous tombe dessus !
- Ou que vous soyez capturés par les Geniis...
- Je crois que c'est un repos mérité.
- Ou encerclés par des ados suicidaires...
- Ca, je vous le fais pas dire !
- Ou sans être attaqué par un insecte géant...
- Brrr...
- Transformé en Wraith mutant...
- Bon, et si on changeait de sujet ? demanda-t-il.
- Embrasser Teyla à pleine bouche...
- Uh...
- Tomber dans un filet...
- Et oui... euh...
- John, je suis sérieux là ! Prévint le Jumper.
- Tomber dans un quoi ? S'intriga Sheppard, tout en continuant son chemin derrière Teyla, sans voir que celle-ci s'était brusquement arrêtée.
- John, attention ne...
- Woooooooooo-Non de D-- »

Définitivement. Une journée pourrie.
Définitivement.
Il était là. Perché dans un arbre.
Coincé contre Teyla.
Et dans quoi ? Un filet.
Un filet étroit, du genre pour chopper de petits gibiers.
Et genre où ils étaient étroitement serrés. Vraiment très, très serrés.****


________________________________________________________________________________________________________
A suiiiiiiiiiiiiiiiiiivre !!


**** Oubliez le nota n°3... On n'a pas résisté !!

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 4 Juin 2007 - 17:37

Chapitre Huitième.



Quelque part dans une forêt calme où les oiseaux chantaient doucement l'arrivée du printemps...
« Bon sang !!!
- John, arrêtez de bouger !
- Faudrait déjà que j'arrive à respirer pour ça !
- Je vous en prie, calmez vous un peu, sinon ça ne risquera pas de se stabiliser.
- Teyla, vous êtes appuyée sur une partie qui m'est très délicate, alors je risque pas de me stabiliser ! » Cria-t-il pendant que Teyla cherchait de nouveaux appuis.
Ils étaient à un ou deux mètres du sol, pas plus.
Rien de bien dramatique.
Hum.
Lui qui demandait à se rapprocher de Teyla, il était servi. Ah oui, ça pour être servi, il était servi. Ce n'était même plus dans le domaine du rapprochement là, c'était carrément du domaine du contact physique direct. Enfin bon, il n'allait pas se plaindre... Même si ce n'était pas réellement le contexte qu'il avait imaginé pour ce qui est du contact physique direct. Enfin, bref, pour le moment il s'agissait d'oublier toute histoire de physique et de trouver un moyen, x ou y, de descendre de ce filet en restant en un seul morceau, si possible. Bilan de la situation : lui et Teyla étaient suspendus en l'air dans un filet pour gibier en plein milieu d'une forêt. Lui, harcelé par un Jumper apprenti chanteur littéralement casse-tête qui aurait directement été renvoyé par Manu Katché, et elle, qui commençait à le prendre pour un dingue. Fantastique, on en revenait donc bien au même point : c'était une journée pourrie.
« Houhouuuu John ! Alors, finalement te voilà dans un filet avec Teyla ! Avoue que tu l'as fait exprès ?
-Hum, Teyla, est-ce que vous... auriez une idée pour nous faire descendre ?
- De ce petit nuage, héhé !
- Nous ne sommes pas très haut, si on parvenait à trouer le filet on pourrait sauter en bas sans mal... Est-ce que vous avez un couteau sur vous ?
- Je ne m'appelle pas Ronon, fit John mi-souriant mi-agacé.
- Alors essayez d'attraper le mien, il est quelque part sur mon mollet mais je ne peux pas l'atteindre.
- Holaaa attention on sort les couteaux ! Ca va devenir allô l'oiseau... Non, comment vous dites déjà ? Sang chaud macro... Salade haut... Fado lasso...
- Sado mazo !!! cria John, exaspéré.
Teyla sursauta : « Pardon ?! »
Et... mince. Pourvu qu'elle ne connaisse pas le sens de ce terme...
« Non non, rien, c'est... rien.
- John, si vous avez un problème avec le fait de...
- Je n'ai aucun problème. Tout va bien, et tout ira encore mieux une fois que nous serons redescendus, et que... Enfin, voilà. Donc... votre couteau sur votre mollet...
- Oh, regarde ses petits mollets. Elle a la peau douce en plus. Ooooh I feel gooood! Talalinlalinlalin ! I knew that I wouldn't of... Aller, dis-lui qu'elle a la peau douce ! Dis-lui ! »
John déplaça son bras du mieux qu'il pu, mais au vu de l'étroitesse du filet, il fut bien obligé de faire descendre sa main tout le long du corps de la jeune femme pour atteindre son mollet..
« Je suis désolé si... Enfin, c'est étroit et...
- Pour le moment ce qui me préoccupe c'est de descendre de ce filet et de regagner le village, alors faites comme vous pouvez.
- Dis-lui ! Dis-lui qu'elle a la peau douce !
JJohn était arrivé au mollet, il parvint non sans mal à passer sa main sous la jambe du pantalon de l'Athosienne et parcouru son mollet à la recherche de l'arme...
- Ptit joueur ! Dis-lui qu'elle a la peau douce ! Dis-lui ! Dis-lui-Dis-lui-Dis-lui-Dis-lui !
- Vous avez la peau douce ! »
John avait presque crié. Silence.
« Merci, c'est... gentil...
- De rien...
- Woooo ! Le bisou, le bisou ! And then we kiiiiiiss, layiiiing aloooone touching my skiiin !!
- J'ai... J'ai réussi, hum, à rattraper le couteau... Tenez.
- And then we kiiiiiiss !! »
Teyla prit le couteau avec précaution. Elle n'osait même pas regarder John dans les yeux. Même pas le regarder tout court, en fait. Sans bruit elle commença à couper les liens du filet, qui n'étaient pas très épais. Sans en être certaine, il lui semblait que John ne cessait de jeter des coups d'oeil en hauteur.
« Eh bien eh bien, vous voilà prêts à descendre. Que dirais-tu si je vous laissais retrouver la dernière partie du chemin tous seuls ? »
John regardait maintenant avec insistance le Jumper, en espérant que son ami à quatre ailes lirait dans ses yeux toute l'autorité, la menace, la force, qu'il avait en lui et qui menaçait d'exploser, telle une tête humaine remplie de C4. Mais visiblement, non...
« Quoi ? Tu as peur de te perdre, encore une fois ? Allons, si Teyla est trop fatiguée, tu n'auras qu'à la prendre sur ton dos, ensuite tu retireras ton tee-shirt pour le faire sécher parce que tu auras sué dans cette forêt, et après elle te fera un délicieux massage ! »
Sheppard évita de s'attarder sur le sens de ces paroles, et articula en silence vers l'endroit d'où il lui semblait entendre Aleen « Emmène-nous au village ».
Teyla aperçu John bouger les lèvres sans bruit en direction d'un point en hauteur. Elle suivit son regard, mais ne vit rien de particulier, à moins que certains détails ne lui échappent.
« Il... Il y a un problème Colonel ? »
John sursauta, sans détacher ses yeux du point G.
« Pas du tout, aucun. On va tranquillement aller au village, en suivant tranquillement les indications, ou certaines... choses risquent d'avoir quelques problèmes du genre rester enfermé dans un hangar pendant des mois sans visite et sans pouvoir en sortir. »
Teyla ne fit aucun commentaire. Peut-être parce qu'ils étaient en plein milieu d'une forêt, entourés d'arbres, d'arbres et d'arbres, qu'elle ne voyait rien ni personne pouvant leur indiquer la route, encore moins à menacer. Elle se concentra sur le découpage du filet, dont elle ne tarda pas à avoir la peau, au plutôt le fil.
« Attention, on va... »
Un bruit sourd accueillit leur atterrissage précipité par une déchirure imprévue du filet, Teyla ôta sa main qui avait malencontreusement atterri dans l'oeil qui John, lequel ne pouvait plus ouvrir ledit oeil.
C'est donc une jeune femme passablement troublée et agacée, et un homme provisoirement borgne et énervé qui reprirent la route.
« Comment savez-vous par où aller ?
- C'est la voix du ciel Teyla, la voix du ciel. »

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 11 Juin 2007 - 18:01

Chapitre Neuvième.





