Ma drogue s'appelle l'Amour
Les invitées commencèrent à remplir le jardin. Pour leur permettre d'être à leur aise, Jack avait même mis en place une garderie d'enfants. Les discutions allaient bon train sur la nouvelle madame O'Neill et les raisons qui l'avait poussé à épouser Jack. Beaucoup disait que c'était l'argent. Cela blessa beaucoup Sam qui avait pris pour elle cette remarque, mais Jonathan senior la réconforta et lui rappela que ça voulait aussi dire que les gens devaient penser que personne ne pouvait aimer Jack. A ses mots, elle se mit à la recherche de Jack qu'elle vit entrain de jouer avec des enfants. Alors, elle se précipita vers lui et l'embrassa. Il la regarda, elle semblait bouleversée. Elle lui raconta alors les bruits qui circulaient. " Tu t'en fou de ce que les gens pensent, ils pensent toujours du mal, ils sont jaloux de voir les autres heureux. Nous on sait où nous en sommes". Il l'embrassa à nouveau et lui sourit, elle se souvenait sans peine qu'au SGC, beaucoup pensait qu'elle "cirait les pompes" de Jack pour obtenir une promotion. L'avenir leur avait prouvé qu'elle méritait amplement ses décorations.
Sam décida de se mêler à la foule, il lui fallait l'affronter. Elle se retrouva alors face à face avec l'homme par qui tout avait commencé, Reese. D'après ce qu'elle savait il avait fait fortune dans les matériels de sport. Il était là en temps que nouveau riche. Malgré les années, il avait gardé une certaine prestance. Une femme l'accompagnait. C'était une très belle femme qui semblait avoir l'ascendant sur lui.
- Chérie, je te présente Samantha Carter, tu sais, je t'en ai parlé.
- Bonjour, madame...
- O'Neill. Samantha O'Neill, précisa-t-elle.
- Oh ! Et est-ce que mon mari vous a présenté ses excuses pour sa conduite inqualifiable?
- Je n'en ai pas eu le temps chérie.
Il s'éloigna avec Sam et lui fit ses excuses. Il expliqua que c'était ses copains qui l'avaient poussé. Il raconta ensuite son désespoir quand il avait compris comment il avait perdu la seule femme qu'il n'avait jamais aimé en organisant lui même son viol collectif. Chose qui fut évitée grâce à l'intervention soudaine de la police. Il n'y avait pas eu de suite car Marck lui avait fait promettre de ne jamais la revoir. Il lui raconta ensuite sa déchéance, période où il alternait drogue et alcool pour oublier (..) qu'il l'avait définitivement perdue à cause de sa propre bêtise. Il raconta comment Lustine, sa femme actuelle l'avait trouvé ivre dans les poubelles de la paroisse où elle travaillait bénévolement, comment elle l'avait aidé à refaire surface, comment ils étaient tombés amoureux et leur mariage. Sam prit la tête de Reese entre ses mains et déposa un baiser sur son front. A ce contact, Reese comprit à côté de quoi il était passé, toute la douceur et la tendresse dont un autre allait désormais bénéficier et qui aurait dû lui appartenir si il n'avait pas joué avec feu. Sam se passa de lui raconter sa propre histoire, il n'était pas nécessaire d'accabler d'avantage Reese et surtout, elle même ne voulait plus en discuter.
Jack vint les rejoindre. En apercevant Reese, il embrassa Sam, un peu pour marquer son territoire avant de lui dire que Cassandra l'attendait. La "femme du jour" s'en alla après un baiser enflammé puis laissa Jack, un peu sur sa faim. Reese regardait Jack, cet homme chanceux qui allait rendre Sissi heureuse. Ce dernier dégageait un charisme imposant qui lui faisait presque peur.
- euh, on se connait ? Demanda enfin Jack.
- Reese...
- Le responsable de tout son malheur... Un conseil, évitez moi à l'avenir et évitez Carter.
Il regarda Jack s'éloigner. Ce dernier, Reese en était sur, tuerait les personnes qui se hasarderait à faire du mal à Sissi.
Tout le monde était réuni autour de l'estrade. Sam et Jack se tenaient la main et tournaient le dos à l'assemblée pour faire face au Général Hammond. Derrière son pupitre, ce dernier commença son discours tout en se demandant comment Jack avait réussi à l'entrainer dans cette histoire saugrenue puis il sourit en voyant le visage radieux de l'ex-colonel Carter. Il était content de voir que ses deux là avaient trouvé le moyen de régler le problème de la loi "anti-fraternisation" de l'armée.
- Bien, commença-t-il, nous sommes ici pour officialiser l'union de ses deux idiots. Ceux qui ne sont pas d'accord, dehors.
Ce propos fit rire tout le monde, Sam était sûre que le responsable de cette prose était Jack.
- Jack, dit Le général Hammond, veux tu rester marié à Sam, ici présente, l'honorer, l'aimer, assurer ton rôle de mari, mieux que tu l'as fait jusqu'à présent.
- Oui, Général
- Colonel Carter, voulez vous rester mariée à cet abruti not... je tiens à signaler que ce texte à été écrit par le Général O'Neill, précisa-t-il avant de reprendre. Notoire, de l'aimer et de le forcer à tenir sa promesse qu'il vient de vous faire.
- Oui, mon général.
- Bien, par le pouvoir qui ne m'a du tout été conféré, je vous déclare toujours mari et f... VOUS POURRIEZ ATTENDRE AVANT DE VOUS EMBRASSER AU MOINS, s'indigna-t-il avant de murmurer en quittant l'estrade, qu'est ce qu'on me fait pas faire à mon âge moi.