La jeune femme s’en voulut de penser ça, mais elle fut soulagée d’arriver au village. Ils furent gaiement accueillis, comme toujours. John accompagna l’Athosienne, et fit le tour du village comme à son habitude. Il tâcha de la laisser un peu seule avec les gens de son peuple, se disant qu'elle aurait sûrement besoin d'air - et bel et bien à cause de lui. Il passa quelques heures à initier les petits Athosiens au football, tout en se demandant comment il allait bien pouvoir se rattraper de son comportement plutôt trivial auprès de Teyla. En fin d'après midi, il décida de rentrer au Jumper avant elle, histoire d’être sûr que celui-ci était bien disposé à la ramener à bon port.
« Vous retrouvez le chemin toute seule ?
- Oui, je vous rejoins d’ici vingt minutes… »

John regagna d’un pas rapide l’appareil, en regardant bien où il mettait les pieds cette fois, et entama de suite la conversation en prenant la voix la plus ferme possible qu’il puisse adopter, même sachant que c’était à son propre vaisseau qu’il s’adressait :
« Bon, écoute… Tu t’es bien amusé à l'aller, t’as bien rigolé, tu m’as fait passer pour un dingue, et je risque d’avoir des problèmes avec McKay quand je serai revenu là-bas. Alors si tu pouvais avoir l’extrême amabilité de nos offrir un retour direct et sans encombre…
- Wow attention, Môsieur sort les grands mots. Je veux bien mais à une condition…
- Qu’est-ce que tu veux encore ? Si c’est à propos de Teyla…
- Non non, rien à voir avec elle. Mais avec une… relation amoureuse oui.
- Quelle relation ?
- Eh bien… C’est un peu délicat à dire, enfin… Tu vois, le Jumper vert clair, souvent rangé en bas à gauche…
- Celui de Lorne, oui.
- Oui, oui je sais qu’il la prend souvent… Parce qu’en fait, c’est une fille… »
Houla, John n’était pas bien sur de tout saisir. Il y aurait…
« Des Jumpers mâles et… des Jumpers femelles ? De mieux en mieux…
- Je suis très sérieux. Elle s’appelle Gladys et…
- Ah, parce qu’en plus, vous avez des noms ?
- Bien sur. Moi, c’est Aleen. Et…
- Ben voyons.
- Arrête, c’est important ce que j’essaye de te dire. Il se trouve que Gladys, je… disons que… je l’aime bien… enfin beaucoup… Elle est drôle, sympathique, intelligente et… Écoute-moi jusqu’au bout ! »

John s’était assis, les yeux fermés. Il devait rêver. Quoi que non, même en rêve, aucun vaisseau spatial ne lui avouerait sa flamme pour une autre vaisseau. Il devait être fatigué… Ou il avait peut-être bu quelque chose. Ou mangé. Son Jumper se secoua, le sortant de sa torpeur :
« C’est vraiment important, s’il te plaît, écoute ! Ou tu peux dire adieu à un voyage direct pour Atlantis ! »
John eu un profond soupir. Après tout, au point où il était.
« Oui, je t’écoute. Qu’est-ce que tu veux ? »
Il lui sembla qu’il prit une inspiration avant d’annoncer d’un ton solennel :
« J’aimerais que tu me gares à côté de Gladys dans le hangar à Jumper. S’il te plaît… qu’on puisse discuter, faire plus ample connaissance… Enfin, tu vois… »
John réfléchit, avec grand sérieux.
« Je verrai ce que je peux faire.
- Vraiment ?
- Vraiment oui. »
La voix du Jumper se fit plus légère soulagée.
« Merci ! Je savais que je pouvais compter sur toi.
- Mais de rien, c’est toujours un plaisir de rendre service.
- Oh, et juste une chose… Garde ça pour toi ok ? A propos de Gladys…
- Compte sur moi. »

D’un sens, John se demandait bien à qui il aurait pu raconter que son Jumper était amoureux de celui de Lorne… Il s’adossa à la paroi du vaisseau, et se mit à rire. Tout ceci était tellement… ridicule, impossible. Et c’est ainsi, riant accroupi dans le vaisseau, que Teyla trouva son coéquipier lorsqu’elle revint du village. Bon… Elle qui espérait que John aurait retrouvé un comportement plus… disons habituel, il semblerait que ce ne soit pas le cas… C’était sans doute cette… comment avait-il dit ? Ah oui, pièce de théâtre avec McKay qui le perturbait… Elle s’approcha doucement de lui :
« Colonel ? »
Il releva la tête vers elle, et la contempla, le sourire aux lèvres :
« Je vous ai déjà dit que j’adore la couleur de vos cheveux ? »
Teyla se sentit rougir malgré elle, et fut soulagée que John n’attarde pas davantage son regard sur elle, justement parce ce regard avait le don de la mettre en… émoi… Surtout quand…
« Aller, on y va ! »
Ledit John s’était brusquement levé, interrompant la jeune femme dans ses rêves tendres sur celui qu’elle aimait pensées.

Il prit place aux commandes, Teyla à ses côtés, et le Jumper décolla en douceur. Teyla espérait que le voyage de retour serait plus… calme qu’à l’aller, elle ne souhaitait pas réellement entendre de nouveau John parler à son tableau de bord. Elle fut soulagée de voir que le Colonel Sheppard avait retrouvé un air détendu. Effectivement, John prenait plaisir à voir que son Jumper roulait sagement en ligne droite. C’était tellement calme. Il put même entamer tranquillement une conversation avec Teyla, ils parlèrent de tout, de rien, il lui expliqua le principe de la publicité à la télévision dans leur monde, lui parla de la pub pour les assurances où un homme se transformait en pigeon, de celle pour la lessive avec le petit ours en peluche dans le linge (son interlocutrice eut même le droit à une très belle esquisse de la mélodie de ‘Minidou’), bref, de plein de choses non indispensables mais dont ils pourraient parler pendant des heures. [Au cours d’un dîner en tête à tête par exemple].