Daniel commença à réclamer un discours. Il savait pertinemment que Jack avait horreur de ça et s'était bien pour le taquiner qu'il en réclamait un. Sa demande fut appuyée par Janet, Vala et bientôt par toute l'assemblée. Jack soufflait de mécontentement. Sam sourit et lui fit un clin d'œil. Elle se plaça devant le micro.
" Bonjour, Je m'appelle Samantha Carter O'Neill et comme je sais que ça va se savoir, alors autant que vous le sachiez maintenant, je suis une droguée."
Jack regarda, l'air amusé, sa femme qui venait de faire sensation dans la salle. Les invités avaient pris un air choqué et Daniel n'arrivait pas à maîtriser son rire hystérique.
" Tout a commencé quand j'ai fait la connaissance de mon futur dealer, à l'école militaire de Washington. Il était là, à aboyer des ordres et moi, cachée sous ma casquette trop grande je l'écoutais, je buvais ses parole. Je me souviens de mes séances d'entrainements. J'étais toujours entêtée, mais jamais un compliment. Il aboyait toujours. Mais j'aimais me perdre dans ses yeux sombres. Son aura, sa stature étaient plein de promesse d'une marchandise de qualité. J'aurai bien tenté ma chance, mais il ne semblait pas vraiment intéressé. Puis, les années ont passées. Nous avons été séparés, puis réunis par la bienveillante destinée. Dans mon tailleur de l'armée de l'air, j'ai pu remarquer qu'il ne se souvenait pas de moi. Je me revois encore lui donner un cour d'anatomie pour justifier ma présence au sein de son équipe. Puis nous ne nous sommes plus quittés. Je restais à ses cotés, attirée par tout ce qu'il pouvait me promettre : la sécurité de ne plus être seule notamment, la chaleur. Il avait compris lui même que je deviendrais son unique cliente. Mais la loi était contre nous, alors nous avons décidé d'un commun accord, d'oublier toute éventualité d'en discuter, échangeant seulement des regards et des sourires. Mais le temps passa jusqu'à ce que, faisant fit de tout les règlements je décidais enfin de consommer. Je me rappelle parfaitement de cette nuit où j'ai eu ma première dose. C'était dans un hôtel de Las Végas, j'avais compris ce soir là que je venais de goûter à la plus douce des drogues, la plus enivrante substance. Je me laissais glisser dans le plus beau monde qu'il soit, un monde ou tout n'était que sécurité, baisers, caresses et volupté. Quand j'ai tout perdu, je suis passé du paradis à l'enfer. Ses caresses, sa voix, son odeur, la douceur de sa peau, tout me manquait. Je ressentais ce vide au fond de moi, ce froid, cette douleur intense qui m'ôtait peu à peu la vie. J'avais tout perdu à cause d'une mission, je savais qu'il ne me pardonnerait pas... Mais il m'a pardonné. Il m'a rendu la vie qui m'avait déserté, réchauffé le cœur et rendu plus vivante que jamais. Quand il m'a embrassé ce jour là, j'ai su que je ne serais plus seule, je n'aurai plus jamais froid, plus jamais mal. Je vivrais dans un monde de bonheur éternel. Cette drogue s'appelle l'amour, totalement légale, sauf entre militaire. Mon Dealer s'appelle Général de Brigade Jonathan Junior O'Neill, Jack pour les intime... Heu!!! C'est mon dealer exclusif alors bas les pattes !
Il y eu un silence total dans l'assemblée. Daniel, durant le discours avait eu une brusque envie de prendre Vala dans ses bras, tout comme JR qui avait saisi Cassandra par la taille. Autour d'eux, des couples qui s'étaient disputés durant toute l'après midi s'étaient rapprochés. Sam, quant à elle, commençait à trembler. Son discours lui avait rappelé de très mauvais souvenirs. Jack s'en aperçu et la pris dans ses bras. Elle s'y lova. Il prit alors le micro.
- Après un discours comme ça j'ai intérêt à assurer, déclara-t-il d'un ton dégagé. Comment dire... Je ne crois pas mériter une femme pareille, c'est une scientifique reconnue dans son domaine, une militaire hors pair, une femme courageuse, sensible, douce et incroyablement belle. Et c'est moi qu'elle a choisi..., c'est dire comme ses goûts en mec sont décevant... Désolé, je vais devoir vous laisser, elle a besoin de sa dose.
Tout les deux quittèrent l'estrade et disparurent pour ne plus reparaître de la journée. Sara, Janet, Kerry, Vala et Daniel s'étaient retrouvés autour de la table à gâteau.
- Et bien, il en aura fallu du temps, dit Kerry.
- Au moins cette histoire est enfin réglée.
-Sauf, que sa peur de le perdre ne la quittera jamais, dit Janet, et c'est cette histoire avec Bâal et tout ce qui en a découlé qui en est à l'origine.
- Comme il l'a quitté une fois, rien ne dit qu'il ne le refera pas, c'est bien ça ? Demanda Sara.
- Non, répondit Janet... C'est surtout parce qu'elle est persuadée qu'elle ne vaut pas le coup d'être aimer. Mais je pense que ça va aller maintenant.
- Oui, maintenant que Jack à toutes les cartes, ça devrait aller, renchérit Vala, non ?
- On va quand même garder un œil sur ses idiots, décida Daniel qui connaissait bien la capacité de son amie à tout comprendre de travers.
Le groupe porta à toast en l'honneur de leurs amis le Lieutenant Colonel Samantha Carter O'Neill et le Général de Brigade Jonathan O'Neill Junior.
FIN
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