Aleen ne se manifesta que lorsqu’ils pénétrèrent dans le hangar à Jumper, John sursauta et l’appareil manqua de percuter le mur du côté droit, ce qui aurait eu pour facheuse conséquence d’abîmer ce moteur, et comme John le fit remarquer à son ami « Petit Jumper si tu n’as pas de moteur, tu ne peux pas voler ».
Aleen rappela donc d’une voix entre timidité et menace que « tu m’as promis quelque chose, John. »
John se racla la gorge et déposa son vaisseau au milieu du hangar, le temps de libérer la place aux côtés de Gladys, qui évidemment était prise.
« Je vous laisse ici Teyla, il faut que je vérifie quelque chose. Allez voir Weir et faites lui le bilan des récoltes. Je vous rejoins. »

John descendit à son tour, et en essayant de prendre un air décontracté, s’installa aux commandes du Jumper qui occupait la place tant convoitée par Aleen et le dirigea, faute de mieux, vers l’endroit réservé aux Jumpers en réparation. Oui, enfin ça, c’était sans compter l’avis du Jumper lui-même… car en effet, une voix fort mécontente s’éleva :
« Heyyy ! Nan mais tu vas où là ? Ramène-moi à ma place !!! »
Ok… John n’était pas tellement expert en relationnel avec les Jumpers, il espérait s’en tirer avec quelques paroles apaisantes :
« Désolé, c’est juste temporaire… C’est pour…
- Je sais très bien pour quoi ! Cet… Aleen lui fait des yeux doux depuis des mois sans oser l’approcher, ce lâche ! Et maintenant, il va se permettre de venir lui coller aux fesses ? C’est hors de question, c’est MA place, je la garde !
- Écoutez…
- Je n’écouterai rien du tout ! »
Sur ce, au grand damne de John, le Jumper pila net. Sheppard tenta de mettre toute sa concentration pour le faire avancer, mais le vaisseau ne fit que quelques brefs secousses en raclant le sol, attirant l’intention de la bonne dizaine de personnes qui se trouvaient dans le hangar.
« Bon sang, avancez sans faire d’histoire, on en parlera après, vous vous expliquerez avec Aleen ! On va se faire remarquer là !
- Mais je m’en bats les nacelles ! Je veux ma place !
- Avancez, ou je m’arrange pour que restiez seul, triste et désespéré dans le local pour les Jumpers HS ! Ou mieux ! Je vous emmène dans le local d’essais où vous servirez de cobaye !
- Alors ça, ça, j’oublierai pas ! Allez vous faire voir chez les Turcs ! »
John ignorait où un vaisseau en pleine galaxie de Pégase avait pu trouver une telle expression, mais en tous cas, il cessa de faire de curieux bonds au milieu du hangar, et Sheppard pu finalement le garer tranquillement.

Il tenta de na pas prêter attention aux regards intrigués des différents membres du personnel qui avaient assisté à la scène, et gara son si bon ami à côté de sa si chère Gladys.
Il descendit pour de bon de son Jumper, Aleen lui murmura un « merci » auquel John répondit par un fort « c’est toujours un plaisir » en lui tapotant le capot, ce qui acheva de convaincre les personnes présentes que le plus haut gradé de la Cité avait besoin de sommeil. Et encore, ils n’imaginaient pas à quel point John se sentait épuisé…

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 18 Juin 2007 - 18:31

Chapitre Dixième.




Cela faisait quelques heures que Teyla et John étaient revenus du continent, et la jeune femme ne cessait de repenser au comportement de son ami. C'était vraiment intrigant... Mais, malgré cela, et l'accident de filet mis à part, elle n'était pas déçue de cette excursion... Elle avait vu ses yeux quand elle était montée à bord du Jumper pour leur retour sur Atlantis, et ce qu'elle avait lu dans son regard... ayayaiii !!
Arrivée devant le bureau de la psychologue, Teyla frappa deux coups brefs et vit la porte s'ouvrir aussitôt, sur un grand brun aux yeux bleux, absolument séduisant, qui n'était autre que le major Lorne. Le jeune homme, visiblement troublé, manqua de la percuter de plein fouet, et bredouilla quelques excuses en quittant la pièce, les joues un peu rougies. *****
Etonnée de cette troublante rencontre, Teyla resta un instant pensive puis se tourna vers la psychiatre, qui remettait nerveusement une mèche derrière son oreille.
« Docteur Heightmeyer... Je, j'espère que je ne vous dérange pas, je peux repasser plus tard si vous...
- Non, non non, Teyla, je vous en prie, entrez !
- Bien...
- Teyla, que puis-je faire pour vous ?
- Et bien, voilà... Cela concerne le Colonel Sheppard. J'ai remarqué qu'il avait, disons... Un comportement étrange...
- Le Docteur Weir m'a expliqué ce qui s'était passé lors de son briefing avec l'équipe du Ma-, Major Lorne, dit-elle en rougissant étrangement. Hum, je, je suppose que vous étiez au courant.
- C'est exact. Tout à l'heure, je lui ai demandé de me conduire sur le continent, et son attitude était... Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer.
- Essayez de le faire simplement.
- Je crois... Je crois qu'il parlait au Jumper. »
La psychologue regarda Teyla, perplexe :
« Il parlait au Jumper ?
- En effet...
- Et... Que lui disait-il ?
- Je ne peux pas dire que j'ai vraiment 'écouté la conversation'... répondit-elle, perturbée.
- Il s'agit sûrement de surmenage. Je lui parlerais, et je tenterais de voir si quelque chose ne va pas.
- Bien. Merci, fit-elle, un peu soucieuse.
- Ne vous inquiétez pas trop, ça arrive parfois aux personnes qui ont subi un lourd stress de... se parler à eux-même...
- Oh mais je... ne m'inquiète pas... »
Sous un sourire et un sourcil relevé de Kate, elle ajouta :
« Enfin... Pas trop... »


¤¤¤


John était assis tranquillement à une table du mess quand une voix familière se fit entendre.
« Colonel Sheppard. Est-ce que je peux me joindre à vous ? »
Il leva le regard vers la blondinette, psy en chef, se munit d'un faux sourire, plus par courtoisie que par plaisir et répondit :
« Bien sûr !
- Ca fait un certain temps que nous ne nous sommes pas vus.
- Oh, je suis certain qu'elle t'a manqué, dis donc|/i]... fit sarcastiquement une voix qu'il crut identifier comme sa table...
- C'est vrai... Mais j'ai beaucoup de travail en ce moment.
- Je comprends. C'est une lourde charge qui repose sur vos épaules.
- [i]Oh oui, te balader toute la journée dans les herbes hautes avec la version hawaïenne de Pamela Anderson, c'est vraiment, vraiment insupportable !

- Quoi ? Mais n'importe quoi... ...Euh, enfin je veux dire, c'est sûrement pas pire que d'écouter les gens vous parler de... tout et de rien...
- Mais c'est toujours un soulagement de pouvoir les aider, vous savez.
- Héhé ! Ah si elle te propose un rendez-vous, surtout, ne crois pas que c'est pour...
- Pour le plaisir ! ... Je comprends tout à fait que c'est un plaisir pour vous de pouvoir aider les gens... Et c'est ce que je fais aussi d'ailleurs, mais d'une autre manière...
- Joliii ! Tu t'en sors plutôt bien tu sais...
- J'ai appris que vous aviez rendu visite aux Athosiens du continent aujourd'hui ?
- C'est exact.
- Et est-ce que tout va bien ?
- Il a passé deux fois 25 minutes dans un lieu exigu avec une super canon, comment tu crois qu'il va ?!
- Vous voulez dire, sur le continent ?
- Sur le continent, et aussi ici, sur Atlantis.
- Les Athosiens se portent bien, ils sont ravis de la réussite qu'a eu leur petite fête locale. Et pour la sécurité d'Atlantis, sachez qu'il n'y a aucun problème.
- Ne sois pas si distant avec elle enfin, elle ne veut que t'aider...
- Je n'ai pas besoin d'aide !
- Pardon ? ... Personne n'a dit que vous en aviez besoin, John.
- Héhéhé ! Touchééé !!
- Vous... Écoutez, Kate... C'est gentil à vous de vous inquiétez pour chacun d'entre nous et... et je comprends que c'est votre job mais là... Regardez, il est 19h30, vous êtes assise avec moi à une table du mess, et nous savons tous ici que c'est soit pour un rencard, soit pour me diagnostiquer un problème psychologique, alors... Ne le prenez pas mal, mais... aucune de ses deux options ne m'intéressent.
- Waaaw ça c'est super bien envoyé mon ptit gars !
- Euh... Et bien je... Je suis désolée, je ne pensais pas que vous aviez cette opinion de moi... Je cherchais juste à être sympathique...
- Vous êtes psychiatre, vous ne pouvez pas être sympathique...
- John Sheppard, vous n'êtes qu'un être asocial !
- Du moins je veux dire... Pas comme ça, se reprit-il.
- Avez-vous un problème, John ? Demanda-t-elle franchement.
- Un problème ? Quel genre de problème ? Du genre je suis dans une galaxie avec des extra-terrestres suceurs de vie ou plutôt du genre, il y a une rupture de stock de café ?
- Je comprends que vous n'appréciez pas le fait de vous confier à moi. Mais si ce n'est pas à moi, confiez-vous à quelqu'un d'autre, qui sera en mesure de vous aider.
- Très bien, j'irais discuter avec McKay si ça peut vous rassurer ! Lança-t-il ironiquement.
- John. Teyla est inquiète pour vous, et elle n'est pas la seule.
- Teyla est inquiète pour moi ? Se surprit-il à répéter.
- Yipaaaa oh c'est bon ça mon vieux, heiin !
- Oui.
- P-pourquoi ?
- Vous parlez à des personnes qui ne sont pas présentes...
- Quoi ?
- Quoiii ?! Comment ça pas présentes ?!! Hey, la blonde là ! C'est pas parce que tu ne m'entends pas que je suis pas là ! Non mais je vous jure, ça y'est, tout ça parce que Madaaaame a une chevelure blonde et qu'elle a postulé pour Loreal, elle vient nous casser les...
- Hum ! Toussa John, en mettant un coup de genou dans la table. Qui... Hum... Qui vous a dit un truc pareil ?
- Non mais ça va pas la têêêêête !!! Il m'a foutu un coup de genou, nan mais je vous juuure ! Il maltraite une pauvre table sans défense !!! T'as pas honte ?! Espèce de... espèce de sale... Wraith qui est passé sous une tondeuuse !! Non mais sérieusement, pour qui tu te prends à me frapper comme ça ?!! ...Bon, ok, je ressens pas la douleur, mais c'est pas une raison !!
- Écoutez, vous savez, ce n'est pas grave...
- Pas grave ?! Pas graaaaave ?! Non mais... non mais je vais la claquer la blondasse là !!
- Non mais pour qui ils se prennent, ces Terriens ! Répliqua une table voisine.
- Ils sont vraiment sans gène !! lança une troisième.
- C'est inadmissible !!! perça une voix aiguë.
- Ca suffit, ça suffit, ça suffit, ça suffit... murmura-t-il.
- ... John, comprenez bien qu'il n'y a pas de mal à être un peu stressé...
- Qu'on les mette à la Porte !
- Qu'on les jette dans le vortex !!
- Qu'on les pende sur la place publiiiic et que les esclaves deviennent les maîîîîîtres !!!
»
Un lourd silence tomba chez les objets tandis que le Dr Heightmeyer continuait :
« ... C'est tout à fait compréhensible, vous avez besoin de repos, c'est normal, et...
- A la Bastiiiiiiille !!! hurla l'une des chaises, faisant sursauter Sheppard, suivie de ses congénères.
- A l'échafaud !!!
- Au bucheeeer !!!

- A l'ordinaire, il s'agit d'un simple surmenage et il...
- Brûlera en enfer jusqu'à la fin des temps et...
- Cela se réglera en quelques séances...
- De tortuuuuuuuuure !!!!
- Et de...
- Ca suffit !!! Fermez-la !!! Fermez-là tous !!! » cria Sheppard en se levant de sa chaise.
La psy en face de lui n'eut d'autre choix que d'obtempérer, totalement effarée du comportement de son pseudo-futur-patient...
Sheppard regarda autour de lui d'un air perdu, voyant que le silence régnait autant chez les meubles que chez les hommes, qui le fixaient tous d'un regard surpris, presque apeuré... Il bouscula sa chaise et quitta le mess, presque en courant, une fois de plus...


------------------------------------------------------------------------------


***** Syd s'est un peu fait plaisir sur la description de Lorne, hein... Faut pas lui en vouloir, avec le bac, elle est un peu en manque... D'ailleurs, à ce propos, si vous êtes grand, brun, jeune, que vous avez de beaux yeux, de l'humour et que vous êtes super canon, son numéro de téléphone est le 08 - 36 - 65 - 65 - 65. (Euh... oui oui, elle partage cette ligne avec le Père Noël 8D)

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 25 Juin 2007 - 17:58

Chapitre Onzième.




Il avait trouvé. Yep, il avait trouvé. Il avait sa réponse, la solution à tout, ou presque, il avait compris, tout à fait compris le pourquoi du comment.
On était lundi. Et qui dit lundi, dit journée pourrie.
Loi universelle, inéluctable, inéluctible, bref, c'était forcément ça.
Un lundi, c'est toujours pourri, même dans la galaxie de Pégase.
Il tâcha de se faire discret - il en avait déjà assez fait et vu pour aujourd'hui - , se glissa dans un téléporteur, et rejoignit le hangar à Jumper. Se disant qu'il était vide à cette heure tardive, il s'approcha de Jumper One, et tapant doucement sur la coque il murmura :
« Aleen, j'ai besoin d'un coup de main.
- Qu'est-ce que... John ?! Mais qu'est-ce que tu fous là ?! Murmura l'appareil.
- J'ai besoin que tu me rendes un service.
- Euh, oui, et bah, repasse demain, tu veux ? Je suis occupé, là, tu vois bien ! »
John fronça les sourcils, et jeta un coup d'oeil au Jumper garé à côté.
« Ecoute, j'ai besoin qu'on discute, d'accord, et non ça peut pas attendre demain ! C'est plus important que tes rencards !
- Hey, mais parle moins fort, bon sang !! Tu veux me faire foirer mon coup ou quoi ?!! »
Sheppard s'apprêtait à répondre, quand un raclement de gorge -féminin- se fit entendre.
« G-Gladys, euh, tu, connais John, c'est mon-mon pilote, et il euh... »
Le militaire fit quelques pas en avant, et murmura à l'oreille - enfin, il espérait que c'était bien son oreille - du Jumper :
« Laisse faire le maître. »

Aleen put alors voir l'humain s'approcher de Gladys, et lui murmurer des choses, que bien sûr il ne parvenait pas à entendre... Pfff, il espérait que c'était vraiment important, c'est vrai, pour une fois qu'il osait l'aborder...
Un rire Jumperien le fit sortir de ses pensées. Sheppard arborait sur les lèvres un sourire charmeur qui ne lui plaisait pas du tout ! Non mais oh, il allait pas lui piquer sa petite amie quand même !
Quelques secondes plus tard, il put voir John revenir vers lui, et lui demander d'ouvrir la porte. Il pénétra dans la soute, et avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, Aleen lui demanda :
« Je peux savoir ce que tu lui as dit ?!!
- J'ai assuré tes arrières, mon vieux ! Je lui ai dit que tu étais un Jumper hors norme, sûrement le meilleur que les Anciens n'ait jamais créé, et que tu n'avais vraiment rien à envier à ce Jumper crasseux qui se gare ici habituellement.
- Tu as dit ça ?
- Yep, et je nous ai gagné cinq minutes : j'ai besoin que tu me dises quelque chose.
- Wowowow, toi, tu, t'es vraiment un, un pilote génial, ouais, t'es, t'es un chevalier jedi !!
- ...Je vais prendre ça comme un compliment, et il faudra aussi que tu me dises qui vous a filé toutes ces expressions stupides !
- Bon alors, fit Aleen d'une voix de gagnant, en quoi je peux t'aider ?
- J'ai besoin que tu me dises ce qui se passe.
- C'est à dire ?
- Pourquoi moi ?!
- Ouh là, tu sais, moi les détails techniques, je les connais pas trop, tu devrais, je sais pas, demander ça au Mur par exemple, hum...
- Je t'en prie ! Tout le monde me dit ça, de parler au mur, mais je fais comment, moi, pour le trouver ce type ?! Puis d'abord, pourquoi lui, hein, c'est quoi, c'est le Monsieur Propre du Royaume, qui laisse les carrelages si brillants que vous êtes tous à ses pieds ?!! »
John cru entendre le Jumper hausser un sourcil, et murmurer un truc du genre « et après c'est moi qui ai des expressions stupides... »

« Ecoute, John, je t'aime bien tu sais, mais c'est vraiment pas à moi qu'il faut demander ça. Le Mur, lui, il répondra à toutes tes questions !
- D'accord, fit Sheppard dans un soupir résigné. Où est-ce que je peux le trouver ?
- Hmm, ça dépend, quelle heure il est ?
- Quoi ?!
- Je te demande, quelle heure il est ?!
- Presque vingt heures, pourq...
- Oh, alors il doit être avec Bryan.
- Bryan ?
- Oui, Bryan, ils sont très amis.
- Okaaay... Et où il est, ce Bryan ?
- Oh, et bien, il est dans la cuisine ! »
John resta un instant perplexe, il lui semblait avoir déjà entendu ça quelque part...
« Oui, je sais ce que tu te dis, que Jenny est dans la salle de bain, mais bon, moi je peux rien y faire, c'est comme ça ! Alors maintenant, si tu voulais bien déguerpir le pont, ça m'arrangerait, j'ai un tête à tête en cours moi ! »
Sur ce, la porte du Jumper s'ouvrit, ne laissant à John pas d'autre choix que de sortir. Il quitta donc le hangar, et se rendit en direction de l'aile Sud, vers les cuisines...


¤¤



Bon génial, vraiment génial. Plus qu’à trouver ce foutu Bryan et peut-être qu’il pourrait enfin retrouver une journée « normale »… Il marchait d’un pas vif dans les couloirs de la Cité, les portes s’ouvrant automatiquement à son passage. Il en avait assez de cette cacahuète de journée complètement invraisemblable qui n’en finissait pas. Avoir s’être battu contre un robinet, organisé un rendez-vous galant avec un Jumper, il ne lui manquait plus de trouver un mur ayant la voix de Bruce Willis en train de faire la fiesta avec un dénommé Bryan dans la cuisine... Non, franchement là, fallait que ça s’arrête. Il voulait aller dormir, retrouver le pays des opossums et ne… PAHOUM !!! Sans comprendre comment, John se retrouva étalé au milieu du couloir, juste devant une porte… fermée… Il ne mit que quelques instants à comprendre que cette dernière ne s’était tout simplement pas ouverte. Hmm le principe des portes automatiques étaient pourtant bien de s’ouvrir automatiquement aux dernières nouvelles… Il allait se relever lorsque ladite porte s’adressa à lui :
« Je refuse de m’ouvrir. Si vous voulez passer, il va falloir me traiter avec plus de délicatesse. »
John, à genoux par terre, sursauta puis se figea net… La porte avait exactement la même voix que Weir ! Même timbre, même intonation… L’image de Weir en porte lui parut bien étrange, quoi que, à bien réfléchir, il était vrai qu’il lui arrivait d’être aimable comme une porte de prison… Ahem, John, fixant la porte des yeux, eu alors un réflexe. Humain, certes, mais très bizarre. Il cligna des yeux et demanda à la porte si…
« Docteur Weir, c’est vous ? »
La porte éclata alors d’un rire tonitruant, qui cette fois ne faisait absolument pas penser à Elisabeth [faudrait déjà la voir rire pour de bon un jour] et Sheppard réalisa la stupidité extrême de sa demande. La porte le regarda, enfin non, elle n’avait pas [encore] d’yeux, mais il supposait qu’elle le regardait :
« Non, non désolée je ne suis pas Weir. Mais soit, appelez-moi comme ça si vous voulez, je déteste mon prénom. »
John, dans la même position, ne trouva rien d’autre à dire que « Vous pourriez vous ouvrir ? »
La réponse de sa nouvelle amie ne se fit pas attendre « Non ».
Wooo, ça, c’était bien un non à la Weir…
« Ah et… pourquoi… ?
- J’en ai marre de toujours faire ce que les gens veulent, sans qu’on me demande mon avis. Pour une fois, j’aimerais bien être traitée avec un peu de respect et de délicatesse. »
Sheppard observait la porte. Et se mit à rire. Une porte qui demandait de la délicatesse…
« Je ne plaisante pas. Je ne m’ouvrirai pas.
* soupir de John *
- Ok… Et qu’est-ce que vous voulez ?
- Caressez-moi. »
John eu un tel sursaut qu’il se releva d’un bond. Une porte à la voix d’Elisabeth Weir venait de lui demander de la caresser…

Il se racla la gorge :
« Hum... Je crois pas que ça va être possible... Je... Enfin, ouvrez, s'il vous plaît...
- Caressez moi. Je ne bougerai pas avant. »
Ok... Non seulement elle avait la même voix que Weir, mais il semblerait qu'elle soit aussi bornée... John réfléchit un instant. Il pouvait toujours passer par un autre chemin, mais ça lui faisait faire un détour énorme, où il risquerait de rencontrer plein de monde, qui lui demanderait où il va, pourquoi, s'il ne pouvait pas « venir par ici un instant s'il vous plaît »... Non, valait mieux rester ici... Et puis, le couloir était désert. Il n'aurait qu'à faire deux-trois gratouilles à la poporte et zou, il n'aurait plus qu'à filer ni vu ni connu.
« Ok... donc... je dois vous faire... euh quoi ? »
Il lui sembla que la porte eu un sourire satisfait, mais ce devait être son imagination. Tu deviens dingue, mon cher, en plus d'entendre les portes parler, tu les vois sourire...
« Approche-toi. Commence par le haut, après on ira vers bas.
- ... Ok ... »

John obéit, s'avança d'un pas. Il contempla la grande porte devant, ne sachant trop comment s'y prendre. On lui aurait demandé de tondre un mouton, il n'aurait pas été moins bien loti... Timidement, il tendit le bras et commença à gratter la porte... qui eu une exclamation stridente...
« Heyyy mais pas comme ça, ça va pas noooon ? Ca chatouille ! J'ai dit des caresses ! Pas avec les ongles, avec la paume !
- Ok, ok ! »
Il serra les dents et s'appliqua un peu plus.
« Excusez-moi mais habituellement c'est autre chose que des portes que je caresse. C'est mieux là ?
- Parfait, vraiment parfait. Vous avez des doigts très délicats vous savez. »
Venant d'une porte, John ne savait pas trop comment prendre le compliment...
« Plus bas, descendez un peu... Encore...
- Encore plus bas ? Je vais finir à genoux là...»
- Eh bien allez-y ! »
John soupira, de plus en plus tenaillé par l'envie de donner un bon coup de berreta dans cette espèce de kiwi de porte.

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 2 Juil 2007 - 17:04

Chapitre Douzième.




Carson marchait d'un pas peu pressé dans le couloir [peu pressé parce qu'il se rendait à une expérience sur des tortues prises sur Starla, expérience qu'il devait réaliser avec un jeune stagiaire turc qui était un véritable moulin à paroles, bien qu'on ne comprenne qu'un mot sur trois de ce qu'il disait]. Bref, Carson marchait donc d'un pas peu pressé dans ce couloir, se préparant mentalement, profitant du calme de ce couloir comme toujours désert, pour... Il s'arrêta net lorsqu'il lui sembla entendre des murmures venant d'un peu plus loin. Il tendit l'oreille et... oui, il s'agissait bien de murmures...
« Encore plus bas ? Je vais finir à genoux là... »
Non de... il lui paraissait avoir reconnu la voix de...
« Mais je vous dit qu'ils sont à plat mes doigts ! Je peux pas faire mieux ! »
Carson s'approcha doucement et resta figé devant la scène qui s'offrait à lui... Le colonel Sheppard était à genoux devant une porte et il... à vrai dire, il n'était pas bien sûr de ce qu'il faisait...


¤


John était très concentré, franchement pressé d'en avoir terminé.
« Aïe ! Vous m'avez griffée ! Faites un peu attention, mettez bien vos doigts !
- Mais je vous dit qu'ils sont à plat mes doigts ! Je peux pas faire mieux ! »
La position dans laquelle il était lui était très inconfortable, il avait mal au dos, mal aux doigts, et se releva brutalement.
« J'en ai marre, j'arrête. »
Il se passa la main dans les cheveux, et c'est seulement alors qu'il remarqua Carson, à quelques mètres de lui, qui le regardait dans un milk-shake de « scepticisme-inquiétude-gêne-perplexité », ce qui soit dit en passant lui donnait un air charmant. Les deux hommes restèrent un moment sans parler. Sheppard se racla la gorge et essaya de prendre un air décontracté, comme si la situation était parfaitement normale :
« Ah, docteur Beckett... Je... Il y a problème avec la porte automatique, il doit y avoir un dysfonctionnement quelque part...
- Ah... Oui sûrement, vous... Vous avez besoin d'aide ? »
John ne savait pas si la question se référerait au fait qu'il était en train de caresser une porte quelques secondes avant ou si Carson parlait du dysfonctionnement. Il préféra opter pour la deuxième option :
« Non non, c'est bon, j'ai jeté un coup d'oeil et c'est réglé...
- Ok...
- Et vous, vous... avez besoin d'aide pour... Pour quelque chose ?
- Euh non, merci, je vais faire l'expérience sur les tortues que vous avez ramenées de Starla...
- Ah oui, la planète Starla. Celle avec les joyaux.
- Les joyaux magiques oui, comme dirait McKay...
- Planète Starla et les joyaux magiques...
- Pardon ?
- Hein ? Euh non, rien... »
Nouveau silence. Carson sourit d'un sourire qui se voulait rassurant puis finit par s'en aller, laissant John devant la porte... Ouverte.

¤¤¤



Sheppard jeta un coup d'oeil sceptique à la porte, et se dit qu'il valait mieux pour lui qu'il passe vite fait avant qu'elle ne se referme et qu'il doive encore se retrouver à quatre pattes. Il hésita encore un instant, s'imaginant coincé entre les deux parois de la porte si celle ci se refermait sur lui alors qu'il tentait de passer... Il prit une grande inspiration et effaça toutes ces désagréables situations de ses pensées : jetant un coup d'oeil à gauche et à droite pour vérifier qu'il était bel et bien seul, il se munit de son plus grand courage de guerrier invétéré, et opéra un saut de biche digne d'une danseuse contemporaine. Il retomba gracieusement sur ses deux pieds de l'autre côté de la porte, et reprit son chemin tandis que sa connaissance se refermait en commentant allégrement son « joli jeu de jambe. »
John jeta un coup d'oeil à sa montre : vingt heure dix. L'heure de pointe au mess. C'était bien sa veine. Il chercha avidement une solution pour pénétrer dans les cuisines en toute discrétion, mais il en revenait toujours au même point : il devait passer par le mess, et avec l'affiche qu'il s'était payé moins d'une heure avant, pour la discrétion c'était pas gagné ! Il doutait qu'il puisse y pénétrer naturellement, sans que personne ne s'adresse à lui : déjà qu'en temps normal il ne pouvait pas tenir un repas tranquillement sans être interrompu par Beckett qui lui rappelait son bilan sanguin, McKay qui venait lui couper l'appétit, une alerte qui lui perçait les oreilles ou une jolie fille qui lui jetait des regards aguicheurs... Même en rampant il n'aurait pas pu atteindre les cuisines. Quoi que, il pourrait peut-être essayé en... Hum. Non, définitivement, non. Il aurait fallu qu'il se rende invisible. Ouep, ç'aurait été un bon plan ça, mais pour ça, il aurait fallu qu'il interrompe Aleen dans son rendez vous galant, et jamais le Jumper ne lui aurait pardonné. Puis, il aurait encore fallu qu'il croise cette fichue porte, qui d'ailleurs n'aurait jamais été assez grande pour laisser passer le Jumper. Arf, non, pas une bonne idée non plus. Hum, s'il trouvait un moyen de faire sortir tous ces gens du mess, ça serait plus simple. Mais bon, s'il criait dans le communicateur qu'à l'aile nord, on vendait des chaises Kfligueublüück en soldes, ça ne les ferait pas tous se ruer hors du mess. Choc des cultures.
Il était en pleine réflexion, quand soudain il vit une créature de rêve apparaître dans son champ de vision. Corps élancé, chevelure bouclée, reflets dorés, poitrine, uuuuh, avec une blouse blanche d'infirmière qui lui faisait se demander si elle avait vraiment quelque chose en dess--
« Hum hum, je te dérange pas là ? »
Un sursaut échappa à Sheppard quand il entendit la voix rauque de son mur. Il fit trois tours sur lui-même le temps de savoir à quel pan il devait s'adresser et s'exclama :
« Hey !! »
Il se rendit compte qu'un peu plus loin, la joli blonde le regarda d'un air sceptique, se demanda si elle devait le mener en services de psychiatrie ou si ce n'était qu'un imbécile dragueur comme elle les détestait. Elle continua son chemin sans plus un regard pour Sheppard, qui se sentit un peu idiot, mais pas pour la première fois - de la journée.
« Hum, bon mon vieux, justement je vous cherchais. J'aimerais qu'on discute.
- Quoi, ne me dis pas que tu as seulement tenu une journée ?! Décidément les Humains, c'est plus ce que c'était...
- Écoute, je sais que toi et tes petits copains vous devez très certainement vous amuser, mais voila. C'est bon, j'ai compris, j'ai pas le choix. C'est vous ou moi. Alors allez-y, je vous écoute, je suis prêt à tout entendre !
- ... Très bien. Mais tu veux vraiment que je te raconte tout ça dans ce couloir alors que des gens t'observent ?! »
John pivota à 180 degrés et se rendit compte que deux techniciens le regardaient, un air de perplexité immense sur le visage. Réagissant au quart de tour, tel un magicien ayant toujours un tour dans son sac, tel un renard plein de ruse, un animal à l'ouie fine et au regard vif, bref, tel un génie, il porta sa main à son oreille d'un air naturel et jeta d'un oeil désinvolte porté sur les deux spectateurs, la phrase qui lui sauva la mise : « Très bien, McKay, je vous rejoins ! »

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 9 Juil 2007 - 20:15

Chapitre Treizième.




John avait rejoint ses quartiers tranquillement, suivi de son mur. Sur le chemin, il avait entendu nombre de commentaires, murmures et chuchotements, autant humains que, que, mobiliers... Pourtant il avait taché de n'émettre aucune réaction, même quand son oreille avait été attirée par un « Alors c'est lui le nouveau... », qui suscita encore plus sa curiosité.

A présent, il était debout dans ses quartiers, faisant face au mur, un air sérieux sur le visage. Il n'avait pas osé s'asseoir où que ce soit, de peur de blesser qui, ou plutôt quoi que ce soit. Un brouhaha avait pris place parmi les objets, tandis que John cherchait à regarder son Mur dans les yeux. Un raclement de gorge se fit entendre, et le silence se fit.
« Très bien, John. Je t'écoute. Demande moi ce que tu veux, et je ferais en sorte de te répondre au mieux. »
Une petite voix au fond de sa tête se demanda soudain s'il pouvait lui demander Samantha Fox, mais sa raison balaya d'un coup de parapluie qui traînait par là, la question malvenue. Oui, en effet, dans sa tête c'était un sacré bordel.

« Où je suis sensé commencer ? Pourquoi moi ? Comment j'ai bien pu tomber dans cette galère ? Et surtout, comment me débarrasser de, de ça ! Termina-t-il en désigna tout ce qui se trouvait autour de lui.
- Il n'y a pas de moyen. Ou du moins, pas de moyen aussi simple que tu pourrais le vouloir. Tu ne peux pas choisir de nous ignorer, c'est impossible.
- Alors arrêtez de me parler !
- Ce n'est pas aussi simple. C'est comme si nous, nous demandions à tous les Humains de garder le silence. Ce n'est pas nous qui te parlons, plutôt toi qui nous écoute.
- Mais je n'ai jamais demandé à vous entendre !
- Je le sais très bien. Vois-tu, depuis des milliers d'années nous côtoyons les êtres vivants, les êtres de chair et d'os. Ce sont les Anciens qui nous ont créé, et pour que nous puissions tous vivre en harmonie, à chaque génération était désigné un interprète. Un homme unique qui puisse communiquer entre les deux races, permettre les échanges, pour que nos deux civilisations ne vivent pas en parallèle, mais ensemble.
- Quoi, tu es en train de me dire que j'ai été désigné par un divin super généreux ?
- Oh, non. Rien de divin là dedans, j'en ai peur ! Sourit le Mur. Je ne connais pas exactement le processus de filiation, mais c'est très certainement lié à ta proximité.
- Je comprends pas. C'est simple, de toutes manières, depuis le début de cette journée insensée, je comprends rien !
- Tu as toujours eu un don avec cette Cité, tous ici nous te répondons mieux qu'à personne, et c'est pas seulement une question de technologie comme le Dr McKay semble le croire, mais plutôt de proximité, de lien avec vos ancêtres, ceux qui nous ont créé. Ce que je veux dire, c'est que je ne sais pas comment ça c'est produit, mais en tous cas le fait que tu nous entendes n'a rien d'un hasard. »

Sheppard piétina à moitié en rond dans un soupir, et demanda d'un air désespéré en désignant son lit :
« Ca dérange quelqu'un si je m'assoie là ?! »
Un sourire parcouru l'assistance et Sheppard se décida à poser son postérieur sur un bout du lit.
« Aucun d'entre nous ne te veut de mal, c'est tout ce qu'il y a à savoir.
- Ah oui, même lui là-bas ? Demanda-t-il en jetant un coup d'oeil à la tapisserie.
- Heeey, c'est toi qui m'a jamais supporté ! Je t'ai rien fait moi ! Grommela l'objet en question.
- Oh, t'inquiète, il est un peu aigre mais n'a jamais mordu personne !
- Bon. Ok, je veux bien vous croire, mais... Mais si vous continuez comme ça, ils vont direct m'envoyer à l'asile, alors bye bye Atlantis, et plus d'interprète !
- Il faut que tu apprennes à gérer ce que tu entends. Dans une foule d'humains, tu peux choisir de n'écouter qu'une seule personne et les autres deviennent un bourdonnement distant. Là, c'est la même chose. Concentre toi sur un seul groupe de voix, suivant les situations.
- Très bien. A condition que vous cessiez d'interférer dans mes conversations privées !
- Je parlerais à Aleen pour cet... incident, sourit une fois de plus le Mur. Mais il faut que tu comprennes que cela fait des millénaires que nous n'avons pas eu l'occasion de communiquer avec les humains, alors... Nous sommes un peu, enthousiastes !
- Je veux bien l'admettre, mais je veux tout de même avoir une vie privée !
- Oui.
- Interdiction de me parler de ma mousse à raser, ou de mes paires de chaussettes !
- Bien...
- Hors de question aussi que vous me parliez de nanas !
- Ok...
- Et surtout, dites moi que la douche n'est pas un pauvre pervers...

Un léger rire traversa la foule de meubles, et le Mur finit par répondre :
- Donc, en clair, tu ne veux pas qu'on te raconte que Teyla a affirmé adorer ton after-shave, à la dernière soirée poker entre femmes. Très bien, ça me va !
- Elle quoi ? Sourit-il. Alors comme ça... Elle adore mon after-shave... murmura-t-il pensivement. Vous savez quoi les gars, je crois bien que vous et moi, on va devenir amis !

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MessageSujet: Re: Ikea [E]   Lun 16 Juil 2007 - 12:51

Chapitre Quatorzième.



John avait passé la soirée à discuter de choses et d'autres avec ses différents colocataires. Il devait bien l'avouer, ils étaient plutôt sympas dans leur genre. Il avait même été présenter des excuses au robinet, se sentant un peu ridicule pour son agression matinale. Mais l'objet, généreux, ne lui en avait pas tenu rigueur. John s'était endormi, apaisé, au fil de la conversation sans même se demander comment il pourrait expliquer à Elizabeth son comportement plus que bizarre de la journée, le lendemain matin.

¤



Un frisson lui parcouru le dos quand il cru sentir quelque chose le frôler. Il ouvrit les yeux, cherchant à se rappeler le lieu dans lequel il se trouvait, jusqu'à ce que l'idée « maison » et « pas de danger » se fraye un chemin dans son cerveau. Il serra un peu plus l'oreiller sur lequel était posé sa tête, et ferma à nouveau les yeux... Jusqu'à ce que le frisson fasse à nouveau son apparition. Allongé sur le ventre, enchevêtré dans un amas de draps inidentifiables, seules ses jambes nues jusqu'à mi-cuisse apparaissaient au grand jour. Il poussa un grognement, se demandant la cause du dérangement qui venait le réveiller de si beau matin, et ouvrit à nouveau un oeil. Tâchant d'évaluer la situation, il aperçu quelques feuilles de rapports divers et variés qui traînaient malencontreusement sur le sol et qui avaient tendance à s'envoler toutes seules.
« Hmm, lequel d'entre vous a ouvert la fenêtre ?
- Oh, en fait, je me suis ouverte toute seule. Je me suis dit que ça serait plus agréable pour toi de te réveiller comme ça, plutôt qu'avec cette montre immonde. Mais si tu as trop froid, je peux me refermer tout de suite, si tu veux ? »

Sheppard cligna plusieurs fois des yeux et s'assit dans son lit, encore plus décoiffé que d'habitude - oui je sais, c'est un pléonasme. En temps normal, la voix se serait associée immédiatement à une jeune et jolie jeune femme, disons la vingtaine, timide mais, hmm, sacrément bien faite, si seulement il n'avait pas su que la voix en question appartenait à une simple fenêtre. Une fenêtre qui avait un très joli battement de cils, et une sacrée belle paire de - jambes.

Uh... Mais bien sûr...
Là, ça devenait vraiment grave...

¤



John Sheppard était confronté à un problème. Un problème d'une ampleur phénoménale.
« Bon alors, qu'est-ce que tu attends ?
- Ben, viens à la fin !
- On va pas y passer la journée !

- ... Je peux pas...
- Mais ça fait plus de deux ans que tu fais ça, tous les matins !
- Oui mais...
- Mais quoi ?!
- Mais je peux pas...
- Mais c'est quoi le problème à la fin ?
- Et ben... enfin... vous êtes là quoi...
- John. On a toujours été là.
- Oui, mais là, ... Je le sais...
- Eeeet ?
- Et, et, et je peux pas, c'est tout !
- Roh, génial. Alors quoi, tu vas sortir sans le faire ?
- Tu sais très bien que t'en priver, c'est le meilleur moyen de passer une mauvaise journée.

- Oui, mais...
- Je t'en prie ! Tu l'as toujours fait, tu vas pas manquer à la règle aujourd'hui ?
- Pff...
- John.
- Mais comment vous... Comment vous voulez que je... là... avec vous à côté...
- Mais puisqu'on te dit qu'on a toujoooours été là !!
- Oui mais, mais maintenant que je le sais, et ben... Je peux plus...
- Il peut plus...
- Je suis trop, trop déconcentré !
- Tu veux pas qu'on quitte la pièce aussi ?
- Je dois avouer que ça m'aiderait, oui.
- Bon, quand monsieur aura fini ses caprices...
- C'est pas des caprices ! C'est une question de, d'intimité, bon sang ! Vous pouvez pas comprendre ça ? ... Non, bien sûr, vous pouvez pas le comprendre.
- Bon écoute chéri, on va pas rester toute la journée à se regarder en chien de faïence !
- Non mais voilà qu'elle m'appelle chéri maintenant en plus...
- Oh fais pas ton timide ! Ca fait longtemps qu'on partage cet appartement...
- Stop ! Stop ! Ca suffit ! C'est mon appartement, et... Ecoute, je veux juste que tu...
- Que je ferme les yeux ?
- ...
- John, t'as juste à pénétrer dans cette douche, c'est pas comme si c'était la première fois ! »
L'intéressé regarda le robinet en fronçant des sourcils, d'un air paniqué, avec un regard lourd de sens qui disait « tu pourrais pas mieux choisir des mots des mots ?! »
« Ok, je la ferme. »

Sheppard poussa un énième soupir. Il ne pouvait se résigner à se déshabiller tout en sachant que la douche, qui était bien sûr féminine, c'était bien sa veine, pourra le regarder à volonté.
« Ecoute, si ça peut te rassurer, je ne suis absolument pas attirée par les êtres humains, d'accord ? Ca serait la meilleure d'ailleurs. Te voir nu ça me fait autant d'effet que toi de voir ton lit défait, alors n'en fait pas tout un plat, et entre ! Si ça continue tu vas être en retard. Et avec le cinéma que tu leur as fait hier, ça m'étonnerait que le Dr Weir soit très contente ! »
John trépigna encore un instant sur place, tournant en rond et se passant nerveusement la main dans les cheveux.
« B-bon... Bon, c'est d'accord... Mais tu... Enfin je veux dire, pas de commentaire, ok ?
- Que veux tu que je commente à la fin ?! Le locataire précédent était une femme, alors il n'y a aucune comparaison à faire ! Maintenant entre, si tu veux qu'il nous reste un peu d'eau chaude ! »
Fermant les yeux comme si cela empêchait les autres de le voir, il ôta promptement son caleçon et pénétra dans la douche en se maudissant de ne pas pouvoir faire face dignement à quelques meubles, alors que sa fierté restait intacte face à n'importe quelle femme.

¤



John marchait dans les couloirs de la Cité, en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir dire à Elizabeth. Il imaginait tous les scénarios possibles et imaginables, sans trouver celui dans lequel il s'en sortait le mieux. Arrivé au poste de contrôle, il ne fit pas trop attention à l'agitation qui y régnait, et se dirigea vers la passerelle menant au bureau de sa patronne. Il était rendu à mi-chemin que celle-ci sorti de son bureau, visiblement pressée.
« Ah, Elizabeth ! J'aimerais, euh, vous parler au sujet de...
- Quoi que ce soit, ça attendra.
- Ecoutez, je sais que hier, j'ai été un peu...
- John ! Nous n'avons pas le temps pour ça pour le moment, d'accord ? On a détecté plusieurs vaisseaux non identifiés en orbite, il y a à peine cinq minutes. Alors, au sujet vos sautes d'humeurs indéterminées, je crois qu'on va devoir reporter la discussion à un autre jour. »



*****************************************************************
A suivre...
Le 30 juillet !

Et oui... Etant donné que Crazy est partie en vacances (notez bien que c'est pas ma faute ), on se voit obligées d'interrompre le postage de Ikea.
J'espère que le suspens n'est pas trop intense.
(En fait c'est faux, j'espère que vous êtes trop frustrés )

Les théories sont les bienvenues ^^
A bientôt pour la suite Wink

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